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43 articles avec oiseaux

Des bébés cygnes en péril

Publié le par Françoise Andersen

Je suis allée dernièrement dans le petit port de pêcheurs d'Anthy-sur-Léman dans le but de photographier des hérons, car il y en a parfois au bout de la jetée. J'ai été déçue car celle-ci était désespérément vide. Même pas une mouette à me mettre sous l'objectif

Des bébés cygnes en péril

Je me sentais trés frustrée. Quand je me suis mis quelque chose dans la tête, je suis prête à tout pour y arriver: j'avais décidé de photographier un héron et je ne voulais pas revenir bredouille. Alors j'ai interpellé un monsieur qui passait par là et je lui ai demandé, sans m'apercevoir de l'incongruité de ma question: "Pardon Monsieur, vous n'avez pas vu un héron ?". Comme si un enfant avait échappé à ma surveillance et que je me renseignais auprès des passants: "Vous n'avez pas vu un petit garçon...etc.".

 

Le monsieur n'a pas eu l'air étonné et il m'a répondu qu'il y en avait parfois, mais qu'aujourd'hui il n'en avait pas vu. En revanche il m'a signalé qu'un cygne avait fait son nid dans un coin, à l'abri de la jetée. J'ai vite pris une première photo, de loin.

Des bébés cygnes en péril

Et puis je me suis approchée avec précaution, mais il n'a pas eu l'air d'apprécier.

Des bébés cygnes en péril

J'ai donc vite battu en retraite, me contentant de  ce cliché et je suis allée rejoindre mon mari qui était assis sur un banc, devant le port. Tout à coup j'ai entendu qu'on m'appelait. C'était le monsieur qui avait la gentillesse de me prévenir de l'arrivée d'un héron. Je me suis précipitée.

Des bébés cygnes en péril
Des bébés cygnes en péril

J'ai été un peu déçue du résultat car l'an dernier j'avais réussi une plus belle photo.

Des bébés cygnes en péril

Comme le monsieur avait oublié son appareil photo nous avons échangé nos adresses email et je lui ai promis de lui envoyer mes photos. J'aime beaucoup ces rencontres fortuites. Parfois on se découvre des intérêts communs et grâce à Internet on reste en contact. C'est ce qui a été le cas ce jour-là. Mon mari m'envie la facilité que j'ai de communiquer avec les gens. Il ne pourrait jamais arrêter un inconnu pour lui demander si, par hasard, il n'aurait pas vu un héron ! Mais il est Danois et moi je suis d'origine méridionale. Ceci explique cela...

 

Quelques jours plus tard, j'ai reçu du monsieur en question, un mail avec des photos. Il avait eu la chance de photographier le cygne avec ses oeufs. Il vient gentiment de me donner l'autorisation de publier une de ses photos  

© Michel COEX

© Michel COEX

M. Coex fait de très jolies photos. S'il m'y autorise je vous montrerai un jour ses  magnifiques portraits de héron et de bouquetin qui m'ont rendue verte de jalousie. ;)

 

J'espère que l'éclosion aura lieu avant mon départ pour le Danemark. L'an dernier je n'avais pas pu suivre l'aventure jusqu'au bout, quand j'avais découvert qu'un cygne était en train de construire son nid dans le port de Séchex, pas loin d'Anthy.

Des bébés cygnes en péril

 

Ce cygne n'était pas bête. Il avait élu domicile juste sous la terrasse d'un restaurant spécialisé dans les fritures de perche, les filets de féra, etc., sur la petite plage qui se trouve sous l'écriteau "Ponton clientèle".

 

 

Des bébés cygnes en péril

Malheureusement M. Coex m'a appris que les bébés cygnes sont en danger : quand l'eau du lac va monter, ils risquent de perdre la vie. Voir l'article "Ils ont vidé le lac" dans lequel j'explique ce qui se passe chaque année après la fonte des neiges. Lors des vidanges qui ont lieu en mai/juin les cygnes et d'autres oiseaux n'ont, en effet,  pas encore eu le temps de mettre leur progéniture à l'abri. Cela m'a beaucoup attristée.

Publié dans OISEAUX, CYGNE

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Ils ont "vidé le lac Léman" - suite des "Cygnes en péril"

Publié le par Françoise Andersen

J'ai repris mon grand rangement - un travail titanesque - qui consiste à déménager vers viefrancodanoise.over-blog.com tous les articles n'ayant aucun rapport avec les animaux. 

On peut donc désormais, en cliquant sur ce lien, y trouver l'article "Ils ont vidé le lac", qui date d'avril 2004. C'était en fait la suite des "cygnes en péril", qui reste sur ce blog.

