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Ils s'aiment ...

Publié le par Françoise Andersen

 

Un jour, lors de notre promenade quotidienne sur la digue,  j'ai été témoin d'une scène vraiment touchante. Deux jeunes amoureux échangeaient devant nous, sans la moindre pudeur, un baiser tendre et maladroit. J'ai bien sûr tout de suite sorti mon appareil et cela ne les a pas gênés que je joue les paparazzis. Je me suis dit: "Ils s'aiment" et j'ai eu immédiatement dans la tête la chanson d'un Québécois dont je ne me rappelle plus le nom et que vous pouvez écouter ici

 

Mais j'oubliais de vous montrer ma photo. On pourrait dessiner un coeur entre leurs têtes.

Ils s'aiment ...

 

Je vous ai bien eus :)) Vous ne pensiez pas qu'il s'agissait d'amours chevalines !

Publié dans CHEVAUX

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Le bouquetin orphelin - Nouvelle histoire

Publié le par Françoise Andersen

 

Il y a une dizaine d'années, par un bel après-midi d'automne, nous avions décidé d’aller pique-niquer au Pic des Mémises, d’où l’on a une vue magnifique sur le lac Léman. On l'aperçoit déjà peu après le Col de Creusaz, avant de monter jusqu'en haut. 

 

Vous vous imaginez peut-être les Andersen, armés de piolets, gravissant la paroi rocheuse verticale.

 

Le bouquetin orphelin    -   Nouvelle histoire
Le bouquetin orphelin    -   Nouvelle histoire

Mais si vous regardez bien la photo suivante, vous verrez qu'on peut accéder au sommet en empruntant, à partir du col. un petit sentier qui contourne le massif des Mémises. Une fois presque en haut, on prend à gauche. Ce n'est pas si raide que la photo peut le laisser croire.

Après avoir longé les crêtes, nous nous sommes installés sur les rochers au point culminant (1686 m) où nous avons dégusté notre pique-nique en admirant, d’un côté, le lac et la rive suisse, et de l’autre, les Alpes françaises avec, tout au fond, le massif du Mont-Blanc.

Le bouquetin orphelin    -   Nouvelle histoire

Un peu plus loin, un groupe de touristes anglais étaient en train de manger. Et ce que j’ai d’abord pris pour une chèvre leur mendiait de la nourriture. Pas craintive du tout, elle venait carrément manger dans leur main. Voulant probablement varier son menu, elle s’est approchée de nous, espérant sans doute que nous avions quelque chose de bon dans notre sac. C’est alors que je me suis aperçue qu’il ne s’agissait pas d’une chèvre. Elle avait des cornes recourbées et annelées. Je n’avais jamais ça.

 

L'animal s’est d’abord mis à me renifler les mains. Celles-ci devaient conserver l’odeur du pique-nique. Il a ensuite essayé de fourrer son nez dans notre sac, mais il n’y avait plus la moindre miette de nourriture. Il a paru très fâché et j’ai craint un moment qu’il se mette à me donner un grand coup de cornes qui m’aurait envoyée en bas de la montagne. Mais il n’était pas du tout belliqueux. Il s’est contenté de prendre un air déçu. Et il est parti dignement, après m’avoir lancé un regard méprisant.

Le bouquetin orphelin    -   Nouvelle histoire

 

Aussitôt rentrée à la maison, j’ai ouvert mon dictionnaire pour essayer de voir quel étrange animal nous avions rencontré. Je l’ai trouvé presque immédiatement : il s’agissait d’un bouquetin. Seulement le bouquetin est un animal sauvage alors que celui qui faisait la manche au Pic des Mémises n'était guère farouche. Le mystère restait donc entier.

 

Mon voisin va souvent en randonnée en montagne, et il connaît bien tous les animaux de la région. Quand je lui ai dit que j’avais sûrement vu un bouquetin, il est parti d’un grand rire. D’après lui, ces animaux étaient rares, et en plus très sauvages. Donc d'après lui j’avais vu UNE CHÈVRE, point final J’étais très vexée, mais il n’en démordait pas et souriait ironiquement devant l’ignorance de cette pauvre citadine qui ne faisait sûrement pas non plus la différence entre un canard et une oie !

