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Le héron (suite)

Publié le par Françoise Andersen

Je vous avais dit, dans l'article précédent, que j'allais retourner à Amphion dans l'espoir de photographier un héron en vol. C'est ce que j'ai essayé de faire hier et je vous assure que cela n'a pas été facile. Le résultat a été plutôt médiocre. Conclusion, comme l'écrivaient souvent mes profs, sur mes bulletins scolaires: "Assez bien, mais peut mieux faire". Donc je ne me déclare pas vaincue. Je reviendrai bientôt dans le parc d'Amphion.

 

 

Le héron (suite)

J'ai cherché en vain un nid en balayant  la cîme des arbres avec le zoom sur maximum, mais rien. J'étais très déçue, mais j'ai vite eu l'explication en entendant des cliquetis de bec qui venaient de plus loin. Je m'étais trompée d'endroit.

 

En allant vers la gauche, j'ai enfin réussi à voir la tête d'un héron qui dépassait d'un nid. On voit une aile en partie déployée, donc je pensais qu'il s'apprétait à aller pêcher dans le lac. Il a en effet pris son envol, mais je l'ai raté. Je commençais à désespérer d'arriver à prendre un héron en vol.

Le héron (suite)

Il est revenu rapidement et cette fois-ci il m'a présenté son autre profil.

Le héron (suite)

Et puis il s'est élancé à nouveau vers le lac, mais à nouveau je n'ai pas été assez rapide. Pendant son absence, il m'a semblé voir quelque chose se dresser dans le nid. J'ai shooté un peu au hasard et c'est seulement une fois la photo agrandie sur mon ordinateur que j'ai découvert une drôle de peluche ébouriffée. A mon avis, il pourrait s'agit d'un petit.

Le héron (suite)

Mon pauvre mari s'ennuyait ferme sur un banc à une cinquantaine de mètres de moi. Il faut dire que le temps avait passé très vite pour moi depuis notre arrivée, mais pas pour lui ! J'ai décidé d'abréger ses souffrances. Si, si, i je vous assure : on sentait qu'il rongeait son frein. Je suis retournée vers lui et lui ai proposé que nous allions nous asseoir au bord du lac. En effet là où je l'avais laissé (si j'était honnête, je devrais presque dire "parqué") , on ne voyait pas grand chose, à part des troncs d'arbres.

 

Le ciel n'était pas si bleu que la dernière fois - il était plutôt gris-bleu - et je me suis dit que, même si je n'avais pas pris de héron en vol, cela n'avait pas tellement d'importance car cela serait bien mieux la prochaine fois, avec un ciel azur. On se console comme on peut, mais j'ai pensé, en disant cela, à La Fontaine et à ses "Les raisins sont trop verts".

 

Tout à coup j'ai vu un oiseau au loin. Mon mari m'a assuré qu'il ne s'agissait pas d'un héron - il faut que je pense à prendre un rendez-vous pour lui chez l'opticien pour qu'il vérifie sa vue ;) - mais il s'agissait bel et bien de mon héron. Pour rester dans mes souvenirs de fables: si ce n'était lui, c'était son frère ou bien quelqu'un des siens.   :))

 

 

Le héron (suite)
Le héron (suite)

Malheureusement il était très loin et mon zoom n'était pas assez puissant. C'est mieux que rien, mais je suis têtue et je vais finir par arriver à avoir la photo de mes rêves. C'est bien d'avoir la chance de pouvoir encore rêver à mon âge.

Publié dans OISEAUX, HÉRON

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Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

Publié le par Françoise Andersen

Au lieu d'aller nous promener au bord du lac en direction de Genève, nous étions allés, il y a quelques jours, dans le parc de la plage à Amphion. C'est une petite station balnéaire située entre Thonon et Évian, au bord d'une jolie baie.

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

Amphion appartient à la commune de Publier qui se trouve sur les hauteurs et d'où on a une très belle vue sur le Léman. C'est là que nous allons remplir  nos bouteuilles gratuitement, à la buvette de Farquenoud,  d'une eau qui est quasiment la même que celle de la source Cachat,  commercialisée sous le nom d'eau d'Evian.