 

Publié dans OISEAUX, CYGNES

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Mon oiseau "de garde" et l'oiseau imitateur

Publié le par Françoise Andersen

(Désolée, à nouveau une histoire déjà publiée, mais peut-être que vous ne l'avez pas lue l'an dernier. Je vous promets que la prochaine sera inédite.)

 

Je suis sûre que ce titre vous a intrigués, alors je vous explique. L'an dernier j'ai acheté un petit oiseau électronique en plastique. Je l'ai mis près de la porte d'entrée et chaque fois que quelqu'un était devant la porte, sa présence était détectée par une petite cellule électrique et ca déclenchait un chant mélodieux assez long. C'était tellement ressemblant que certains oiseaux s'y méprenaient et lui répondaient  "cui cui" (enfin plutôt "pip pip" puisqu'ils parlent danois). Ca remplacait avantageusement notre sonnette qui ne marchait plus. Tout le monde trouvait cela très sympa et comme la musique se répétait deux fois et très fort, nous l'entendions toujours, même en étant dans le jardin.

 

 

                DSCN1260.JPG

 

Cette année  je l'ai donc installé à la même place après l'avoir testé. Nous étions en train de déjeuner quand nous l'avons entendu, mais bizarrement 3 fois de suite au lieu de 2. Quand je suis arrivée à la porte, il n'y avait personne. Cela s'est répété une autre fois et je n'y comprenais rien. J'ai pensé que quelque chose avait volé devant le détecteur.

 

Quand le chant s'est déclenché une troisième fois et que j'ai remarqué qu'il avait l'air de venir d'ailleurs, je me suis apercue qu'il y avait, dans l'arbre du voisin, le Laurent Gerra des oiseaux, qui l'imitait à la perfection ! 

 

Je vais donc enlever ce gadget électronique, peu esthétique, puisqu'il ne nous sert plus à rien.

 

J'ai vu l'oiseau imitateur s'envoler et il était petit. Je croyais que seuls les perroquets, les mainates et à la rigueur les merles avaient ce don d'imitation, mais je me suis souvenue qu'un voisin m'a dit qu'il était réveillé chaque matin à 5 h par un oiseau qui imitait un réveil-matin.

 

J'ai une anecdote à ce propos. Elle s'est passée, m'a-t-on dit, dans une petite gare danoise, il y a longtemps, quand les chefs de gare utilisaient leur sifflet pour signaler au conducteur du train qu'il pouvait démarrer. Un merle, qui vivait près de la gare, avait appris à imiter le sifflet. Résultat : des trains partaient alors que tout le monde n'était pas encore à l'intérieur. Cela pouvait représenter un danger pour les passagers, s'ils étaient en train de monter à bord juste à ce moment-là. Alors cette histoire a eu une fin triste mais inévitable. Ils ont fait appel à un tireur expert et le pauvre merle imitateur a été abattu. 

 

Je ne vais pas avoir recours à une méthode aussi barbare et je vais me contenter de m'acheter une nouvelle sonnette.

 

 

Publié dans OISEAUX

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La guerre entre les pêcheurs et les cormorans

Publié le par Françoise Andersen

Depuis que je sais qu'il y a des cormorans sur les piquets qu'on peut voir de très loin depuis "notre" banc sur la digue, au Danemark, je vais régulièrement les photographier, pendant notre long séjour estival sur l'île de Lolland. 

Ces piquets, qui retiennent des filets de pêcheurs, s'étendent à perte de vue et parfois il y a un oiseau sur chaque. C'est vraiment impressionnant.

La guerre entre les pêcheurs et les cormorans
La guerre entre les pêcheurs et les cormorans

On m'a dit que les pêcheurs sont en colère, car ils posent des filets entre les piquets, mais les cormorans n'ont qu'à plonger et se servir, pour attraper un poisson, quand ils ont un petit creux. Les cormorans danois ne sont pas, comme les cormorans chinois et japonais, au service des pêcheurs mais, au contraire,  ce sont ces derniers qui pêchent pour eux.

La guerre entre les pêcheurs et les cormorans

Ils sont pourtant de très bons pêcheurs. Ils peuvent rester jusqu'à 1 minute sous l'eau pour chercher leur nourriture, mais ceux-ci ont apparemment choisi la facilité. 

Je trouve les pêcheurs bien bêtes: je m'étonne qu'ils n'aient pas pensé à mettre une sorte de couvercle métallique conique sur les piquets, de façon à ce que les cormorans ne puissent pas y atterrir. 