 

Mais quelques mois plus tard, j’ai rencontré des montagnards lors d’une randonnée. La conversation s’est engagée et je leur ai parlé de mon bouquetin. C’est inouï le nombre de rencontres intéressantes que je fais lors de nos randonnées. Je croyais que, comme mon voisin, ils allaient se moquer de moi, mais à ma grande surprise, ils m’ont raconté l’histoire de ce bouquetin. Il s’était retrouvé orphelin et un troupeau de chèvres sauvages l’avait adopté et nourri. Depuis, il vivait avec ce troupeau, dont il était devenu le chef. Bizarrement, les chèvres étaient sauvages et s’enfuyaient à l’approche des promeneurs, alors que lui s’était peu à peu apprivoisé au contact des randonneurs et de leurs casse-croûtes appétissants. Cette histoire m’a ensuite été confirmée par plusieurs habitants de la région.

 

J'ai trouvé sur Internet une vidéo qui montre un bouquetin avec des cornes anormalement longues, qu'il utilise d'une manière originale. Cela m'a amusée alors je vous en fais profiter.

 

Publié dans CERVIDÉS

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Combat de faisans

Publié le par Françoise Andersen

Presque tous les jours, l'été,  des faisans traversent notre jardin danois. Parfois il s'y arrêtent un moment pour picorer les graines qui sont tombées sous la mangeoire des oiseaux. Ils ont l'air bêtes et prétentieux, mais ils sont très décoratifs . Je trouve qu'ils donnent à la pelouse un aspect "grand standing". 

 

Combat de faisans

Une année un vieux mâle encore vert faisait la loi dans le jardin et le considérait comme SON territoire, qu'il défendait jalousement. Dès qu'un jeune mâle s'approchait pour venir manger à côté de lui, il se mettait à l'enguirlander. Je ne connais pas le langage faisan, mais on sentait bien qu'il lui disait quelque chose dans le genre: "Casse-toi ou ça va chauffer". Parfois le jeune prenait peur et se sauvait, mais il arrivait qu'un jeune mâle plus téméraire lui tienne tête. Alors on aurait dit que le vieux lui disait: "Viens te battre si tu es un homme". Il se dirigeait alors toujours vers l'endroit où j'ai pris la photo (jamais ailleurs) et bizarrement le jeune le suivait.

Combat de faisans

Arrivés à une vingtaine de mètres de la mangeoire, à l'endroit choisi par le vieux -  à gauche sur la photo - ils se faisaient face et  commençaient à se voler dans les plumes. Le jeune, moins costaud, battait en général vite en retraite.

 

Je n'ai pas le temps aujourd'hui, mais j'ai beaucoup de choses à vous raconter à propos de ces faisans et je continuerai un autre jour

Publié dans FAISAN

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Mon oiseau "de garde" et l'oiseau imitateur

Publié le par Françoise Andersen

(Désolée, à nouveau une histoire déjà publiée, mais peut-être que vous ne l'avez pas lue l'an dernier. Je vous promets que la prochaine sera inédite.)

 

Je suis sûre que ce titre vous a intrigués, alors je vous explique. L'an dernier j'ai acheté un petit oiseau électronique en plastique. Je l'ai mis près de la porte d'entrée et chaque fois que quelqu'un était devant la porte, sa présence était détectée par une petite cellule électrique et ca déclenchait un chant mélodieux assez long. C'était tellement ressemblant que certains oiseaux s'y méprenaient et lui répondaient  "cui cui" (enfin plutôt "pip pip" puisqu'ils parlent danois). Ca remplacait avantageusement notre sonnette qui ne marchait plus. Tout le monde trouvait cela très sympa et comme la musique se répétait deux fois et très fort, nous l'entendions toujours, même en étant dans le jardin.

 

 

                DSCN1260.JPG

 

Cette année  je l'ai donc installé à la même place après l'avoir testé. Nous étions en train de déjeuner quand nous l'avons entendu, mais bizarrement 3 fois de suite au lieu de 2. Quand je suis arrivée à la porte, il n'y avait personne. Cela s'est répété une autre fois et je n'y comprenais rien. J'ai pensé que quelque chose avait volé devant le détecteur.

 

Quand le chant s'est déclenché une troisième fois et que j'ai remarqué qu'il avait l'air de venir d'ailleurs, je me suis apercue qu'il y avait, dans l'arbre du voisin, le Laurent Gerra des oiseaux, qui l'imitait à la perfection ! 

