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43 articles avec oiseaux

Le héron d'Amphion, couvée 2015

Publié le par Françoise Andersen

Il y a un an, j'avais eu la chance de photographier un héron dans son nid au sommet d'un des grands arbres du parc de la plage d'Amphion-les-Bains.

Nous sommes retournés à Amphion la semaine dernière et le héron était dans nid, à la même place que l'an dernier.

Le héron d'Amphion, couvée 2015

Mais j'avais juste eu le temps d'apercevoir sa tête, et il s'était vite caché. J'en ai compris la raison en voyant un rapace tournoyer au-dessus de l'arbre.

Comme j'étais frustrée de n'avoir pu faire les belles photos que j'espérais, nous y sommes retournés hier.

Le héron d'Amphion, couvée 2015

J'ai eu beau scruter la cîme des arbres, pas de trace de héron. En revanche plusieurs rapaces tournoyaient dans le ciel. Quand ils se sont éloignés, j'ai vu le héron arriver, mais il a eu une conduite étrange. Il tournoyait autour de "son" arbre, mais sans se poser.

Le héron d'Amphion, couvée 2015

J'avais l'impression qu'il avait peur d'indiquer aux rapaces où se trouvait son nid. Il a fini par s'éloigner de l'arbre en direction du lac.

Je pensais que c'était la fin de ce safari photo infructueux mais, alors que nous nous promenions ensuite le long du lac, je l'ai vu qui montait la garde au bout de la jetée d'un petit port privé. J'ai pu alors lui tirer le portrait à ma guise

Le héron d'Amphion, couvée 2015
Le héron d'Amphion, couvée 2015

C'est amusant de voir comme il change d'allure suivant qu'il sort son cou ou le rentre.

Malheureusement l'arrivée de deux kajaks a interrompu la séance photo. Le héron s'est envolé et je ne l'ai plus revu.

Le héron d'Amphion, couvée 2015

J'espère que j'aurai plus de chance la prochaine fois. Normalement il couve en avril pendant environ 3 semaines et ensuite il nourrit ses petits, donc il y a encore de belles photos en perspective. A condition que le nid ne soit pas attaqué entre temps par de méchants rapaces.

 

A suivre...

Publié dans OISEAUX, HÉRON

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La mésange qui réclame à boire

Publié le par Françoise Andersen

Des petites mésanges bleues viennent tous les matins grignoter les cacahouètes que je mets à leur intention sur le balcon. Je peux les admirer tout en écrivant sur mon ordinateur qui est près de la porte-fenêtre.

La mésange qui réclame à boire

L'eau étant aussi importante pour elles que la nourriture, je leur en mets dans une soucoupe. Quand il y a du soleil, cette eau s'évapore dans le courant de la journée et si j'ai oublié d'en remettre le lendemain matin, une petite mésange vient régulièrement s'agripper en bas de la vitre de la porte du balcon et me fait comprendre que le service laisse vraiement à désirer. Elle hoche la tête vigoureusement d'un air courroucé. Il ne me reste plus qu'à me lever et à remplir la soucoupe.

 

Depuis plusieurs jours j'essaie de la photographier, me disant  que sinon vous n'alliez pas me croire. J'ai enfin réussi aujourd'hui, mais je n'ai pas eu le temps d'activer le zoom et elle est si petite que c'est difficile de la voir, en bas, à gauche.

La mésange qui réclame à boire

Une fois l'eau servie, il ne se passe pas longtemps avant qu'elle vienne boire. Depuis quelques jours j'essayais en vain de la photographier pendant qu'elle buvait, mais le geste que je faisais en prenant l'appareil lui faisait peur et elle s'envolait. Aujourd'hui j'ai pris mon appareil avec des ruses de Sioux et j'ai enfin réussi.

La mésange qui réclame à boire

OCes mésanges n'aiment pas tellement les boules de graisse et de graines. Elles préfèrent de beaucoup les cacahouètes. Alors quand il n'y en a plus, elles viennent aussi en réclamer. Si nous sommes en train de manger dans la cuisine, c'est sur le rebord de la fenêtre qu'elles viennent me rappeler à l'ordre. Si je ne réagis pas, elles vont jusqu'à donner des coups de bec dans la vitre pour attirer mon attention.

