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43 articles avec oiseaux

Chambre d'hôte pour mésange (suite et FIN) Suspect numéro 1: la buse

Publié le par Françoise Andersen

Je suis très triste et vous allez comprendre pourquoi.

Source Wikipedia

Source Wikipedia

Depuis plus d'une semaine, la petite mangeoire qui servait d'abri nocturne à ma mésange charbonnière reste désespérément vide. Au début je ne me suis pas fait trop de souci car il lui arrivait de découcher, mais de revenir le lendemain soir. Parfois, peu après s'être installée, elle était effrayée par quelque chose. Elle s'envolait alors vers le hêtre et y passait la nuit. Cela était arrivé pour la première fois, le soir où je m'étais levée pour la photographier, alors que nous étions en train de dîner. Je m'en étais beaucoup voulue, mais elle était heureusement revenue le lendemain.

Pour éviter que nos mouvements dans le séjour ne l'effraient. j'avais donc décidé de baisser à moitié les trois rideaux roulants du coin "salle à manger". Mon mari n'avait pas été ravi de cette solution, qui lui enlevait une partie de la jolie vue sur notre jardin fleuri. Mais il s'était résigné, craignant sûrement que je lui dise: "C'est ma mésange ou toi"  ;)

 

Chambre d'hôte pour mésange (suite et FIN) Suspect numéro 1: la buse
Chambre d'hôte pour mésange (suite et FIN) Suspect numéro 1: la buse

Je trouvais cet abri trop exigü et plein de courants d'air alors, un jour,  nous sommes allés en ville acheter un nichoir. J 'espérais qu'il serait à son goût, qu'elle y passerait l'hiver et nous y ferait de beaux enfants au printemps. Bref je faisais une sorte de remake de "Perrette et le pot au lait". Je n'ai pas lésiné sur le prix: rien n'était trop beau pour mon enfant adoptif.

Chambre d'hôte pour mésange (suite et FIN) Suspect numéro 1: la buse

Un soir elle est rentrée se coucher un peu plus tôt que d'habitude, alors que je n'avais pas en encore fermé les rideaux. Je les ai donc baissés TRÈS lentement, centimètre par centimètre et sans à coups, pour ne pas l'effrayer. Tout s'est bien passé.

Malheureusement, peu après, mon mari a voulu s'assurer qu'elle était toujours là et il a délicatement soulevé un côté du rideau. Ce qui devait arriver, arriva. Elle s'est envolée en direction de l'arbre.

Mon pauvre mari a eu beau dire "Je suis vraiment désolé", cela n'a pas apaisé ma colère. J'ai encore honte aujourd'hui de la réaction disproportionnée que j'ai eue. 

J'ai vainement attendu qu'elle revienne. Je me consolais en me disant qu'elle revendrait le lendemain, comme cela lui était déjà arrivé.

Mais je ne l'ai plus revue depuis et je pense qu'elle a été la proie d'une buse. En effet depuis quelques jours, il y en avait une qui tournoyait au-dessus du jardin. Le pire c'est que l'écureuil a également disparu.

Chambre d'hôte pour mésange (suite et FIN) Suspect numéro 1: la buse

Je dois maintenant me contenter de la famille faisan et du lièvre. Au début celui-ci détalait dès que je levais les rideaux le matin, mais il semble maintenant me connaître. Il s'éloigne juste de quelques mètres.. Il reste là immobile à admirer notre jardin. Mais il ne pourra jamais remplacer ma chère mésange.

Chambre d'hôte pour mésange (suite et FIN) Suspect numéro 1: la buse
Chambre d'hôte pour mésange (suite et FIN) Suspect numéro 1: la buse

Publié dans OISEAUX

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Chambre d'hôte pour mésange (1:2)

Publié le par Françoise Andersen

L'histoire a en fait commencé, il y a une quarantaine d'années, un jour où une amie s'apprêtait à emporter à la déchetterie un photophore en céramique de type oriental. Elle n'en voulait plus, car le vent s'engouffrait dans les ouvertures et éteignait la bougie. Spécialiste des sauvetages en tous genres, je l'ai bien sûr récupéré illico et l'ai utilisé comme mangeoire pour les petits oiseaux, à la grande joie des mésanges du jardin.

Chambre d'hôte pour mésange (1:2)

Très vite un écureuil est venu leur voler les graines de tournesol que j'y déposais chaque jour. J'ai alors déplacé la mangeoire, pensant naïvement la mettre hors de portée de l'écureuil, qui ne pourrait plus s'installer confortablement devant pour manger. Mais il en fallait plus pour le décourager.

Chambre d'hôte pour mésange (1:2)

J'ai alors suspendu la mangeoire que j'avais peinte entre temps en blanc et bleu. Notre maison est blanche avec des boiseries bleues et j'étais dans ma période où tout devait être blanc et bleu. En voyant les précédentes photos, je regrette cette manie que j'avais à l'époque. Surtout que maintenant la peinture s'écaille et qu'en plus mon travail avait été bâclé, comme vous pouvez le constater sur cette photo.

Chambre d'hôte pour mésange (1:2)

Il y a quelques jours, nous étions en train de dîner, un peu après le coucher du soleil, quand j'ai vu qu'il y avait quelque chose à l'intérieur de la mangeoire. C'était une mésange qui semblait dormir.