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

Sous le second empire, c'était une station thermale réputée, avant qu'elle ne soit supplantée par Evian. L'ancien établissement thermal est devenu un hôtel, l'hôtel des Princes.

 

Dans le parc des Cèdres j'ai découvert qu' un monument, dont je ne m'étais jamais approchée auparavant, est consacré à la poétesse Anna de Noailles. Son nom évoque seulement pour moi de vagues souvenirs d'école, mais j'ai eu envie d'en savoir plus sur elle. Je pensais qu'elle avait habité la région car il y a, à Amphion un parc qui porte son nom ainsi qu'un lycée Anna de Noailles à Evian, mais d'après Google, elle a toujours habité à Paris. Étant donné qu'elle avait une villa à Amphion, je suppose qu'elle y venait en vacances.

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

 

Je viens de lire quelques-uns de ses poèmes, et j'ai trouvé qu'elle écrivait de jolies choses.

 

Elle est enterrée au Père-Lachaise, mais son coeur repose au cimetière de Publier/Amphion.

Mais revenons à notre héron, qui était en fait le sujet de cet article. Si je n'en ai pas encore parlé, c'est que la partie de cache-cache n'a commencé que lorsque nous sommes arrivés à ces grands arbres. Un peu plus loin il y en avait d'encore plus hauts ( 30 ou 40 mètres ). 

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

Nous avons soudain entendu, venant de leurs cîmes, de puissants cris d'oiseaux et des claquements de becs, qui m'ont tout de suite fait comprendre qu'au-dessus de nous il y avait des nids de héron.

 

Alors que je levais les yeux vers le ciel, j'ai vu un héron qui volait vers l'un des arbres. C'était magnifique. Il se détachait bien sur le ciel qui était si bleu ce jour-là. J'ai lu sur Google que les hérons volent lentement. Je vous assure que le type qui a écrit ça n'a jamais essayé d'en photographier un en vol. Le temps que je sorte l'appareil de ma poche, que j'ouvre l'objectif et que j'essaie de focaliser sur lui, il avait disparu. Elle rageait la Françoise ! D'autant plus que je l'ai raté une seconde fois, un peu plus tard, alors qu' il repartait vers le lac pour pêcher. Cette fois-ci j'étais prête et j'avais mon "arme" à la main, mais des branches l'ont vite caché à ma vue.

Je me suis donc contentée de zoomer et de shooter un peu au hasard vers un vague point blanc, dont je ne savais même pas s'il avait un rapport avec un nid. Ce n'est qu'une fois la photo chargée sur mon ordinateur et agrandie que j'ai eu une excellente surprise. Qu'est-ce que j'ai été contente en découvrant la tête d'un héron !

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

 

J'aurais aimé vous en montrer un en vol, mais ce sera, je l'espère, pour une autre fois. Maintenant que je sais que cet endroit est une héronnière, je vais aller y jouer les paparazzis. J'imagine déjà la joie que j'éprouverai quand j'en prendrai un en vol. Non seulement, au fil des ans, j'ai appris à jouir de tous ces petits instants de bonheur qu'offre la nature, mais je m'en réjouis aussi à l'avance, ce qui double le plaisir.

Publié dans OISEAUX, HÉRON

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Des bébés cygnes en péril

Publié le par Françoise Andersen

Je suis allée dernièrement dans le petit port de pêcheurs d'Anthy-sur-Léman dans le but de photographier des hérons, car il y en a parfois au bout de la jetée. J'ai été déçue car celle-ci était désespérément vide. Même pas une mouette à me mettre sous l'objectif

Des bébés cygnes en péril

Je me sentais trés frustrée. Quand je me suis mis quelque chose dans la tête, je suis prête à tout pour y arriver: j'avais décidé de photographier un héron et je ne voulais pas revenir bredouille. Alors j'ai interpellé un monsieur qui passait par là et je lui ai demandé, sans m'apercevoir de l'incongruité de ma question: "Pardon Monsieur, vous n'avez pas vu un héron ?". Comme si un enfant avait échappé à ma surveillance et que je me renseignais auprès des passants: "Vous n'avez pas vu un petit garçon...etc.".