 

Il ne s'agit pas d'un cas isolé: quand nous habitions en appartement dans la banlieue de Copenhague, nous avions une porte-fenêtre avec des jardinières de fleurs. Un jour, ayant pris en pitié un jeune merle dont la maman ne s'occupait plus et qui semblait chercher vainement de la nourriture en bas sur la pelouse, devant l'immeuble, j'avais commencé à mettre à son intention des graines de tournesols parmi les fleurs. Il les avait vite trouvées. Quand il n'y en avait plus, il donnait de grands coups de becs dans la vitre. J'avais même peur qu'il la casse. Lui aussi me regardait d'un air furibond si j'oubliais de le nourrir. Je ne comprends pas qu'il y ait tant d'intelligence dans de si petits cerveaux !

Publié dans OISEAUX, MÉSANGE

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Traumatisme crânien

Publié le par Françoise Andersen

J'étais en train d'écrire sur l'ordinateur près de la fenêtre, quand un bruit sourd mais violent m'a fait sursauter. J'ai tout de suite compris qu'un oiseau venait de voler droit dans la vitre. Cela arrive fréquemment au Danemark  (voir l'article "Le reflet dans la vitre)

C'était la première fois que cela arrivait à Thonon, au 3ème étage. Je n'osais pas sortir sur la balcon dans la crainte du triste spectacle qui m'y attendait. Mais il fallait bien que je prenne mon courage à deux mains. Il s'agissait d'assistance à oiseau en danger et il m'est déjà arrivé de sauver des oiseaux victimes de ce genre d'accident. Non, je ne leur faisais pas du bouche à bec, mais je mettais toujours une coupelle d'eau à leur portée (je sais, c'est peut-être bête, mais j'ai gardé l'habitude de ma mère quand j'étais petite: elle disait que si on avait eu peur, il fallait toujours boire après). Je restais aussi toujours auprès de l'oiseau évanoui, jusqu'à ce qu'il ait retrouvé ses esprits, afin qu'un vilain matou (il y en a parfois qui rôdent dans le jardin) ne vienne l'attaquer. Une fois j'ai même mis une goutte d'aquavit dans l'eau, me disant que cela allait le revigorer. Je n'ai jamais su ensuite si sa démarche hésitante était dû au choc ou bien à son taux d'alcoolémie.

 

Bref j'ai trouvé, sur le balcon, une pauvre petite mésange bleue aplatie comme une crèpe sur le ciment et parfaitement immobile. 

Traumatisme crânien

Pas le moindre frémissement pouvant laisser espérer qu'elle vivait encore. Je suis donc restée là à la regarder bêtement dans la plus grande impuissance.

 

Mais tout d'un coup il m'a semblé qu'une aile avait bougé et que le bec s'était un peu relevé. J'ai repris espoir.

Traumatisme crânien

Et le miracle s'est produit: en quelques secondes, elle s'est retrouvée sur ses pattes et est restée figée dans cette position. Comme je suis de la race des paparazzis sans scrupules, j'en ai profité pour faire une photo de très près. Elle semblait comme paralysée et n'a même pas cligné de l'oeil. J'avais honte d'augmenter encore son effroi, mais que ne ferais-je pas pour avoir un bon cliché !

Traumatisme crânien

Je suis allée illico annoncer la bonne nouvelle à mon mari et lui dire de venir la voir. Mais le temps qu'il arrive, elle s'était envolée me laissant juste en souvenir deux petits cacas.

Traumatisme crânien

Cela me prouvait en tout cas que ses fonctions intestinales étaient inaltérées.

Dommage qu'il y ait plusieurs mésanges dans le bouleau, sur la pelouse de l'immeuble, car je suis bien incapable de la reconnaître et je ne saurai jamais si elle s'est bien remise de son traumatisme crânien. Mais j'espère que cette histoire a eu une fin heureuse, qu'elle va bientôt faire son nid et avoir plein d'oisillons à qui elle apprendra, je l'espère, les dangers des vitres qui reflètent les arbres en face et donnent une fausse illusion d'espace

Publié dans OISEAUX, MÉSANGE

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L'aigle et l'agneau

Publié le par Françoise Andersen

Non, il ne s'agit pas d'une fable de La Fontaine que vous ne connaissez pas, mais d'une histoire vraie que m'a souvent racontée mon grand-père maternel, originaire de Pietralba, un petit village de Haute-Corse.