Un jour les pêcheurs en ont eu assez et ils sont passés à l'action. Nous les avons vus, de loin, depuis "notre" banc, dans deux barques, en train d'installer des cordes entre les piquets. Ils pensaient sûrement que cela allait empêcher les oiseaux de plonger dans les filets.

La guerre entre les pêcheurs et les cormorans

Quand nous nous sommes rapprochés nous avons vu qu'ils avaient aussi relevé les filets en les suspendant aux rochers. On voyait maintenant le haut des filets qui semblaient être mis en biais, alors qu'avant ils étaient entièrement sous l'eau à l'horizontale. Cela avait demandé beaucoup de temps et d'efforts aux pêcheurs qui espéraient sûrement ainsi empêcher les cormorans de venir se servir.

Dans un premier temps cela a semblé efficace. le lendemain il n'y avait plus de cormorans sur les piquets

La guerre entre les pêcheurs et les cormorans

Mais quand nous sommes revenus, quelques jours plus tard, peu avant notre retour en France, ils étaient à nouveau à leur poste et nous avons même vu un cormoran qui plongeait entre les cordes. 

Certains semblaient même apprécier l'installation des cordes, qui leur permettaient de s'y poser et d'être ainsi plus près des filets.

La guerre entre les pêcheurs et les cormorans

Je pense que les pêcheurs, comme l'a dit le général de Gaulle à propos de la seconde guerre mondiale, ont "perdu une bataille mais n'ont pas perdu la guerre" et j'attends avec impatience d'en connaître l'issue, quand nous serons à nouveau au bord de la Baltique.

Publié dans OISEAUX

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Un vol de cormorans au-dessus de la Baltique

Publié le par Françoise Andersen

Cet été, lors de notre promenade quotidienne le long de la mer Baltique, j'ai soudain entendu un bruit que je connais bien: des cris d'oiseaux qui volaient en formation. Je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi certains oiseaux  font tant de bruit. Ils dépensent ainsi inutilement de l'énergie. Mon mari prétend que c'est pour que l'espace aérien soit libre devant eux, comme quand les serveurs crient "chaud devant". Mais je crois qu'il plaisantait. Je suis très naïve et j'avale toutes les blagues ;)

 

En tout cas, c'est vraiment bruyant, surtout s'il s'agit d'oies sauvages ou de canards. Les vols de cygne , je les remarque juste à cause du bruit de bruissement d'ailes. Et j'arrive donc ainsi en général trop tard pour les photographier.

 

Bref j'ai vu au loin, venant de l'Ouest, au-dessus de la mer, quelques petits points en V qui correspondaient à une migration et qui se dirigeaient vers le Sud-Est. Mais le temps que je sorte mon appareil, ils s'étaient tellement éloignés, qu'on ne les voyait presque plus. Et j'étais là toute frustrée avec mon appareil qui ne me servait plus à rien.

 

Mais à mon grand étonnement, un miracle s'est produit: ils ont tout d'un coup changé de direction en faisant un virage à 90 degrés vers le Nord. Pendant qu'ils se rapprochaient de nous, j'ai eu le temps d'allumer à nouveau mon appareil et j'ai pu prendre cette photo au moment où ils passaient presque au-dessus de nous.

 

 

       P1090588.JPG

 

Je crois qu'un des oiseaux m'avait repérée et avait dit aux autres:

 

"Mais c'est-y pas Mme Andersen qui est sur la digue avec son appareil ? Vous savez,  celle qui est l'amie des animaux. C'est dommage pour elle, elle n'a pas pu nous photographier. Allez les gars, soyons sympas, faisons demi-tour. On lui doit bien ça avec tout ce qu'elle fait pour la gent animale".

 

Et c'est ainsi que j'ai pu prendre cette photo   

 

D'accord ce n'est peut-être pas la bonne explication, mais n'empêche que c'est très bizarre qu'ils aient tout à coup changé de direction.  

 

Le temps était en train de changer, la visibilité était très mauvaise, surtout au-dessus de la côte allemande. En revanche le ciel était encore bleu vers le Nord. Ils ont donc peut-être décidé d'aller faire une escale sur les lacs de Maribo (dont je vous parlerai une autre fois). Je pense que cette explication est un peu plus plausible !

 

J'ai appris le lendemain qu'il ne s'agissait ni d'oies sauvages ni de canards, mais de cormorans.

 

J'ai copié à la fin de cet article le lien d'un site où vous pourrez voir un magnifique cormoran en plein vol. J'ai agrandi la photo d'un des oiseaux migrateurs et en effet il y a une ressemblance, même si le "mien" vole dans l'autre sens. 