Chambre d'hôte pour mésange (1:2)

Voulant savoir si les mésanges avaient l'habitude de trouver des abris nocturnes, j'ai fait une recherche sur Google avec les mots clés "mésange" "abri nocturne" "coucher du soleil" et j'ai trouvé un reportage passionnant. Avant d'y faire son nid, une mésange avait utilisé un nichoir comme abri pour y passer la nuit.

"Le nichoir est adopté au moins en tant qu'abri nocturne. Tous les soirs à l'heure où le soleil se couche, notre mésange y retourne pour n'en sortir que le lendemain matin. Elle passe la nuit seule, le plumage en boule pour s'isoler au mieux des températures hivernales."

Puisque d'autres mésanges utilisent des nichoirs comme abri, pourquoi pas une mangeoire ? Mais celle-ci est trop petite pour qu'elle puisse ensuite en faire un nid,

Chaque soir la mésange arrive au moment où le soleil se couche. Elle semble nous observer pendant quelques minutes

Chambre d'hôte pour mésange (1:2)

et puis elle se couche en biais et s'endort.. Quand je me lève le matin, elle est déjà repartie.

Mais quelle angoisse, chaque soir, quand elle a du retard. Je me demande s'il ne lui est rien arrivé. Bref je me fais un sang d'encre jusqu'à son retour. Mon mari se moque de moi et je le comprends !

Je trouve que cet abri est très inconfortable, alors j'ai envie de lui acheter un nichoir où elle sera plus à l'abri et où elle pourra ensuite fonder une famille. Mais elle va peut-être préférer sa mangeoire ?

 

A suivre...

Publié dans OISEAUX

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En attente d'un heureux événement ?

Publié le par Françoise Andersen

Il y a quelques jours je vois tout à coup, à l'entrée de la cage-mangeoire, un petit oiseau au ventre rouge. J'ai d'abord cru que c'était un rouge-gorge, mais cela m'aurait étonné, car le rouge-gorge reste en général au sol. Ce joli petit oiseau est allé se poser ailleurs et, de loin, j'ai cru que c'était un pinson

En attente d'un heureux événement ?
En attente d'un heureux événement ?

Mais cela m'étonnait, car je n'ai jamais du de pinson entrer dans la cage-mangeoire. Il se contente, comme le rouge-gorge,  de picorer le sol sous les mangeoires et de récupérer les graines qui sont tombées.

J'ai alors feuilleté un livre sur les oiseaux et j'ai vu qu'il s'agissait d'un bouvreuil. Je n'ai jamais été forte en ornithologie et je vous avoue que j'ai longtemps cru que le bouvreuil était une sorte de chevreuil, peut-être à cause de la sonorité "bouquetin / cheveuil". Oui, vous pouvez rire, moi aussi j'en ris encore !   :)

Bref comme s'il voulait me montrer qu''il ne ressemblait pas vraiment à un bouvreuil, un pinson s'est posé derrière la baie vitrée, tout près de nous, Comme le bouvreuil a fait pareil, peu après, j'ai pu les comparer. Quand nous sommes à table, juste derrière la vitre, je pense qu'à cause du reflet, les oiseaux ne nous voient pas, même si seulement quelques centimètres nous séparent. Je peux donc prendre de belles photos.

J'ai hésité entre "devant" et "derrière". Suis-je "devant" ou "derrière" mon écran d'ordinateur. Ce qui met le doute dans mon esprit, c'est le souvenir d'une conférence d'un linguiste polonais. Il nous avait expliqué qu'en français on se cachait "derrière" un arbre, alors qu'en polonais on était "devant". Depuis ce jour-là, je m'interroge. En fait je crois que c'est une question de point de vue. 

Bref après cette petite digression linguistique, je reprends le fil de mon récit.

J'ai parfois l'impression que les oiseaux savent bien que je les observe, car ils lèvent les yeux vers moi de temps en temps et si je fais un mouvement brusque, ils s'envolent.

En haut, le pinson, en bas, le bouvreuil
En haut, le pinson, en bas, le bouvreuil

En haut, le pinson, en bas, le bouvreuil

Hier nous avons eu une surprise: la visite de Madame Bouvreuil.

En attente d'un heureux événement ?

J'ai eu l'impression qu'elle était "enceinte". Oui, je sais quand même que les oiseaux ne sont pas des mammifères, mais je me dis que pendant que les oeufs se forment, l'aspect des femelles oiseaux doit changer. Je vais aller me renseigner sur Google. En tout cas j'ai trouvé qu'elle avançait son ventre avec le port satisfait d'une femme qui attend un enfant. Vous allez encore dire que je suis dingue ...

et vous aurez raison !    :)

Bref j'ai l'impression que ce couple de bouvreuils vit dans notre jardin et il va falloir que j'arrive à trouver où se trouve leur nid.

 

Information de dernière minute:

Je viens de lire sur Google qu'un ventre trop gros peut être le signe d'un mal de ponte. L'oeuf étant trop gros ou la femelle trop jeune, il ne peut être expulsé et l'issue peut être fatale.

 

À suivre...

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Un merle danois avec un accent français en anglais

Publié le par Françoise Andersen

Birdie, le merle imitateur, était perché en haut du grand arbre du voisin. Comme à chaque début de soirée, deux pigeons mélomanes s'étaient installés près de lui pour pouvoir mieux profiter, je suppose, de ce concert gratuit en plein air. Vous allez dire que j'invente, mais non. Ils viennent vraiment pour l'écouter. Je n'ai auparavant jamais vu de pigeon dans un arbre tout près d'un merle.