L'aigle et l'agneau

Quand il était jeune, il était berger et gardait des moutons. Il avait à peine une quinzaine d'années. Sa mère montait lui apporter ses repas dans la montagne. Les jeunes de maintenant ont sûrement du mal à s'imaginer une vie solitaire, sans même un i Phone. Mais en fait je crois qu'il était plus heureux qu'eux et que la nature lui réservait plus de surprises et d'enseignements que les réseaux sociaux.

 

Un jour est arrivé un événement qui l'a tant frappé qu'il en parlait encore alors qu'il était très vieux, atteint de démence sénile et ne reconnaissant même plus les membres de sa famille. Il racontait inlassablement la même histoire, qui me remplissait d'effroi quand j'étais petite.

 

Les brebis venaient de mettre bas et il y avait plusieurs agneaux dans le troupeau. Il aimait les prendre dans ses bras, sentir leur chaleur et les caresser.

L'aigle et l'agneau

Un jour, un oiseau de proie "venu de nulle part", comme dans la chanson de Barbara, a foncé sur le troupeau à quelques mètres de mon grand-père. C'était un aigle.

L'aigle et l'agneau

 

Prétifié, il a vu les griffes de l'oiseau enserrer la pauvre bête qui bêlait à fendre l'âme et appelait en vain au secours. En l'espace d'une seconde, sans qu'il ait pu faire quoi que ce soit, l'aigle s'est envolé avec sa proie qui est devenu un tout petit point blanc dans le ciel. Je crois que toute sa vie, il s'en est voulu de ne pas avoir pu la sauver. Il devait revivre cette scène comme un cauchemar en se sentant coupable. C'est vraiment incroyable que l'âge et la maladie aient tout effacé de sa mémoire, sauf cette scène qui l'avait marqué pour la vie

Publié dans OISEAUX, AIGLE

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Les canards de Noël

Publié le par Françoise Andersen

Un été, nous sommes passés devant une ferme, dans un petit village danois. Nous nous sommes arrêtés, car je voulais photographier la mare avec une petite "île" au milieu.

Tout à coup un régiment de canards s'est précipité vers moi. La fermière venait d'arriver avec de la nourriture. Apparemment ils la connaissaient et c'est elle, et pas moi, qui les intéressait.

Elle m'a dit que ces canards étaient destinés à finir sur la table du réveillon. Ça m'a fait mal au coeur, mais d'autre part je me suis dit que, de toute façon, c'était malheureusement le sort de tous les canards d'élevage et qu'avant cela ils auraient, au moins,  eu une vie heureuse et insouciante en plein air.

Mais en même temps j'ai été contente à l'idée de manger de la dinde en France au Noël suivant, sinon je crois que le canard aurait eu du mal à passer

 

Les canards de Noël

Publié dans OISEAUX, CANARD

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Des mésanges qui font la manche sur le balcon

Publié le par Françoise Andersen

Nous étions tranquillement en train de prendre notre petit-déjeuner dans la cuisine quand tout à coup un vol d'oiseaux s'est abattu sur le balcon. Certains tournoyaient à toute vitesse devant la fenêtre, mais l'un d'eux s'était posé sur une jardinière. C'était une petite mésange bleue qui avait amené des copines à sa rescousse. Je suppose qu'elle voulait me faire comprendre qu'il commençait à faire froid et qu'il serait temps de réouvrir les restaurants du coeur, version ornithologique, avec boules de graisse au menu.  C'était il y a quelques jours et après une période quasi estivale, la température avait chuté de 10 degrés en une nuit. J'avais vraiment l'impression que cette mésange me regardait droit dans les yeux et voulait me dire: "On a envie de casser la graine", expression qui me semble très appropriée :))

 

Ne m'attendant pas à de la visite, je n'avais pas, comme au Danemark, mon appareil à portée de main. Alors je dois me contenter d'une vieille photo où l'on voit une mésange dans la mini-cage en osier qui lui permettait de manger tranquillement à l'abri des moineaux, car ils ne pouvaient pas y entrer. C'est la même cage que la grande que j'ai au Danemark et dans laquelle les écureuils réussissent à pénétrer.