 

Je vais donc enlever ce gadget électronique, peu esthétique, puisqu'il ne nous sert plus à rien.

 

J'ai vu l'oiseau imitateur s'envoler et il était petit. Je croyais que seuls les perroquets, les mainates et à la rigueur les merles avaient ce don d'imitation, mais je me suis souvenue qu'un voisin m'a dit qu'il était réveillé chaque matin à 5 h par un oiseau qui imitait un réveil-matin.

 

J'ai une anecdote à ce propos. Elle s'est passée, m'a-t-on dit, dans une petite gare danoise, il y a longtemps, quand les chefs de gare utilisaient leur sifflet pour signaler au conducteur du train qu'il pouvait démarrer. Un merle, qui vivait près de la gare, avait appris à imiter le sifflet. Résultat : des trains partaient alors que tout le monde n'était pas encore à l'intérieur. Cela pouvait représenter un danger pour les passagers, s'ils étaient en train de monter à bord juste à ce moment-là. Alors cette histoire a eu une fin triste mais inévitable. Ils ont fait appel à un tireur expert et le pauvre merle imitateur a été abattu. 

 

Je ne vais pas avoir recours à une méthode aussi barbare et je vais me contenter de m'acheter une nouvelle sonnette.

 

 

Publié dans OISEAUX

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Retrouvailles avec le "chien ingrat"

Publié le par Françoise Andersen

Les météorologues nous avaient promis du soleil et une hausse de la température. Pour une fois ils ne se sont pas trompés. On avait envie de chanter la chanson de Michel Fugain "Le printemps est arrivé".

Vu d'en haut, le lac Léman semblait se prendre pour la Méditerranée.

Vous avez vu ce bleu ?

Retrouvailles avec le "chien ingrat"

Avant d'arriver en haut, je n'ai pu m'empêcher de prendre des photos de ce beau ciel bleu.

Retrouvailles avec le "chien ingrat"
Retrouvailles avec le "chien ingrat"
Retrouvailles avec le "chien ingrat"

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, j'ai vu arriver le "chien ingrat" qui accompagnait un couple de personnes âgées, qui gravissaient péniblement la pente.

    

 

Quand je l'ai appelé, il est tout de suite monté vers moi en frétillant de la queue. Cela m'a fait vraiment plaisir, car j'avais été peinée quand il avait, à plusieurs reprises, fait semblant de ne pas me reconnaître.

Retrouvailles avec le "chien ingrat"

J'ai eu l'impression qu'il hésitait entre continuer à monter avec des gens qui marchaient aussi lentement que nous ou bien nous suivre dans la descente. Mais après avoir échangé quelques mots avec nous, la dame, lui a dit "Viens, le chien" et il l'a suivie. J'ai juste eu le temps de le photographier de dos. Vous voyez mon ombre à sa gauche

Retrouvailles avec le "chien ingrat"

 

J'ai été un peu déçue mais malgré tout heureuse que mes relations avec ce chien se soient quand même améliorées. Peut-être que la prochaine fois, c'est nous qu'il suivra. Aujourd'hui il voulait profiter de ce temps magnifique et il n'avait pas envie de redescendre déjà chez lui.  C'est compréhensible.

 

Retrouvailles avec le "chien ingrat"

Publié dans CHIENS

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Le scarabée immigré clandestin au Danemark

Publié le par Françoise Andersen

(Déjà publié)

 

Je crois que, grâce à moi, la cétoine dorée (appelée aussi "hanneton des roses") et qui pour moi est un "scarabée vert") a été réintroduite en Scandinavie il y a 2 ans. Voici comment ça s'est passé

 

Chaque été, à Thonon, sur le balcon, plusieurs scarabées verts allaient de fleur en fleur sur le balcon. La première fois que l'un d'eux m'avait frôlée, j'avais eu très peur, car leur vol est très bruyant et j'avais vite reculé ma tête en entendant ce bourdonnement. Mais ils sont absolument inoffensifs.

 

Ils affectionnent particulièrement les fleurs d'églantiers et les roses, parce qu'ils se nourrissent de leurs étamines gorgées de pollen. Mais fautes de roses, ils se contentaient des marguerites de mon balcon. Chaque année, comme ces marguerites étaient en pleine floraison au moment de notre "migration", je les emportais au Danemark, dans le coffre de la voiture, en même temps que les géraniums.