 

 

 

                                           Pminiature.JPG

 

 

En mai 2012, un jour où le ciel était bien bleu, j'avais  eu la chance de photographier des oies sauvages

 

 

P1050088

Publié dans OISEAUX

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L'étourneau squatter

Publié le par Françoise Andersen

 

 Un jour, très tôt le matin, j’ai été tirée de mon sommeil par des pépiements stridents qui semblaient presque venir de la chambre. Il n’y a pas de grenier dans la maison et les lambris du plafond sont seulement à une dizaine de centimètres de la toiture. Apparemment, cet espace étroit avait été squatté par des oiseaux. J’ai prêté l’oreille et je me suis aperçue que ces cris étaient toujours précédés d’un léger bruit de pas. C’était les pattes de la maman oiseau, qui venait nourrir ses petits. Dès qu’elle repartait, les piaillements reprenaient de plus belle. Au début, j’ai trouvé cela amusant, mais j’ai vite fini par ne pas apprécier ces réveils intempestifs. Par moment, j’avais envie de prendre un manche à balai, de donner un grand coup dans le plafond et de crier : « Silence. Il y en a qui essaient de dormir ! ».

 

Quelques jours plus tard, j’ai vu un étourneau se percher sur l’arête du toit et disparaître à l’intérieur. Je me demandais comment un oiseau de cette taille avait pu se glisser là pour y faire son nid. C’était incompréhensible qu’il ait réussi à se glisser sous la toiture, alors que le trou ne faisait que quelques centimètres. Mais je l’ai pourtant vu ressortir quelques minutes plus tard.

 

J’avais eu la preuve que cette maman étourneau pouvait entrer et sortir, mais je me suis inquiétée pour les oisillons. Comment allaient-ils, le moment venu, trouver cette sortie minuscule alors que je les entendais, juste au-dessus de mon lit, dans la partie basse du toit ? De jour en jour, ils prenaient des forces et leurs piaillements devenaient de plus en plus bruyants, si bien que j’ai fini par décider de me lever tôt. Je ne l’ai pas regretté, car c’est merveilleux la campagne, au lever du jour. Le paysage est parfois baigné dans une légère brume qui lui donne un aspect irréel et tous les animaux (écureuils, faisans, biches, lièvres, etc) sont en pleine activité.

 

Un beau jour, au lieu des allées venues de la maman étourneau et du bruit léger de ses pas, il y a eu un grand remue-ménage. Plein de petites pattes semblaient aller dans tous les sens. J’avais l’impression que les oisillons essayaient de monter vers l’arête du toit. Je me suis donc précipitée dehors et j’ai vu en effet les oisillons prendre leur essor les uns après les autres. Dès le lendemain, je pouvais à nouveau faire la grasse matinée. Je les ai souvent revus ensuite, avec leur maman, qui venaient manger avec les autres oiseaux. Et puis, un jour, ils ont disparu. Peut-être ont-il migré vers le sud à l’approche de l’hiver ?

 

 

 

                                                            -ooOoo-

 

J'ai déjà publié cette histoire, il y a quelques années, sur le site de l'école communale de Martigny (Suisse)

 http://zwook.ecolevs.ch/martigny/zwook/enfants/histoiresvraies

 

 

 

                  

                  

                                                            -ooOoo-

 

J'ai déjà publié cette histoire, il y a quelques années, sur le site de l'école communale de Martigny (Suisse)

 http://zwook.ecolevs.ch/martigny/zwook/enfants/histoiresvraies

 

 

Publié dans OISEAUX

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Le nid de merle

Publié le par Françoise Andersen

 

Depuis notre mésaventure de l'an dernier avec les gobe-mouches (voir ”Le nid fleuri”

http://histoires.vraies.over-blog.com/article-le-nid-fleuri-91847418.html

mon mari avait décidé d'empêcher toute nouvelle tentative de nidification. Alors quand un merle a commencé à construire son nid dans un renfoncement bien abrité du vent et de la pluie, sur la façade de notre maison danoise, il a décrété qu’il n’était pas question de subir les mêmes inconvénients cette année. Mais j’ai plaidé la cause de ce pauvre merle, que je trouvais bien sympathique et qui ne risquait pas de nous gêner à cet endroit. J’ai finalement réussi à obtenir pour lui une autorisation de séjour. Vu d'en bas, on voyait juste un amas désordonné de feuilles mortes, de brindilles et même de ficelle. Cela n'avait vraiment pas l'air très professionnel.