Un autre merle au loin, lui répondait. Comme d'habitude ce concert était entrecoupé de "Birdie, birdie". prononcés avec un pur accent d'Oxford. Quelle ne fut pas notre surprise d'entendre tout à coup, venant de très loin, l'autre merle répéter "Birdie,birdie". Ce serait drôle si tous les merles du lotissement se mettaient à parler.

Je crois que cet élève en a eu assez de prendre des cours à distance car  j'ai vu hier, dans l'arbre, un autre merle pas loin de "notre" Birdie. On aurait dit qu'il tendait l'oreille pour bien répéter après son maître. Malheureusement le téléphone a sonné et je n'ai pas pu attendre que Birdie arrive à sa séquence "imitation".

Un  merle danois avec un accent français en anglais

J'ai l'impression qu'il a des dons non seulement pour répéter des mots, mais également pour imiter d'autres oiseaux, notamment le rossignol. En effet le soir j'ai souvent dit à mon mari: "Écoute comme le rossignol chante bien" mais quand je sortais dans la jardin pour essayer de le voir, c'est Birdie que je voyais en train de faire des vocalises. J'ai l'habitude d'écouter le chant des merles à Thonon, mais il n'est pas aussi varié.

Rien n'est plus difficile que de distinguer un merle d'un autre merle et comme il y en a souvent sur la pelouse, je ne peux pas savoir s'il s'agit de Birdie. Mais je pense qu'il est en train d'essayer d'entrer en contact avec moi. Il y a en effet un merle qui tourne autour de la maison, qui léve la tête vers moi et qui, quand je dis "Birdie, birdie" se fige et semble écouter avec intérêt. 

Un  merle danois avec un accent français en anglais

Mais je ne le fais que quand mon mari n'est pas à côté. Il a en effet honte de mon accent français. Mais ce n'est pas de ma faute. A l'époque de mes études, même les profs avaient souvent un fort accent francais. Je me souviens d'un vieux prof qui parlait anglais exactement comme le général de Gaulle. Alors comment voulez-vous que j'aie un bon accent ? D'ailleurs mon mari est mal placé pour me critiquer, car les Danois ont aussi un accent quand ils parlent anglais. Mais j'avoue que c'est moins choquant que l'accent français. J'évite donc de parler anglais en sa présence, même quand mon interlocuteur n'est qu'un merle.

Bref depuis quelques jours dès que je voyais un merle en tête-à-tête, si je puis dire, je répétais plusieurs fois "Birdie, Birdie" me disant que si c'était le "vrai", cela lui ferait des cours d'entretien. Si c'était un autre, cela nous ferait un autre merle imitateur.

Mais hier j'ai eu un choc. Un merle s'arrête juste de l'autre côté de la vitre alors que j'essuyais la vaisselle. il me regarde droit dans les yeux et qu'entends-je ? "Birdie birdie" MAIS avec un accent français très prononcé.

Il y a donc deux possibilités:

1.. Il s'agit d'un autre merle qui reproduit le mauvais accent de son professeur (moi)

2. Il s'agit de Birdie qui est de mèche avec mon mari pour se fiche de moi sans scrupule :)

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Notre nouveau locataire, M. Le pic

Publié le par Françoise Andersen

Peu après notre arrivée, j'avais acheté une demie noix de coco remplie d'un mélange de graisse et de céréales pour mes petits oiseaux. Je l'avais suspendue au support de pergola, que je recouvre l'été, pour nous protéger du soleil. Ce mets de choix avait tout de suite eu beaucoup de succès parmi les mésanges.

Notre nouveau locataire, M. Le pic
Notre nouveau locataire, M. Le pic

Mais tout à coup un drôle de gros oiseau a atterri lourdement en se léchant les babines (c'est une façon de parler), à l'idée de prendre la place de la mésange.

Notre nouveau locataire, M. Le pic

Dans un premier temps, je ne l'ai pas identifié. mais en zoomant, j'ai vu qu'il s'agissait d'un pic épeiche. D'habitude il est craintif et ne s'approche pas aussi près de la maison. Il n'était qu'à environ 2 mètres de la baie vitrée derrière laquelle je le photographiais, mais la gourmandise avait été plus forte que sa timidité et il s'est vite mis à croquer à belles dents dans la graisse. C'est à nouveau une façon de parler. :)

Notre nouveau locataire, M. Le pic
Notre nouveau locataire, M. Le pic

Soit il avait un très gros appétit, soit toute sa famille venait à tour de rôle se ravitailler, mais en tout cas, au bout de quelques heures, la noix de coco était déjà vide.

Notre nouveau locataire, M. Le pic

J'ai donc décidé de n'en acheter que de temps en temps. Mes pensionnaires se contenteraient désormais des graines qui sont dans la grande cage-mangeoire en osier.

Comme s'il avait lu dans mes pensées, le pic épeiche a essayé d'y entrer, mais il était trop gros.