 

 

Le scarabée immigré clandestin au Danemark

Dans mon jardin danois, je n'avais jamais vu de scarabées verts. Alors j'ai été très surprise, il y a deux ans, quand j'en ai vu un, quelques semaines après notre arrivée, sur une des marguerites. Il est vite devenu un habitué de la terrasse et j'ai été contente de pouvoir à nouveau photographier ces merveilleux insectes, qui ressemblent à des bijoux vert métallisé et or.

 

Je me demandais si j'allais le revoir l'été suivant. J'ai donc été ravie, l'été dernier, quand j'en ai vu un sur une fleur jaune dont je ne connais pas le nom.

 

 

Le scarabée immigré clandestin au Danemark

 

Je m'étonnais de voir des scarabées deux années de suite alors que, pendant dix ans, je n'en avais vu aucun. J'ai donc essayé de me renseigner sur le sujet en allant sur Google. Et là j'ai eu la surprise de ma vie. J'ai d'abord vu sur Wikipédia que la cétoine dorée était commune en Europe méridionale et centrale mais rare en Angleterre et Scandinavie. Mais dans un autre article, un entomologiste se réjouissait d'en avoir vu une alors que, depuis plusieurs années, on pensait qu'elles avaient disparu au Danemark.

 

J'ai tout de suite fait la relation avec "mes" scarabées verts en me disant qu'un scarabée thononais devait avoir pondu des oeufs dans les pots de marguerites et que ceux-ci étaient devenus des vers, puis des scarabées danois, après le voyage entre la France et le Danemark.

 

Je pense donc que j'ai sauvé les cétoine dorées danoises de l'extinction.   ;)

 

Publié dans INSECTES, CÉTOINE DORÉ

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Un chien ingrat (nouvelle histoire)

Publié le par Françoise Andersen

Je vous ai déjà parlé de ce que j'appelle les "chiens randonneurs" de Haute-Savoie. Ils n'aiment pas se balader seuls en montagne. Ils attendent souvent près d'un parking. Quand ils voient des gens qui se préparent à partir en rando, ils viennent se coucher près de leur voiture et attendent patiemment qu'ils soient prêts pour leur emboîter le pas.

 

Étant donné que nous ne pouvions plus faire de grandes marches en montagne, cela faisait longtemps que cela ne nous était pas arrivé d'en croiser un. Eh oui, l'âge venant ( je vais sur mes 76 ans et mon mari sur ses 79 ), nous devons nous contenter de courtes promenades, qui ne demandent pas trop d'efforts. Finies les marches de cinq  ou six  heures d'affilée sur des chemins escarpés. Mais j'ai heureusement la sagesse de suivre le principe d'un vieil ami : "Il ne faut pas se plaindre de ce qu'on ne peut plus faire, mais se réjouir de ce qu'on peut encore faire". Donc je suis quand même heureuse et fière de pouvoir encore arriver à gravir la petite route pentue qui mène au monastère et aux ruines des Châteaux. Je me dis qu'il faut me réjouir de pouvoir encore aller de Thonon aux Allinges, avant de passer à l'étape suivante, "... du lit au fauteuil et du fauteuil au lit", suivant les paroles de Brel dans "Les vieux". Elles m'ont toujours fait frémir, même quand j'étais jeune.

 

Un jour, l'hiver dernier,  alors que nous venions de nous garer sur le parking, qui était désert, j'ai vu un chien que j'ai tout de suite reconnu comme étant un "chien randonneur". Il nous avait aussi repérés et il est venu vers notre voiture. Je lui ai adressé la phrase traditionnelle:  "Alors le chien, tu viens te promener avec nous ?". Il a acquiescé de suite en langage chien, c'est-à-dire qu'en entendant le mot "promener", il a levé les yeux vers moi en frétillant de la queue. Il semblait très content d'avoir trouvé de la compagnie. En effet l'hiver les promeneurs sont rares pendant la semaine, à moins qu'il fasse vraiment beau. Il nous a suivis non seulement ce jour-là, mais plusieurs fois pendant  l'hiver. Chaque fois que nous arrivions au parking des Châteaux je le cherchais des yeux. Il n'était pas toujours là, mais s'il l'était, il semblait content d'avoir enfin de la compagnie et il nous suivait toujours. Je me suis aperçue un jour qu'il habitait une maison en face, dont la grille était toujours ouverte.

