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Le chien handicapé

Publié le par Françoise Andersen

Nous étions allés nous promener dans le parc de la plage d'Amphion pour essayer de photographier un héron dans son nid en haut d'un grand arbre, quand j'ai cru tout à coup voir un loup au bord du lac. Il avait des yeux clairs et son pelage ressemblait plus à celui d'un loup qu'à celui d'un berger allemand.

Le chien handicapé

De retour à la maison, j'ai cherché des images de loup sur Internet et avouez que la ressemblance est frappante.

Loup

Loup

Peut-être s'agissait-il d'un croisement entre un chien et un loup ? Cela m'a fait penser à l'histoire du "loup-chien".

A part le fait qu'il ressemblait à un loup, je n'avais rien remarqué d'anormal. Il était assis sur la pelouse devant le lac et semblait très intéressé par ce qui se passait dans une barque de pêcheurs.

 

J'ai donc moi-même porté mon regard sur cette barque. Elle était immobile et il m'a semblé qu'au lieu de pêcher, ses occupants étaient occupés à s'embrasser. Comme j'ai toujours trop d'imagination je me suis imaginé une liaison extra-conjugale dans un lieu original. Peut-être qu'il s'agissait plus de "pécheurs" que de "pêcheurs". Comme quoi un accent peut parfois faire toute la différence ! Peut-être qu'en cliquant pour agrandir la photo vous me donnerez raison ?

Le chien handicapé

J'en étais là de mes réflexions quand la propriétaire du chien a avancé une sorte de petite charrette. Elle a harnaché le chien qui a eu du mal à se mettre sur ses pattes. C'est seulement à ce moment que j'ai vu que la pauvre bête avait tout l'arrière-train paralysé et que ses jambes arrière pendaient lamentablement. Mais il semblait quand même heureux et il est parti tout guilleret se promener le long du lac. Il a de la chance d'avoir une maîtresse qui lui permette de bien vivre son handicap.

Le chien handicapé

Publié dans CHIENS

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La mésange qui réclame à boire

Publié le par Françoise Andersen

Des petites mésanges bleues viennent tous les matins grignoter les cacahouètes que je mets à leur intention sur le balcon. Je peux les admirer tout en écrivant sur mon ordinateur qui est près de la porte-fenêtre.

La mésange qui réclame à boire

L'eau étant aussi importante pour elles que la nourriture, je leur en mets dans une soucoupe. Quand il y a du soleil, cette eau s'évapore dans le courant de la journée et si j'ai oublié d'en remettre le lendemain matin, une petite mésange vient régulièrement s'agripper en bas de la vitre de la porte du balcon et me fait comprendre que le service laisse vraiement à désirer. Elle hoche la tête vigoureusement d'un air courroucé. Il ne me reste plus qu'à me lever et à remplir la soucoupe.

 

Depuis plusieurs jours j'essaie de la photographier, me disant  que sinon vous n'alliez pas me croire. J'ai enfin réussi aujourd'hui, mais je n'ai pas eu le temps d'activer le zoom et elle est si petite que c'est difficile de la voir, en bas, à gauche.

La mésange qui réclame à boire

Une fois l'eau servie, il ne se passe pas longtemps avant qu'elle vienne boire. Depuis quelques jours j'essayais en vain de la photographier pendant qu'elle buvait, mais le geste que je faisais en prenant l'appareil lui faisait peur et elle s'envolait. Aujourd'hui j'ai pris mon appareil avec des ruses de Sioux et j'ai enfin réussi.

La mésange qui réclame à boire

OCes mésanges n'aiment pas tellement les boules de graisse et de graines. Elles préfèrent de beaucoup les cacahouètes. Alors quand il n'y en a plus, elles viennent aussi en réclamer. Si nous sommes en train de manger dans la cuisine, c'est sur le rebord de la fenêtre qu'elles viennent me rappeler à l'ordre. Si je ne réagis pas, elles vont jusqu'à donner des coups de bec dans la vitre pour attirer mon attention.