 

Notre nouveau locataire, M. Le picNotre nouveau locataire, M. Le pic

Il en a fait le tour et il a fini par trouver l'endroit où l'écureuil l'avait réaménagée l'an dernier, en supprimant un barreau pour s'y introduire plus facilement. Quelques secondes plus tard ce "pic-assiette" était à l'intérieur. Non ce n'est pas une faute d'orthographe, c'est de l'humour :)

Notre nouveau locataire, M. Le pic

Mais il a fait malheureusement des adeptes. Le lendemain matin, un geai des chênes était en train de s'y empiffrer.

Notre nouveau locataire, M. Le pic

Je me suis alors dit qu'il fallait que je rajoute un barreau pour remplacer celui que l'écureuil avait supprimé. J'ai réussi à réparer la cage, de façon à ce qu'elle soit à nouveau réservée à mes petits oiseaux.

A la rigueur j'aurais bien accepté le pic épeiche parce qu'il est si beau (oui je sais, c'est du délit de faciès vis-à-vis du geai) mais en plus j'ai lu que le geai est un prédateur, qui mange les petits oiseaux,

Je me suis, par la même occasion, aperçue que l'écureuil ne s'était pas seulement débarassé d'un seul barreau l'an dernier, mais de TROIS puisqu'en fait il en manquait 2 dans le trou (les autres sont tous deux par deux) et à côté il en manquait un aussi,

Il a dû faire une cure d'amaigrissement cet hiver, pendant notre séjour à Thonon, parce qu'il peut maintenant entrer dans la cage, bien qu'elle soit réparée. Je sais que c'est un petit chenapan et que, lui aussi, mange les oeufs des oiseaux et éventuellement les oisillons, mais je ferme les yeux sur ces délits, dont je n'ai jamais été témoin, car je le trouve si mignon.

Notre nouveau locataire, M. Le pic

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Le merle "Birdie"

Publié le par Françoise Andersen

C'était il y a 3 semaines environ. Nous venions d'arriver dans notre petite maison de vacances danoise. Confortablement installés sur la terrasse à l'ombre d'un parasol, avec comme fond sonore le chant des oiseaux, nous goûtions la sérénité de ce petit coin de paradis des bords de la Baltique. J'entendais le coucou qui ne devait pas être bien loin et je réfreinais l'envie d'entamer une conversation avec lui, C'est si amusant de crier "coucou, coucou" et de l'entendre "vous répondre". Mais mon rabat-joie de mari n'aime pas que je me fasse remarquer et il a souvent honte de mon incurable puérilité. Pourtant qui pourrait me trouver ridicule ici, dans ce coin perdu, sinon les écureuils et les faisans, à qui c'est vraiment égal que je sois un peu dingue.

Je me contentais donc d'écouter les mélodieux "coucou, coucou" quand mon mari s'est exclamé tout à coup:

>>Il y a un oiseau qui dit "Birdie, birdie"<<.

J'ai écouté, mais j'ai seulement entendu le chant d'un merle perché en haut du grand arbre du voisin. A cause de la sécheresse de l'été dernier, la cîme est morte, mais l'arbre continue à vivre plus bas. Le merle affectionne particulièrement cette cîme sèche et peu esthétique, et je me demande bien pouquoi.

Le merle &quot;Birdie&quot;Le merle &quot;Birdie&quot;

Quelques minutes plus tard, mon mari a recommencé: "Cette fois, tu as entendu :"Birdie, Birdie" ? Mais non, je n'avais rien entendu de particulier, car j'étais encore occupée à écouter le coucou.

Je me suis donc dit que mon mari était resté trop longtemps au soleil ou bien que c'était dû à la chaleur (il faisait 31 à l'ombre ce jour-là) ou bien à l'âge (81 ans). :) Voyant mon air dubitatif et vaguement inquiet, il m'a expliqué: " C'est aléatoire. La plupart du temps il chante, mais parfois il dit "Birdie, birdie".

Nous avons vainement tendu l'oreille tous les deux, mais rien de spécial ne se dégageait du concert que nous offraient tous les oiseaux du voisinage.

Le lendemain j'étais seule dans le jardin avec le merle, qui était pour une fois muet. Tout à coup, pendant que je le regardais, je l'ai vu et entendu nettement dire "Birdie, birdie". Mon mari a été drôlement content que je ne le prenne plus pour un débile ! Je me suis alors rappelé que certains oiseaux, en plus des perroquets et des mainates ont des dons d'imitation. Je suppose qu'un(e) touriste anglophone avait essayé de l'apprivoiser en l'appelant de cette façon (" Birdie" signifie "petit oiseau" en anglais). Nous avons donc baptisé ce merle "Birdie". Maintenant à chaque fois que nous entendons ces mots en même temps, nous échangons un sourire satisfait et complice qui signifie "Moi aussi, j'ai entendu".

Vous avouerez qu'il se passe des choses étranges dans notre petit coin de paradis !

Publié dans OISEAUX

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Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Publié le par Françoise Andersen

Il y a quelques jours, deux hirondelles ont virevolté longuement au-dessus de la terrasse, avant de se sont poser sur la poutre qui la surplombe.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Elles semblaient à la recherche d'un coin propice à la construction d'un nid. Mon mari a bien sûr refusé catégoriquement de leur délivrer un permis de construire, se rappelant l'état de la terrasse des voisins, couverte de fientes, l'été dernier. Mais je lui ai fait remarquer que des amis avait trouvé un remède en fixant une planche sous le nid. Je lui ai dit que nous pourrions nous protéger de la même façon et je me suis faite l'avocate de ces pauvres hirondelles SDF.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Il a donc fini - mais vraiment à contrecoeur et pour me faire plaisir - par accepter qu'elles commencent leur construction. Je pensais bien sûr à toutes les belles photos que j'allais pouvoir prendre et j'imaginais déjà un nid rempli d'oisillons piaillant, le bec grand ouvert. Malheureusement cette histoire n'a pas eu la fin heureuse que j'avais imaginée.