 

Le monsieur n'a pas eu l'air étonné et il m'a répondu qu'il y en avait parfois, mais qu'aujourd'hui il n'en avait pas vu. En revanche il m'a signalé qu'un cygne avait fait son nid dans un coin, à l'abri de la jetée. J'ai vite pris une première photo, de loin.

Des bébés cygnes en péril

Et puis je me suis approchée avec précaution, mais il n'a pas eu l'air d'apprécier.

Des bébés cygnes en péril

J'ai donc vite battu en retraite, me contentant de  ce cliché et je suis allée rejoindre mon mari qui était assis sur un banc, devant le port. Tout à coup j'ai entendu qu'on m'appelait. C'était le monsieur qui avait la gentillesse de me prévenir de l'arrivée d'un héron. Je me suis précipitée.

Des bébés cygnes en péril
Des bébés cygnes en péril

J'ai été un peu déçue du résultat car l'an dernier j'avais réussi une plus belle photo.

Des bébés cygnes en péril

Comme le monsieur avait oublié son appareil photo nous avons échangé nos adresses email et je lui ai promis de lui envoyer mes photos. J'aime beaucoup ces rencontres fortuites. Parfois on se découvre des intérêts communs et grâce à Internet on reste en contact. C'est ce qui a été le cas ce jour-là. Mon mari m'envie la facilité que j'ai de communiquer avec les gens. Il ne pourrait jamais arrêter un inconnu pour lui demander si, par hasard, il n'aurait pas vu un héron ! Mais il est Danois et moi je suis d'origine méridionale. Ceci explique cela...

 

Quelques jours plus tard, j'ai reçu du monsieur en question, un mail avec des photos. Il avait eu la chance de photographier le cygne avec ses oeufs. Il vient gentiment de me donner l'autorisation de publier une de ses photos  

© Michel COEX

© Michel COEX

M. Coex fait de très jolies photos. S'il m'y autorise je vous montrerai un jour ses  magnifiques portraits de héron et de bouquetin qui m'ont rendue verte de jalousie. ;)

 

J'espère que l'éclosion aura lieu avant mon départ pour le Danemark. L'an dernier je n'avais pas pu suivre l'aventure jusqu'au bout, quand j'avais découvert qu'un cygne était en train de construire son nid dans le port de Séchex, pas loin d'Anthy.

Des bébés cygnes en péril

 

Ce cygne n'était pas bête. Il avait élu domicile juste sous la terrasse d'un restaurant spécialisé dans les fritures de perche, les filets de féra, etc., sur la petite plage qui se trouve sous l'écriteau "Ponton clientèle".

 

 

Des bébés cygnes en péril

Malheureusement M. Coex m'a appris que les bébés cygnes sont en danger : quand l'eau du lac va monter, ils risquent de perdre la vie. Voir l'article "Ils ont vidé le lac" dans lequel j'explique ce qui se passe chaque année après la fonte des neiges. Lors des vidanges qui ont lieu en mai/juin les cygnes et d'autres oiseaux n'ont, en effet,  pas encore eu le temps de mettre leur progéniture à l'abri. Cela m'a beaucoup attristée.

Publié dans OISEAUX, CYGNE

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Ils ont "vidé le lac Léman" - suite des "Cygnes en péril"

Publié le par Françoise Andersen

J'ai repris mon grand rangement - un travail titanesque - qui consiste à déménager vers viefrancodanoise.over-blog.com tous les articles n'ayant aucun rapport avec les animaux. 

On peut donc désormais, en cliquant sur ce lien, y trouver l'article "Ils ont vidé le lac", qui date d'avril 2004. C'était en fait la suite des "cygnes en péril", qui reste sur ce blog.

 

Publié dans OISEAUX, CYGNES

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