 

Il me semblait l'avoir déjà vu quelque part, mais c'était parce qu'il ressemblait au chien de l'auberge du Col du Feu, dont je vous ai parlé dans "Le chien qui aimait la montagne".

 

Avant, quand nous marchions encore d'un pas allégre,  les chiens restaient à nos côtés. Les gens que nous croisions pensaient qu'ils étaient à nous. Cela nous valait même parfois des regards mauvais de la part de personnes tenant leur chien en laisse, mécontents que nous n'en fassions pas autant avec "le nôtre", s'il y avait un écriteau portant la mention: "Les chiens doivent être tenus en laisse". Je me sentais donc parfois obligée d'expliquer: "Je ne connais pas ce chien. Il nous a suivis".

 

Comme nous marchons maintenant très lentement, le chien des Allinges prenait vite de l'avance, mais il se retournait régulièrement pour voir si nous le suivions toujours. Souvent il s'arrêtait pour nous attendre patiemment. Mais il arrivait aussi qu'il disparaisse tout à coup. 

 
Un chien ingrat (nouvelle histoire)
Un chien ingrat (nouvelle histoire)

Mais il nous attendait toujours à l'entrée du monastère.

Un chien ingrat (nouvelle histoire)

Pendant que je prenais des photos, il tuait le temps en fouinant ici et là et en semblant penser: "Elle a pas bientôt fini, la vieille ?". Je voyais bien qu'il aurait préféré continuer à grimper.

 

Un chien ingrat (nouvelle histoire)
Un chien ingrat (nouvelle histoire)

Mais il nous suivait malgré tout à chaque fois que nous redescendions. De retour sur le parking, suivant l'habitude des "chiens randonneurs", il s'en allait, indifférent. A chaque fois, je m'attends à de touchants adieux avec ces  chiens, car je m'attache vite. Mais je suis toujours déçue car, une fois la promenade finie, nous n'existons plus. 

 

Un jour nous montions péniblement, car nous venions de rentrer du Danemark, plus précisément de l'île de Lolland qui culmine à 34 m. et nous n'étions plus habitués aux chemins raides. Le pauvre chien était donc obligé de nous attendre souvent et je croyais sentir chez lui un certain agacement. Cela s'est confirmé quand un jeune couple nous a doublés d'un pas sportif. Quand ils sont arrivés à sa hauteur, au lieu de continuer à nous attendre, il leur a emboîté le pas. Quand nous sommes arrivés en haut, il était couché aux pieds de ses nouveaux "maîtres", qui avaient trouvé un banc au soleil. Nous sommes allés nous installer sur un autre banc et je l'ai appelé, mais il a fait comme s'il ne m'entendait pas. Pareil quand nous sommes redescendus. Il a refusé de nous suivre.

 

La fois suivante quand je l'ai vu sur le parking et que je lui ai proposé de venir avec nous, il a fait semblant de ne pas nous connaître. Je vous assure que c'est vrai: Il a tourné la tête ostensiblement, en ayant l'air d'être très absorbé par la contemplation de quelque chose dans le lointain. Il se comportait comme quelqu'un qui ne veut pas vous parler et fait semblant de ne pas vous reconnaître. Dès qu'il a vu des jeunes gens s'apprêter à monter, il les a suivis, sans même qu'ils l'y invitent. Je n'existais plus pour lui. Il en avait eu assez de devoir sans arrêt nous attendre. Il préférait les gens qui marchent plus vite.

 

Je lui en veux car quand il n'avait personne d'autre que nous, pendant l'hiver, il était bien content de nous trouver. Il pourrait bien être un peu reconnaissant et venir avec nous ne serait-ce que de temps en temps. J'aime beaucoup les chiens mais je n'ai jamais pu en avoir, alors je suis contente quand j'ai l'impression d'en avoir un, le temps d'une promenade. Mais non,  je vous le dis: ce chien est un ingrat sans coeur.

Publié dans CHIENS

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Le mémorial des Justes (Clairière de Ripaille - Thonon)

Publié le par Françoise Andersen

 

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