Ces hirondelles n'étaient vraiment pas farouches. A condition que nous nous déplacions avec précaution, notre présence ne les dérangeait guère. Elles nous observaient calmement, de temps en temps, du coin de l'oeil.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Elles semblaient avoir trouvé le coin idéal et l'une d'elles avait commencé la construction.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Ellles étaient très propres. Pas un seul petit caca sur la terrasse. Je me suis même dit qu'elles étaient peut-être constipées. J'ai appréhendé le jour où ce dysfonctionnement intestinal se transformerait peut-être en gastro.
Cela s'est gâté à cause de problèmes sexuels. Le mâle était apparemment tombé amoureux d'une demoiselle qui n'était pas très portée sur la chose. Dès qu'il essayait de grimper sur elle, elle poussait des cris offensés et l'éjectait d'un battement d'ailes, semblant lui dire "Dégage".
Ayant fait de nombreux essais infructueux, il a essayé de la raisonner avec des arguments qui semblaient convaincants. Si, si, je vous assure, grâce à des dons de télépathie très spéciaux, je comprends, entre autres, le langage hirondelle. Il lui disait: "Tu ne crois pas que je vais m'éreinter à faire un nid pour rien. Un nid c'est fait pour pondre et pour couver, mais avant cela, ma belle, faut passer à la casserolle. Tu ne vois pas que c'est un endroit idéal. Le propriétaire nous regarde d'un sale oeil, je te le concède, mais la mamie a très bonne réputation parmi nos congénères. Elle est du genre "sympathisante de la LPO".
Non, non, rien à voir avec la libération de la Palestine, il voulait parler de la Ligue de Protection des Oiseaux.
Mais mettez-vous à la place de cette jeune hirondelle sûrement très romantique. Il se tenait toujours loin d'elle, sur la poutre, ne lui adressant même pas la parole et tout à coup il lui sautait dessus, alors qu'elle aurait sûrement aimé qu'il lui susurre d'abord des mots doux à l'oreille, qu'il lui fasse des papouilles. Mais les préliminaires, il ne connaissait pas, ce malotru !
Cependant lendemain matin, la situation semblait avoir évolué. Monsieur, tout gaillard après des ébats amoureux, s'était vraiment mis au travail. Pendant les pauses, au lieu de lui tourner le dos, comme avant, il se tenait près d'elle, sur la poutre et lui parlait doucement.
Malheureusement même sans être spécialiste en la matière, je pouvais voir qu'il était un bien piètre architecte. L'ouverture qu'il avait prévue était trop petite. D'aiilleurs il s'en est apercu car, le lendemain, il avait supprimé le début du côté droit, qu'il avait commencé la veille, et l'avait reconstruit quelques centimètres plus loin, de façon à agrandir le nid.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Mais c'était quand même du grand n'importe quoi. Je voyais l'affaire mal partie. En plus en séchant cette sorte de ciment s'effritait et tombait. Je crois que c'est parce qu'il faisait trop chaud (32 à l'ombre ce jour-là).
Hier matin quand je me suis levée, il ne restait pratiquement rien du nid. En-dessous il y avait plein de fragments de ciment tout secs.. J'imaginais le désepoir de ces pauvres hirondelles en découvrant les dégâts. En effet quand elles sont arrivées pour reprendre leur travail, elles se sont mises à pousser des cris stridents. Je pensais qu'elles allaient recommencer pratiquement à zéro mais, après une courte discussion, elles ont apparemment pris la décision d' abandonner. Elles se sont envolées et je ne les ai plus revues
En fait c'est très bien comme cela car, d'une part je pense qu'elles auraient fait beaucoup de saletés, et d'autre part cela aurait été pire si le nid s'était cassé plus tard avec des oeufs ou même des oisillons à l'intérieur. Cela est arrivé une année chez des amis. Le nid était tombé et ils avaient été très tristes de trouver un matin, sur leur terrasse, des oeufs cassés et des oisillons morts.
On ne peut pas dire "Tout est bien qui finit bien" mais ç'aurait pu finir encore plus mal, Et puis cela m'a quand même donné matière à une nouvelle histoire vraie. Elle s'est passée en l'espace de quelques jours, la semaine dernière.

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Le pigeon voyageur (suite)

Publié le par Françoise Andersen

Quatre semaines avaient passé depuis l'arrivée de ce pigeon voyageur en panne de GPS. Son propriétaire ne semblait guère intéressé par un pigeon qui ne pouvait / (voulait ?) pas rentrer chez lui et mon mari supportait de plus en plus mal sa présence et surtout ses déjections.