Des mésanges qui font la manche sur le balcon

Ce qui est bizarre, c'est que l'an dernier je n'ai pas vu une seule mésange. On m'a dit qu'elles étaient rares pour des raisons climatiques: le printemps avait été très doux et tout d'un coup il y avait eu une période de froid qui avait été fatale aux oeufs et aux oisillons. J'en ai eu confirmation en lisant cet article.

 

Souhaitant que les mésanges reviennent, je me suis dépêchée d'aller à la jardinerie leur acheter à manger.

 

Comme vous le voyez j'ai tourné toutes les jardinières vers l'intérieur suite à une réflexion d'une résidente de la copropriété qui m'avait dit que c'était interdit de mettre des jardinières tournées vers l'extérieur. 

 

Des mésanges qui font la manche sur le balcon

Après vérification sur Google je me suis aperçue que c'était exact: l’installation de jardinières et autres pots de fleurs sur la rambarde est en principe autorisée, mais uniquement à l’intérieur du garde-corps pour des raisons de sécurité et d’aspect extérieur de l’immeuble.

 

Cette règle n'est guère suivie, car on voit partout des jardinières aux balcons. Mais en tant que présidente du conseil syndical essayant toujours de faire respecter les règles, je ne pouvais pas me permettre d'en enfreindre une.

C'est un peu plus difficile maintenant pour se déplacer sur le balcon, sur lequel il y a déjà une table, deux fauteuils et des coffres en plastique pour les coussins. Bien qu'il fasse 10 m de long, il fait seulement un mètre de large. En revanche, bien que ce soit moins joli vu de l'extérieur, nous voyons mieux les fleurs depuis l'appartement. Il faut toujours essayer de voir le côté positif  :))

 

Mais j'avoue qu'au début la réflexion de ma voisine m'a beaucoup agacée, car je savais qu'elle se vengeait ainsi de mon intervention au sujet des crottes de chien.

 

En effet, elle et son compagnon ont acheté un chien pendant mon séjour au Danemark. Comme je suis présidente du Conseil syndical, des mamans s'étaient plaintes à moi, à mon retour, de ne plus pouvoir emmener leurs bébés jouer sur la pelouse. J'avais donc poliment fait remarquer à ce couple que des enfants jouaient sur la pelouse de la copropriété et qu'il n'était pas très hygiénique qu'ils y amènent leur chien faire ses besoins. Ils n'ont pas apprécié et ont d'ailleurs continué ... mais en prenant la précaution de le faire discrètement, la nuit tombée. Ils ont d'ailleurs fait des émules. Peu après un nouveau locataire, à qui j'avais dit qu'il devait emmener son chien faire ses besoins ailleurs, a eu cette réplique qui m'a sidérée : "Mais alors elle sert à quoi la pelouse ! ". Il vaut mieux en rire... En effet les mamans m'ont dit que même en ramassant les déjections, si celles-ci sont molles (excusez-moi d'entrer dans les détails) il en reste toujours un peu dans l'herbe.

 

Essayant toujours de jouer les médiateurs dans l'immeuble. j'avais mis une petite affiche dans l'entrée en suggérant qu'il y ait une ligne virtuelle sur la pelouse, les propriétaires de chien utilisant seulement la partie gauche avec des "toilettes pour chiens" dans un coin et ceci à condition de ramasser les déjections. Je pensais naïvement pouvoir régler la problème par ce compromis, mais j'ai juste eu deux réactions de mamans qui m'ont dit que depuis des mois elles n'allaient plus avec leurs jeunes enfants sur la pelouse "à cause des crottes de chiens". Aucune réaction de la part des propriétaires de chiens. 

 

Pour en revenir aux mésanges, je ne les ai pas encore vues manger, mais parfois le filet de graines oscille alors qu'il n'y a pas le moindre souffle de vent. Je pense que c'est parce que l'une d'elles vient de s'enfuir à ma vue. Mais je sais qu'elle vont s'habituer, comme leurs parents et grands-parents, qui me laissaient les photographier de très près. 

 

En fait je n'en suis plus tout à fait sûre, car je viens de voir des allées et venues de mésanges entre un arbre de la pelouse et le balcon de mon voisin du dessous. J'ai bien peur qu'il me fasse à nouveau de la concurrence déloyale avec ses graines et noisettes bio.