 

Il ne s'agit pas d'un cas isolé: quand nous habitions en appartement dans la banlieue de Copenhague, nous avions une porte-fenêtre avec des jardinières de fleurs. Un jour, ayant pris en pitié un jeune merle dont la maman ne s'occupait plus et qui semblait chercher vainement de la nourriture en bas sur la pelouse, devant l'immeuble, j'avais commencé à mettre à son intention des graines de tournesols parmi les fleurs. Il les avait vite trouvées. Quand il n'y en avait plus, il donnait de grands coups de becs dans la vitre. J'avais même peur qu'il la casse. Lui aussi me regardait d'un air furibond si j'oubliais de le nourrir. Je ne comprends pas qu'il y ait tant d'intelligence dans de si petits cerveaux !

Publié dans OISEAUX, MÉSANGE

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Traumatisme crânien

Publié le par Françoise Andersen

J'étais en train d'écrire sur l'ordinateur près de la fenêtre, quand un bruit sourd mais violent m'a fait sursauter. J'ai tout de suite compris qu'un oiseau venait de voler droit dans la vitre. Cela arrive fréquemment au Danemark  (voir l'article "Le reflet dans la vitre)

C'était la première fois que cela arrivait à Thonon, au 3ème étage. Je n'osais pas sortir sur la balcon dans la crainte du triste spectacle qui m'y attendait. Mais il fallait bien que je prenne mon courage à deux mains. Il s'agissait d'assistance à oiseau en danger et il m'est déjà arrivé de sauver des oiseaux victimes de ce genre d'accident. Non, je ne leur faisais pas du bouche à bec, mais je mettais toujours une coupelle d'eau à leur portée (je sais, c'est peut-être bête, mais j'ai gardé l'habitude de ma mère quand j'étais petite: elle disait que si on avait eu peur, il fallait toujours boire après). Je restais aussi toujours auprès de l'oiseau évanoui, jusqu'à ce qu'il ait retrouvé ses esprits, afin qu'un vilain matou (il y en a parfois qui rôdent dans le jardin) ne vienne l'attaquer. Une fois j'ai même mis une goutte d'aquavit dans l'eau, me disant que cela allait le revigorer. Je n'ai jamais su ensuite si sa démarche hésitante était dû au choc ou bien à son taux d'alcoolémie.

 

Bref j'ai trouvé, sur le balcon, une pauvre petite mésange bleue aplatie comme une crèpe sur le ciment et parfaitement immobile. 

Traumatisme crânien

Pas le moindre frémissement pouvant laisser espérer qu'elle vivait encore. Je suis donc restée là à la regarder bêtement dans la plus grande impuissance.

 

Mais tout d'un coup il m'a semblé qu'une aile avait bougé et que le bec s'était un peu relevé. J'ai repris espoir.

Traumatisme crânien

Et le miracle s'est produit: en quelques secondes, elle s'est retrouvée sur ses pattes et est restée figée dans cette position. Comme je suis de la race des paparazzis sans scrupules, j'en ai profité pour faire une photo de très près. Elle semblait comme paralysée et n'a même pas cligné de l'oeil. J'avais honte d'augmenter encore son effroi, mais que ne ferais-je pas pour avoir un bon cliché !

Traumatisme crânien

Je suis allée illico annoncer la bonne nouvelle à mon mari et lui dire de venir la voir. Mais le temps qu'il arrive, elle s'était envolée me laissant juste en souvenir deux petits cacas.

Traumatisme crânien

Cela me prouvait en tout cas que ses fonctions intestinales étaient inaltérées.

Dommage qu'il y ait plusieurs mésanges dans le bouleau, sur la pelouse de l'immeuble, car je suis bien incapable de la reconnaître et je ne saurai jamais si elle s'est bien remise de son traumatisme crânien. Mais j'espère que cette histoire a eu une fin heureuse, qu'elle va bientôt faire son nid et avoir plein d'oisillons à qui elle apprendra, je l'espère, les dangers des vitres qui reflètent les arbres en face et donnent une fausse illusion d'espace

Publié dans OISEAUX, MÉSANGE

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