Pour lire le début de l'histoire, vous pouvez cliquer sur ce lien:

Il restait presque toujours posté sur le toit au-dessus de la porte qui donne sur la terrasse du séjour. C'est là que j'avais commencé à lui donner à manger le premier jour et il ne voulait apparemment pas rater une distribution de nourriture. Parfois je ne le voyais pas mais, dès qu'il entendait la porte s'ouvrir, il arrivait de nulle part, foncant sur moi comme un missile à tête chercheuse

Le pigeon voyageur (suite)

Il avait remarqué que le matin, quand je me levais, je sortais souvent dans le jardin par la porte d'entrée, qui donne sur la facade. Alors il avait trouvé un truc: il m'attendait sur la pelouse, positionné dans le prolongement du coin de la maison, de facon à surveiller en même temps les deux portes. Vous allez avoir du mal à me croire, mais si je sortais par devant et que je lui disais: " Va sur la terrasse, j'arrive", il s'y précipitait, arrivant parfois avant moi, qui devais traverser la maison.

A la fin de son repas, j'avais l'habitude de lui donner, en plus du mélange de graines, ce que j'appelais son "dessert" (des cacahuètes). Alors une fois qu'il avait mangé toutes ses graines préférées il laissait les petites rondes et me regardait droit dans les yeux, l'air de dire; "Il vient, mon dessert ?". Et bête comme je suis, je cédais, me disant que les petits oiseaux viendraient manger le reste.

Mais un jour que ma réserve de cacahuètes était épuisée (et même les noisettes destinées à mon usage personnel) monsieur a refusé de finir son repas. Alors je lui ai dit, comme je l'aurais fait avec un enfant: " Si tu as vraiment faim, tu n'as qu 'à manger les graines qui restent". Et cette fois, je n'ai pas cédé. Il a semblé comprendre et il a fini son assiette, si je puis dire. Alors seulement je lui ai donné quelques cacahuètes.

Mon mari bouillait. Il me disait: "Comment veux-tu qu'il s'en aille alors que tu le gâtes ainsi" . J'avouais qu'il avait raison, mais en fait je trouvais sympa d'avoir un animal de compagnie.

Le pigeon voyageur (suite)

Mais les choses se sont gâtées quand d'autres animaux ont commencé à venir partager son repas. Tant que ce n'était que des moineaux, des merles, des  pigeons, des pinsons, etc.,.cela m'a été égal. Mais un beau jour que vois-je ? (En haut à gauche sur la photo)

Oui, vous avez bien vu: UNE SOURIS. Mignonne comme tout d'ailleurs. On aurait dit "Jerry" du dessin animé "Tom og Jerry".

Le pigeon voyageur (suite)
Le pigeon voyageur (suite)

C'en a été trop pour mon mari qui m'a dit que j'allais attirer des rats et que je devais contacter au plus vite le propriétaire de ce pigeon ou l'association locale de colombophiles de la ville voisine. Autant j'avais de la sympathie pour cette petite souris - même si je me disais que c'était peut-être elle qui avait squatté la maison cet hiver - autant l'idée de voir le jardin envahi par une horde de rats m'a tellement terrorisée que j'ai tout de suite pris le téléphone.

J'ai réussi à joindre le président de l'assocation de colombophiles de la ville voisine qui m'a dit que je n'avais qu'à cesser de le nourrir et que quand il aurait bien faim, il rentrerait chez lui. 

Un long jeûne, qui a été aussi pénible pour lui que pour moi, a commencé. Il venait mendier et je l'avais toujours dans les pattes. Le matin, la faim devait le réveiller vers 5 heures et il marchait de long en large sur le toit, m'empêchant de me rendormir. Et puis, lui qui avait toujours été silencieux, s'était mieux à émettre une sorte de roucoulement, qui me tapait sur les nerfs. C'était un son sourd et répétitif accompagné d'un gonflement menacant du jabot et un mouvement irascible de la tête en arrière, qui commencait à me le rendre antipathique.

Mais souvent au contraire, j'avais pitié de lui. J'avais surtout honte quand il nous regardait nous empiffrer sous ses yeux de l'autre côté de la vitre. Pour pouvoir continuer à manger malgré ma mauvaise conscience, j'étais obligée de baisser les stores vénitiens au grand dam de mon mari qui en avait assez d'être tyrannisé par un pigeon.

Le monsieur m'avait non seulement dit de ne plus lui donner à manger, il m'avait aussi dit de le chasser. Mais ce sacré pigeon s'en fichait de mes mouvements de bras et de mes "Rentre chez toi". Parfois il s'envolait mais c'était comme si j'avais lancé un boomerang. Il revenait toujours vers moi.

Un jour j'ai cru pouvoir le déloger du toit en ouvrant et fermant un grand parapluie sous son nez. Il est resté immobile et incrédule ayant l'air de se dire: "Mais qu'est-ce qu'il lui prend? Elle a complètement pété les plombs, la vieille!"

Alors j'ai essayé de le piéger avec la grande cage-mangeoire. Je me disais qu'il devait avoir très faim à force, qu'il allait y  entrer et que je n'aurais qu'à refermer le couvercle. Il a effectivement été attiré, mais il a mangé les graines en passant son cou à travers les barreaux.

Le pigeon voyageur (suite)

Après avoir pris la précaution de mettre de gros gants de jardinier en cuir, j'ai essayé de l'attraper par derrière, me disant que trop occupé à manger il ne n'apercevrait de rien, mais il avait une trop bonne vision latérale pour se laisser avoir. .