Le nid de merle

Mais derrière ce capharnaüm, peut-être destiné à servir de protection, il y avait un beau nid bien rond contenant un petit oeuf vert. D'autres ont suivi.

Le nid de merle

Après avoir attendu avec impatience l'éclosion des œufs, j’ai eu un jour la surprise de voir un long bec qui dépassait du nid. Il avait vraiment une drôle de tête, cet oisillon, avec sa coiffure d'Iroquois!

Le nid de merle

Il a eu bientôt des frères et soeurs. Je n'ai jamais pu voir s'ils étaient 4 ou 5, car ils étaient tous entassés les uns sur les autres.

 

Après l'éclosion des oeufs, dès que la maman merle quittait son nid pour aller chercher de la nourriture, j'en profitais pour monter sur un escabeau et prendre des photos du nid..

Le nid de merle

Avant l’éclosion, la maman m’avait laissée prendre des photos du nid sans protester. Pendant la séance photo, elle m'avait observée calmement depuis la pelouse et n'était revenue que lorsque j’avais eu fini. Mais tout a changé après l'arrivée des petits. Dès que je faisais mine de monter sur l’escabeau, pendant qu'elle cherchait des vers de terre pour nourrir sa nichée, elle levait la tête et se mettait à émettre des sons discordants, qui traduisaient très bien sa réprobation. Je n’avais plus qu’à m'éclipser en vitesse, avec quelques mots d’excuses.

Le nid de merle

Mon fils m’avait dit : « Tu vas continuer à voir les petits pendant une dizaine de jours car, au début, ils ne peuvent pas voler : ils restent dans le jardin et la mère vient les nourrir. ». J’avais trouvé cela très inquiétant. S’ils ne pouvaient pas voler, est-ce qu'ils risquaient de s’écraser sur les dalles de ciment devant la maison, en quittant le nid ? En effet quand ils nichent dans des arbres, ils tombent sur l'herbe. En revanche, à cet endroit, une chute pouvait être fatale. En fait, même s’ils ne peuvent pas voler loin, les petits merles se laissent sûrement tomber du nid en une sorte de vol plané. Ils peuvent même voleter sur quelques mètres.

Au début, je voyais de temps en temps la maman merle qui donnait la becquée à l'un des petits sur la pelouse. Mais un jour, je n’en ai plus vu aucun, même si cela ne faisait que 5 ou 6 jours que le nid était vide. Je me faisais du souci. Il y avait tant de vilains matous mal intentionnés dans les parages ! Mais un beau matin, j’ai entendu des pépiements sur la terrasse. Peu après, la maman merle est arrivée avec un vermisseau dans le bec. Un gros bébé merle, caché sous les fleurs du parterre, est apparu soudain. Cette scène s'est reproduite plusieurs fois par jour.

Le nid de merle

Malheureusement, il était seul. Les autres n’avaient sûrement pas survécu. Il paraît que c’est souvent le cas. C’est pour cela que, pour perpétuer l’espèce, il y a 2 ou 3 couvées par an. Peut-être qu’ayant perdu les autres, la maman avait eu la bonne idée de cacher le survivant à un endroit où il était en sécurité. Peu à peu ses plumes tachetées d’oisillon étaient remplacées par des plumes noires. C’était un petit mâle, car le plumage des femelles est marron.

Un beau jour, il a sûrement pu enfin voler vraiment et je ne l’ai plus revu. Mais j’espère que, l’an prochain, un merle choisira à nouveau notre maison pour y faire son nid. C’est très probable, car ils reviennent en général au même endroit.

Publié dans OISEAUX

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LE VIEIL HOMME AUX OISEAUX

Publié le par Françoise Andersen

  

 

De passage à Paris, j’étais arrivée au Quartier Latin une demi-heure trop tôt pour un rendez-vous concernant mon travail. Je décidai donc d’aller faire un tour au jardin du Luxembourg, où un banc bien exposé au soleil me sembla l’endroit idéal pour y passer cette demi-heure d’attente.

 

              imgres-5.jpeg                Jardin-du-Luxembourg.jpeg                                                                 

 

Un vieil homme se dirigeait, à petits pas, vers un banc qui se trouvait à une dizaine de mètres du mien. A peine se fut-il assis qu’une nuée de moineaux obscurcit tout à coup le ciel bleu de cette belle fin d’après-midi d’automne.