 

LUNDI 27 octobre             Youpie, deux mésanges  :))

Des mésanges qui font la manche sur le balcon
Des mésanges qui font la manche sur le balcon

Publié dans OISEAUX, MÉSANGE

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Le cygne albinos du lac Léman

Publié le par Françoise Andersen

Je ne pensais pas que l'histoire des "Cygnes en péril" aurait une suite, mais la voici et elle est assez étonnante.

 

 

 

 

Sur la photo où on voyait les oeufs, je n'avais pas réussi à voir s'il y en avait 6 ou 7. Avant notre départ pour le Danemark, nous n'avions pas eu le temps de retourner à Anthy, Je ne savais donc pas si tout s'était bien passé. Mais j'ai eu l'heureuse surprise, fin août, au Danemark, de recevoir un mail de Monsieur Coex qui m'avait annoncé qu'il avait vu la petite famille sur le lac et il en avait même joint la preuve, en m'envoyant une photo.

 

J'ai compté les petits: ils étaient 6. Mais je m'attendais à voir deux cygnes blancs (le papa et la maman), alors qu'il y en avait trois. Pour rire j'ai demandé à Monsieur Coex s'il s'agissait du mari, de la femme et de l'amant. :))

©  Michel Coex

© Michel Coex

Mon voisin, qui s'intéresse beaucoup aux animaux et aux oiseaux en particulier, m'a donné la réponse à cette énigme. Il avait entendu dire que parmi la couvée de cygnes. il y en avait un qui était né tout blanc, contrairement aux autres qui étaient gris-brun. Ce n'est en effet qu'au bout d'un an que le pelage des jeunes devient blanc.

 

Mon voisin avait suivi la croissance de ce cygne albinos : au fur et à mesure qu'il avait grandi. il avait pratiquement atteint la taille d'un adulte et on ne pouvait plus le distinguer de ses parents. Cet événement, est paraît-il, si rare qu'il a fait l'objet d'un article dans le journal local.

 

Je n'ai pas trouvé l'article en question sur Google mais, en revanche, j'en ai trouvé un sur une race de cygne appelés "faux albinos" qui sont apparus sur le lac Léman en 1868. Ne me demandez pas pourquoi on les appelle des "faux" albinos. Peut-être parce qu'ils n'ont pas les yeux rouges. C'est peut-être comme pour le lapin nain qu'avait mon fils quand il était petit et qui avait de beaux yeux bleus. J

Publié dans OISEAUX, CYGNE

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Le héron (3) Séance photo sabotée par un jardinier bruyant

Publié le par Françoise Andersen

Hier nous sommes retournés à Amphion, car j'étais  persuadée que j'allais pouvoir prendre de belles photos du nid de héron, étant donné que la cîme des arbres allait bien ressortir sur un beau fond de ciel bleu. Ce temps magnifique avait succédé à une semaine froide et pluvieuse. Il avait même neigé sur les hauteurs.

Le héron (3) Séance photo sabotée par un jardinier bruyant

Malheureusement un jardinier était en train de tondre la pelouse pratiquement sous l'arbre où se trouve le nid. Son tracteur était très bruyant et il avait sûrement effrayé le héron, qui n'était plus là.

 

Je me suis dit aussi qu'il avait peut-être abandonné le nid, les jeunes l'ayant quitté depuis ma dernière visite. Nous sommes donc allés nous installer sur un banc au bord du lac, en nous réjouissant une fois de plus d'habiter dans une si belle région. 

 

Le héron (3) Séance photo sabotée par un jardinier bruyant

Nous avons eu la surprise de voir passer devant nous un chien "en écharpe". Sa maîtresse nous a expliqué qu'elle avait oublié sa laisse. J'ai trouvé la trouvaille ingénieuse. Cela devait être moins désagréable pour le chien que quand un mauvais maître improvise une laisse avec une ceinture ou une ficelle comme je l'ai malheureusement vu parfois. 

 

Le héron (3) Séance photo sabotée par un jardinier bruyant

Tout à coup j'ai aperçu un héron au-dessus du lac. Sur la photo on voit seulement un tout petit point, mais qui a malgré tout immédiatement été repéré par mon oeil de lynx, pourtant myope, astygmate, presbyte et nécessitant bientôt une opération de la cataracte . Tiens je vous invite à un jeu: "Cherchez le héron" !

 

L'oiseau était très loin et je n'étais même pas sûre qu'il s'agisse de "mon" héron.