Changeant de tactique, je me suis dit que je pourrais mettre le couvercle sur lui. pendant qu'il marchait tranquillement sur la pelouse. Le spectacle devait valoir son pesant d'or: le pigeon se dandinant tranquillement avec, derrière lui, moi armée de mon couvercle et marchant aussi à petits pas comme un canard. Bref ca a raté.

Alors j'ai eu l'idée d'utiliser le couvercle comme un piège. Je l'ai tenu en biais après avoir mis dessous quelques cacahuètes et j'ai pris mon ton le plus alléchant pour lui dire: "Viens. j'ai des cacahuètes pour toi". Il a réagi tout de suie et est arrivé aussi vite qu'il le pouvait. Le reste a été un jeu d'enfant. J'ai reposé le couvercle. Habitué à être transporté dans des paniers en osier, il n'a pas protesté. J'ai même eu l'impression qu'il en avait assez de sa vie de SDF et qu'il était content d'avoir enfin un toit. Comme le soleil tapait, je suis allée chercher un parasol et j'ai glissé sous le couvercle une coupelle avec de l'eau. J'ai pris aussi la précaution de l'empêcher de s'envoler en mettant un pavé de chaque côté.

Le pigeon voyageur (suite)

J'avais peine à croire que j'avais réussi. Heureusement un petit bout de queue qui dépassait me prouvait qu'il était bien à l'intérieur.

Le pigeon voyageur (suite)

J'ai immédiatement téléphoné au président de l'association colombophile de la ville voisine, car il m'avait dit qu'il viendrait le chercher, si je réussissais à l'attraper. Il a tenu parole et, une demi-heure plus tard, le pigeon, qui avait l'air satisfait de la situation, se trouvait dans ses mains, au grand soulagement de mon mari.

Le pigeon voyageur (suite)

J'ai aussi  téléphoné au propriétaire pour le mettre au courant. Il a été très content car il devait y avoir une nouvelle course quelques jours plus tard et ses pigeons allaient partir pour l'Allemagne en camion.

Mon mari, qui est plutôt du genre pessimiste m'a dit: "Tu as sûrement fait tout cela pour rien, car je pense qu'il va faire une nouvelle escale ici au retour". J'ai alors téléphoné à nouveau au propriétaire en lui faisant part des appréhensions de mon mari. Il a reconnu: "Je pense qu'il a raison. Je ne l'enverrai pas en Allemagne. La prochaine fois je l'enverrai en Suède". Mais est-ce que cette précaution suffira ? A vol d'oiseau, la Suède n'est pas si loin ....

 

FIN                 (enfin j'espère...)

Publié dans OISEAUX

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Le pigeon voyageur qui ne voulait pas rentrer chez lui

Publié le par Françoise Andersen

Il y a bientôt deux semaines, j'ai remarqué  sur la pelouse, un pigeon qui ne ressemblait pas à ceux qui viennent d'habitude dans le jardin. 

Le pigeon voyageur qui ne voulait pas rentrer chez lui

Quand je suis sortie pour le voir de plus près, j'ai remarqué qu'il était bagué et que c'était donc sûrement un pigeon voyageur. J'ai essayé de voir ce qu'il y avait marqué, mais il y avait beaucoup de chiffres et je n'ai pas pu tout voir. Comme je savais qu'on pouvait permettre au propriétaire de récupérer son oiseau si on avait tous ces chiffres, j'ai pris plusieurs photos avec le zoom et sous plusieurs angles. A force de persévérance, j'ai fini par avoir tous les renseignements. Il s'agissait du pigeon DAN 100-2013-0247. C'était bien trop long, alors je lui ai donné un diminutif "47".

Le pigeon voyageur qui ne voulait pas rentrer chez lui

Je me suis dit que son "GPS" était sûrement en panne et comme je voulais l'aider à retrouver son maître, j'ai téléphoné à l'association de colombophiles danois dont j'avais trouvé le numéro sur le Net. Je suis malheureusement tombée sur un répondeur. Le 5 juin est férié au Danemark. C'est "le jour de la Constitution". Comme ca tombait cette année un vendredi, les bureaux n'ouvraient à nouveau que le lundi. Il m'a donc fallu attendre quelques jours avant de pouvoir contacter son maître et de le rassurer.

En attendant j'ai continué à donner à boire et à manger à "47" . Une fois repu il s'installait sur le toit de la maison. ou bien sur une poutre au-dessus de la terrasse Je m'attendais à tout moment qu'une fois reposé il reprenne sa course et retrouve son colombier. Je savais qu'il était danois puisque le code DAN signifie Danemark, mais il pouvait venir de n'importe quelle partie du Danemark. J'ai fait des recherches sur Internet et j'ai appris qu'un pigeon voyageur peut faire jusqu'à 800 km en une seule journée. Pas étonnant que "47" ait l'air un peu fatigué.

Le lundi matin j'ai tout de suite téléphoné à l'association et en donnant ses références j'ai appris que son propriétaire habitait à une centaine de km de chez nous. Je lui ai immédiatement téléphoné. Il m'a dit que ce pigeon avait participé à une course dont le point de départ était le Sud de l'Allemagne. Tous ses pigeons étaient rentrés, sauf lui. Il m'a appris que cela arrivait qu'un pigeon ait besoin de se reposer pendant quelques jours. Il m'a assuré que quand il serait assez en forme il repartirait. C'était juste une question de jours. S'il ne rentrait pas, il viendrait le chercher.