 

Ils se posèrent autour de lui, mais aussi sur lui. Ses épaules, ses bras, et même sa tête, soudain couverts de plumes, lui donnaient l’apparence d’un personnage de légende, mi-homme mi-oiseau. Il ouvrit un sac en plastique et en sortit des morceaux de pain qu’il jeta autour de lui avec le geste lent du semeur, sans pour cela les effrayer. Puis il emplit ses mains de miettes, et les moineaux les plus audacieux s’y précipitèrent. Il en avait un sur chaque doigt. Au bout de quelques secondes, d’autres venaient chasser les premiers qui leur laissaient la place, et ainsi de suite....

 

Fascinée par ce spectacle, je m’approchai prudemment. Le vieil homme leva la tête et m’adressa un sourire rayonnant de bonté. Dans ce vieux visage tout ridé, je fus étonnée de trouver des yeux d’un bleu très pâle et un regard candide qui me fit penser à celui du Petit Prince de Saint-Exupéry.

                                          large 543 4321-livre-le-Petit-Prince-Petit-Jour

 

"N’ayez pas peur, vous pouvez vous approcher". De sa voix douce, on aurait dit qu’il essayait de m’apprivoiser. J’obéis sur la pointe de pieds, pour ne pas faire fuir les oiseaux, et je me trouvai bientôt tout près de lui. J’eus l’impression d’être entrée dans un cercle magique. Il irradiait en effet de lui une telle sérénité, un tel accord avec la nature que je m’en sentais tout imprégnée. Cinq minutes plus tôt, mon seul désir était que soit accepté le résultat d’un an de travail, que je serrais précieusement contre moi, dans mon sac. J’avais rêvé qu’on me dise : "C’est formidable ce que vous avez fait. C’est exactement ce dont nous avons besoin". Seul comptait alors pour moi le jugement qui allait tomber quelques minutes plus tard. Maintenant, tout cela me semblait sans importance. J’enviais cet homme, et j’aurais donné n’importe quoi pour tenir moi aussi dans ma main, ne serait-ce que quelques secondes, un de "ses" moineaux.Comme s’il avait entendu ma prière muette, il me proposa : "Prenez du pain et mettez-le dans votre main. Ils vont venir". Je protestai : "Mais ils ne me connaissent pas, ils vont avoir peur de moi !". Il me rassura d’un sourire : "Non, tant que vous êtes à côté de moi, iIs savent que vous êtes une amie". En effet, en l’espace d’un instant, j’eus dans la main quatre ou cinq petites boules de plumes toutes chaudes et palpitantes. Je ne sais pas combien de temps cela dura... un instant d’éternité....

 

Des pleurs d’enfants m’ont rappelée à la réalité et je me suis tout à coup souvenue de mon rendez-vous. J’ai pris rapidement congé du vieil homme, et je suis partie en courant. Quand je suis revenue une demi-heure plus tard, avec les restes d’un pain au lait, le vieil homme n’était plus là. Je me suis assise et j’ai jeté quelques miettes pour attirer les moineaux, qui se sont très vite approchés. Mais j’ai eu beau ensuite leur présenter mon offrande, la main complètement immobile et en retenant mon souffle, aucun ne s’est approché de moi à plus d’un mètre. Le charme était rompu.

 

                            Fichier:House sparrowII

 

Si vous traversez un jour le jardin du Luxembourg, et que vous voyez l’homme aux oiseaux, approchez-vous doucement de lui. Peut-être aurez-vous aussi la chance qu’il vous fasse entrer dans son cercle magique.

 

©  Françoise Andersen

Cette histoire a déjà été publiée, il y a quelques années, sur le site de l'école de Martigny

(Suisse)            http://zwook.ecolevs.ch/martigny/zwook/enfants/histoiresvraies

 

Histoire déjà publié

Publié dans OISEAUX

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Thriller ornithologique

Publié le par Françoise Andersen

 

Cette année, c'est au-dessus de la terrasse, qu'une maman merle s'est mise à couver dans un recoin bien abrité du vent et de la pluie. Il y a une dizaine de jours, j'ai entendu des pépiements et j'ai vu trois petits becs grand ouverts qui réclamaient de la nourriture. Heureusement, la maman est vite revenue leur donner à manger. J'étais contente d'avoir à nouveau de gentils pensionnaires.
 

Quelques jours ont passé. Le papa venait aussi nourrir les petits. Ne voulant sûrement pas faire trop d'allers et retours, il arrivait à chaque fois avec trois petits vers de terre. On aurait pu croire qu'il savait compter! Tout allait donc pour le mieux jusqu'au jour où, au retour d'une promenade, j'ai constaté avec horreur que le nid était par terre, vide. Je savais bien que les oisillons étaient trop petits pour avoir déjà quitté le nid. Mon voisin, Bent,  m'a dit: "C'est sûrement une pie qui est venue les manger."  Je ne l'ai pas cru, car il me semble que les pies mangent les œufs des oiseaux mais pas les petits. Je soupçonnais plutôt le gros matou que j'avais vu rôder la veille sur la pelouse. En tout cas, quel que soit le coupable, j'étais bien triste.
 