Le héron (3) Séance photo sabotée par un jardinier bruyant

Je suis quand même repartie en flèche vers l'arbre. Enfin tout est relatif et il vaut mieux que je traduise cette exagération toute méridionale, qui me caractérise. Remarquez, elle a tendance à être remplacée par la litote, dans laquelle excellent les Danois, surtout ceux du Jutland. Si mon mari déclare qu'un plat n'est pas mauvais, cela veut dire qu'il le trouve excellent.

 

Et voilà, j'ai encore perdu le fil.  Ah oui je vous voulais vous dire que, pour être plus fidèle à la réalité, je me suis relevée un peu moins lentement et péniblement que d'habitude et que j'ai marché aussi vite que me le permettent mon arthrose du genou et mon coeur en partie bionique. 

 

J'ai été déçue en arrivant à l'arbre, car la cîme était toujours inhabitée. Je suppose que j'avais juste vu un héron helvète qui regagnait la rive suisse.

 

Mais en fouillant bien avec mon zoom, j'ai fini par apercevoir, entre les branches, deux jeunes qui se bécotaient.  Butin de chasse photographique médiocre, je l'avoue, mais c'est mieux que rien.

 
Le héron (3) Séance photo sabotée par un jardinier bruyant

 

Aujourd'hui nous allons retourner à Anthy. Je suis contente de savoir maintenant que le nid de cygne ne risque pas d'être submergé par l'eau, comme cela a parfois été le cas, puisqu'ils ont arrêté les "purges" en 2012.

 

Voir un article précédent.

Pour en savoir plus sur le héron cendré voir:

Publié dans OISEAUX, HÉRON

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Le héron (suite)

Publié le par Françoise Andersen

Je vous avais dit, dans l'article précédent, que j'allais retourner à Amphion dans l'espoir de photographier un héron en vol. C'est ce que j'ai essayé de faire hier et je vous assure que cela n'a pas été facile. Le résultat a été plutôt médiocre. Conclusion, comme l'écrivaient souvent mes profs, sur mes bulletins scolaires: "Assez bien, mais peut mieux faire". Donc je ne me déclare pas vaincue. Je reviendrai bientôt dans le parc d'Amphion.

 

 

Le héron (suite)

J'ai cherché en vain un nid en balayant  la cîme des arbres avec le zoom sur maximum, mais rien. J'étais très déçue, mais j'ai vite eu l'explication en entendant des cliquetis de bec qui venaient de plus loin. Je m'étais trompée d'endroit.

 

En allant vers la gauche, j'ai enfin réussi à voir la tête d'un héron qui dépassait d'un nid. On voit une aile en partie déployée, donc je pensais qu'il s'apprétait à aller pêcher dans le lac. Il a en effet pris son envol, mais je l'ai raté. Je commençais à désespérer d'arriver à prendre un héron en vol.

Le héron (suite)

Il est revenu rapidement et cette fois-ci il m'a présenté son autre profil.

Le héron (suite)

Et puis il s'est élancé à nouveau vers le lac, mais à nouveau je n'ai pas été assez rapide. Pendant son absence, il m'a semblé voir quelque chose se dresser dans le nid. J'ai shooté un peu au hasard et c'est seulement une fois la photo agrandie sur mon ordinateur que j'ai découvert une drôle de peluche ébouriffée. A mon avis, il pourrait s'agit d'un petit.

Le héron (suite)

Mon pauvre mari s'ennuyait ferme sur un banc à une cinquantaine de mètres de moi. Il faut dire que le temps avait passé très vite pour moi depuis notre arrivée, mais pas pour lui ! J'ai décidé d'abréger ses souffrances. Si, si, i je vous assure : on sentait qu'il rongeait son frein. Je suis retournée vers lui et lui ai proposé que nous allions nous asseoir au bord du lac. En effet là où je l'avais laissé (si j'était honnête, je devrais presque dire "parqué") , on ne voyait pas grand chose, à part des troncs d'arbres.

 

Le ciel n'était pas si bleu que la dernière fois - il était plutôt gris-bleu - et je me suis dit que, même si je n'avais pas pris de héron en vol, cela n'avait pas tellement d'importance car cela serait bien mieux la prochaine fois, avec un ciel azur. On se console comme on peut, mais j'ai pensé, en disant cela, à La Fontaine et à ses "Les raisins sont trop verts".