Mais cela fait maintenant une dizaine de jours qu'il est là et qu'il s'incruste. Quand je sors sur la terrasse avec les graines, il se précipite vers moi comme une poule qui va chercher sa pitance auprès de la fermière. Et son maître semble se désintéresser de lui. Un pigeon voyageur avec un GPS en panne n'a sans doute plus d'intérêt pour lui.

Au début mon mari a trouvé comme moi que c'était amusant et il a supporté la présence de ce pigeon SDF pensant que c'était juste une question de jours, Mais il a fini par être agacé par les saletés qu'il faisait sur la terrasse. Un jour j'ai même eu la malchance de me trouver sous lui et il m'a fait caca dessus.

Mon mari m'a dit: "Si tu arrêtes de le nourrir, il s'en ira". J'ai tenu bon toute la journée.Il venait mendier devant la porte-fenêtre. Il montait même la marche et si j'avais ouvert, je suis sure qu'il se serait engouffré dans la pièce. Il avait l'air très en colère. Il faisait des mouvements verticaux avec sa tête et son cou en me lancant des regards furibonds. Il grattait la terre avec son bec comme pour me dire: "Tu vois à quoi j'en suis réduit".

Mon mari me disait: "Tiens bon, il va partir". Mais le soir est venu et il s'est mis à pleuvoir des cordes. Il est resté toute la nuit sur une poutre au-dessus de la terrasse dégoulinant d'eau, alors qu'il aurait très bien pu se mettre à l'abri sous un buisson. J'avais l'impression que c'était pour m'embêter ! Et son regard me poursuivait. J'ai repensé à ces vers de Victor Hugo: "L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn". Je vous assure qu'il me donnait mauvaise conscience. J'avais l'impression que St-Exupéry me soufflait à l'oreille "Tu es responsable de ton pigeon". C'est vrai qu'au début j'avais esssayé de l'apprivoiser.

Le lendemain il n'était plus là. Mon mari a triomphé: "Tu vois que j'avais raison. Le monsieur va sûrement te téléphoner bientôt pour te dire, comme il te l'a promis, qu'il est arrivé ". Je me sentais à la fois débarrassée et un peu triste, car je m'étais quand même attachée un peu à lui.

Mais le bonheur de mon mari a été de courte durée. "47" s'était simplement perché ailleurs et il a atterri à nouveau à mes pieds en levant un regard implorant vers moi. Enfin c'est ce que je me suis imaginé, car dans son regard il n'y a pas la moindre lueur d'intelligence.

Puisque cela n'avait servi à rien de le laisser sans nourriture pendant 48 heures, je n'ai pas voulu qu'il meure de faim et j'ai recommencé à le nourrir. Il a l'air attaché à moi, mais je ne me fais pas d'illusions: je suis juste pour lui un distributeur de graines. En fait rien ne nous lie à part le fait qu'il a besoin de moi. Mais comme le dit Émile Ajar alias Romain Gary: "On a toujours besoin de quelqu'un qui a besoin de vous"

Le pigeon voyageur qui ne voulait pas rentrer chez lui

Publié dans OISEAUX

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Le héron couvée 2015 SUITE L'union fait la force

Publié le par Françoise Andersen

J'ai du mal à croire le calendrier qui me dit que nous ne sommes qu'à la fin avril, car que le temps est vraiment estival. Ne désespérant pas de faire de meilleures photos de "mon" héron du parc d'Amphion, j'ai donc entrepris hier un nouveau safari-photo.

On se serait vraiment cru en été en arrivant sur la plage. Il y avait même quelques gamins grelottant sous des serviettes-éponges, qui avaient apparemment eu le courage d'aller se baigner dans l'eau du lac, qui devait être vraiment glaciale.

Le héron couvée 2015    SUITE   L'union fait la force

Quand je suis arrivée plus loin, près du grand arbre où loge "mon héron" au calme, j'ai tout de suite remarqué qu'un oiseau de proie tournoyait à nouveau autour de l'arbre. J'ai braqué mon appareil sur la cime, sans grande conviction, car je me disais que ce héron avait dû fuir comme la dernière fois, à cause du rapace. A ma grande surprise, je l'ai trouvé qui était tranquillement, soit en train de s'arranger les plumes, soit en train de nourrir des petits qui seraient déjà nés. Mais cela me semble un peu tôt car, il a l'habitude de couver en avril. 

Le héron couvée 2015    SUITE   L'union fait la force

Il semblait, contrairement à la dernière fois, indifférent à la présence du rapace.

J'ai compris la cause de ce courage soudain, quand je me suis aperçue qu'il avait maintenant un voisin: un autre héron dont le nid n'était pas très loin du sien. On aperçoit sa tête blanche à gauche.

Le héron couvée 2015    SUITE   L'union fait la force

J'ai envié leur bonne entente, en la comparant à l'atmosphère qui règne dans notre petite copropriété. Décidément les animaux valent mieux que les humains !

Quand le rapace s'est rapproché, les deux hérons ont protesté en poussant des croassements très intimidants et en claquant du bec dans sa direction. Leur ennemi commun s'est enfui illico. Il n'ose apparemment pas attaquer deux nids à la fois.

Cela prouve une nouvelle fois que l'union fait la force.

 

Publié dans OISEAUX, HÉRON

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