Mais tout à coup, alors que j'examinais le nid qui était tombé sur des fleurs, j'ai eu la surprise d'apercevoir, un peu plus loin, un petit merle à qui il manquait encore quelques plumes sur le dos. Il avait l'air mourant et je me suis dit qu'il ne survivrait pas longtemps, car il faisait encore très froid la nuit. En me levant, le lendemain matin, la première chose que j'ai faite a été d'aller regarder le thermomètre. J'ai constaté avec horreur que la température était descendue à 2 degrés.


Nul doute que le seul rescapé était mort de froid pendant la nuit. Je n'osais pas aller sur la terrasse, me voyant déjà obligée de soulever le petit cadavre pour aller l'enterrer dans le jardin. Je me suis dit que cela ne servait à rien d'attendre et je suis sortie. J'ai été stupéfaite de voir qu'il respirait encore. Il a même ouvert le yeux et levé la tête vers moi. Peut-être que la maman merle s'était occupée de lui. Elle était venue en tout cas, j'en étais sûre, car elle avait commencé à reconstruire un nid par terre, autour de lui, pour le protéger. 
 

Il m'est tout à coup venu à l'idée que les deux autres bébés merles étaient peut-être encore sur le mur. J'ai donc pris un escabeau et effectivement, ils étaient deux. Il y avait même aussi un œuf.



 
Peu après, j'ai vu la mère qui s'était installée directement sur le mur au-dessus de l'oisillon que j'avais photographié à côté de l'œ
uf. Mais l'autre, qui était un peu plus loin, avait l'air frigorifié. Je sais qu'il faut laisser faire la nature et ne pas intervenir, mais j'avais vraiment envie de l'aider. Il ne faut surtout pas toucher le nid ni les oisillons, car il paraît que la mère sent l'odeur humaine et ne s'occupe alors plus de ses petits. Mais j'ai pris un bâton et j'ai remis le nid sur le mur, en partie au-dessus du petit merle, pour qu'il ait moins froid. Apparemment, la maman a bien accepté ce geste car, peu après, elle était installé dans le nid et il n'y avait plus d'oisillons à l'extérieur.
 

Nous sommes partis faire des courses et en rentrant, nouvelle catastrophe: il n'y avait plus rien sur le mur. Le nid était à nouveau par terre, la maman envolée et des deux oisillons avaient disparu.
 

Cela devenait de plus en plus énigmatique. J'ai cherché parmi les fleurs et j'ai vu, à une certaine distance de l'oisillon qui avait passé la nuit par terre, un autre petit oiseau. J'avais bien envie de le mettre près de son frère pour qu'il ait plus chaud, mais comment le déplacer sans le toucher et sans lui faire de mal? J'ai donc préféré ne rien faire. Le pauvre petit me regardait pourtant avec un air que j'ai trouvé suppliant. Il avait en plus eu la malchance de tomber sur un petit rosier. J'ai été obligée de l'abandonner à son triste sort, en espérant que la maman allait pouvoir l'aider.


Quelques heures plus tard, le thriller continuait: il avait disparu. Mais je l'ai vite retrouvé. Il était bien au chaud serré contre son frère. Il avait apparemment eu la force de se traîner jusqu'à lui.

Mais où était le troisième? J'ai eu beau chercher, je ne l'ai pas trouvé. Enfin je me disais que deux rescapés sur trois, ce n'était pas si mal, surtout étant donné que j'avais, un moment, cru qu'ils avaient tous été dévorés vivants par le chat.
 

Je me disais que c'était la fin de mon histoire et qu'en fait elle se terminait assez bien. Mais elle ne s'est terminée que le lendemain, quand j'ai vu, non pas deux petits becs, mais trois. Entre temps, la maman avait presque reconstruit un nid par terre, autour d'eux, et je suppose qu'elle y a passé la nuit avec eux. Avant-hier, quand j'ai voulu prendre une nouvelle photo, le nid était vide. Ils doivent être quelque part dans le jardin. La maman va encore les nourrir pendant quelques jours, avant qu'ils puissent vraiment voler et se débrouiller seuls. L'année prochaine,  c'est peut-être l'un deux, devenu adulte, qui fera son nid sur le mur.

 

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Pas bête la mésange !

Publié le par Françoise Andersen

 

Jean, mon voisin du dessous, est un amoureux de la nature et des animaux. Il a fait de son balcon un véritable jardin, dans lequel viennent se nourrir tous les petits oiseaux des alentours. Bien que j'aie d'excellentes relations avec lui, je lui en veux parfois de la concurrence déloyale dont je suis victime. En effet, alors que j'achète tout simplement mes graines et mes noisettes dans un supermarché, il va faire ses courses, aussi bien pour lui que pour ses "pensionnaires", dans un magasin bio. Ceux-ci préfèrent donc se nourrir chez lui. Je peux, depuis ma fenêtre, observer le bouleau qui est en face de l'immeuble et dans lequel ils viennent se percher à l'heure des repas. Eh oui, les oiseaux aussi mangent à heures fixes. Quand je vois l'un d'eux prendre son essor, je suis toute heureuse à l'idée qu'il va peut-être venir manger sur mon balcon, mais je suis souvent déçue, en le voyant aller directement au premier étage. La rumeur s'est apparemment répandue dans le quartier qu'il y avait un restaurant 3 étoiles gratuit chez Jean! Il y en a heureusement quelques-uns qui ne sont pas adeptes du bio et qui viennent chez moi, mais je dois me contenter de quelques rares mésanges bleues, noires ou charbonnières, alors que Jean voit défiler un tas d'espèces: pinson, rouge-gorge, mésange huppée, sittelle torchepot, etc.

 

L'an dernier, au printemps, il avait installé un nichoir de chaque côté du balcon. A droite, un pour les mésanges bleues et à gauche un pour les mésanges charbonnières. Celui de droite était resté inhabité alors qu'une mésange charbonnière avait niché dans l'autre. Comme dirait la Fontaine "Quand la bise fut venue", elle s'est apparemment souvenue de ce nid douillet et un soir elle est venue s'y installer pour y passer la nuit. Comme cela se répétait chaque jour, Jean, qui était frustré de ne plus la voir une fois qu'elle était entrée dans le nid, a installé une petite caméra à l'intérieur et l'a reliée à son téléviseur. Ainsi chaque soir il peut l'observer. J'ai eu la chance qu'il m'invite à assister à ce spectable extraordinaire.

 

La mésange arrive à peu près à la même heure. En ce moment c'est à 17h30 car les jours ont rallongé, mais en novembre, elle arrivait dès 16h30, quand il commençait à faire nuit. Elle commence par inspecter l'intérieur du nid comme si elle voulait s'assurer qu'il n'y a aucun danger, aucun ennemi planqué quelque part. Elle me fait penser à un enfant peureux qui regarde sous son lit avant de se coucher. Ce manège est étrange. Peut-être est-elle une maniaque de la propreté, qui veut s'assurer qu'il n'y a pas de toile d'araignée dans les coins!

 

Il y a de minuscules trous dans le bois et elle met parfois son oeil devant l'un d'eux pour inspecter l'extérieur, comme on le fait  à travers le judas d'une porte. Elle veut peut-être vérifier que personne ne l'a suivie.

 

 

 

Une fois complètement rassurée, elle  s'installe confortablement, en ayant soin de bien amasser sous son ventre les minuscules brindilles qu'elle a rapportées un jour et qui l'isolent sûrement du froid.  Puis elle s'ébouriffe les plumes.C'est très impressionnant. Elle grossit, grossit, jusqu'à devenir une grosse boule de plumes dans laquelle elle enfouit sa tête. Très vite elle s'endort. Il paraît qu'elle dort 14 heures d'affilée. Le lendemain matin, elle prend son envol vers l'arbre d'en face et elle ne revient que le soir.

 

Jean espère que le temps venu elle va y nicher et qu'il pourra suivre l'évolution depuis la ponte des oeufs jusqu'à l'envol des oisillons. C'est ce qu'il a fait dans un parc de Thonon au printemps. Il avait remarqué qu'une mésange bleue nichait dans le trou d'un arbre. Chaque jour, jusqu'à ce que les oisillons quittent le nid, il était allé l'observer. Il avait vu aussi un étourneau qui avait squatté un vieux nid de pic épeiche. Ceux-ci en font un nouveau chaque année à coup de bec et ainsi d'autres oiseaux peuvent en profiter l'année suivante. Jean et moi, nous  espérons que la mésange ne se contentera bientôt plus d'utiliser le nichoir uniquement comme centre d'hébergement de nuit, mais qu'elle commencera  à y couver. Cette histoire aura donc peut-être une suite.

 

Merci à Jean Moléro d'avoir eu la gentillesse de mettre ses photos à ma disposition.

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