 

Tout à coup j'ai vu un oiseau au loin. Mon mari m'a assuré qu'il ne s'agissait pas d'un héron - il faut que je pense à prendre un rendez-vous pour lui chez l'opticien pour qu'il vérifie sa vue ;) - mais il s'agissait bel et bien de mon héron. Pour rester dans mes souvenirs de fables: si ce n'était lui, c'était son frère ou bien quelqu'un des siens.   :))

 

 

Le héron (suite)
Le héron (suite)

Malheureusement il était très loin et mon zoom n'était pas assez puissant. C'est mieux que rien, mais je suis têtue et je vais finir par arriver à avoir la photo de mes rêves. C'est bien d'avoir la chance de pouvoir encore rêver à mon âge.

Publié dans OISEAUX, HÉRON

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Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

Publié le par Françoise Andersen

Au lieu d'aller nous promener au bord du lac en direction de Genève, nous étions allés, il y a quelques jours, dans le parc de la plage à Amphion. C'est une petite station balnéaire située entre Thonon et Évian, au bord d'une jolie baie.

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

Amphion appartient à la commune de Publier qui se trouve sur les hauteurs et d'où on a une très belle vue sur le Léman. C'est là que nous allons remplir  nos bouteuilles gratuitement, à la buvette de Farquenoud,  d'une eau qui est quasiment la même que celle de la source Cachat,  commercialisée sous le nom d'eau d'Evian.

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

Sous le second empire, c'était une station thermale réputée, avant qu'elle ne soit supplantée par Evian. L'ancien établissement thermal est devenu un hôtel, l'hôtel des Princes.

 

Dans le parc des Cèdres j'ai découvert qu' un monument, dont je ne m'étais jamais approchée auparavant, est consacré à la poétesse Anna de Noailles. Son nom évoque seulement pour moi de vagues souvenirs d'école, mais j'ai eu envie d'en savoir plus sur elle. Je pensais qu'elle avait habité la région car il y a, à Amphion un parc qui porte son nom ainsi qu'un lycée Anna de Noailles à Evian, mais d'après Google, elle a toujours habité à Paris. Étant donné qu'elle avait une villa à Amphion, je suppose qu'elle y venait en vacances.

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

 

Je viens de lire quelques-uns de ses poèmes, et j'ai trouvé qu'elle écrivait de jolies choses.

 

Elle est enterrée au Père-Lachaise, mais son coeur repose au cimetière de Publier/Amphion.

Mais revenons à notre héron, qui était en fait le sujet de cet article. Si je n'en ai pas encore parlé, c'est que la partie de cache-cache n'a commencé que lorsque nous sommes arrivés à ces grands arbres. Un peu plus loin il y en avait d'encore plus hauts ( 30 ou 40 mètres ). 

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

Nous avons soudain entendu, venant de leurs cîmes, de puissants cris d'oiseaux et des claquements de becs, qui m'ont tout de suite fait comprendre qu'au-dessus de nous il y avait des nids de héron.

 

Alors que je levais les yeux vers le ciel, j'ai vu un héron qui volait vers l'un des arbres. C'était magnifique. Il se détachait bien sur le ciel qui était si bleu ce jour-là. J'ai lu sur Google que les hérons volent lentement. Je vous assure que le type qui a écrit ça n'a jamais essayé d'en photographier un en vol. Le temps que je sorte l'appareil de ma poche, que j'ouvre l'objectif et que j'essaie de focaliser sur lui, il avait disparu. Elle rageait la Françoise ! D'autant plus que je l'ai raté une seconde fois, un peu plus tard, alors qu' il repartait vers le lac pour pêcher. Cette fois-ci j'étais prête et j'avais mon "arme" à la main, mais des branches l'ont vite caché à ma vue.

Je me suis donc contentée de zoomer et de shooter un peu au hasard vers un vague point blanc, dont je ne savais même pas s'il avait un rapport avec un nid. Ce n'est qu'une fois la photo chargée sur mon ordinateur et agrandie que j'ai eu une excellente surprise. Qu'est-ce que j'ai été contente en découvrant la tête d'un héron !

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

 

J'aurais aimé vous en montrer un en vol, mais ce sera, je l'espère, pour une autre fois. Maintenant que je sais que cet endroit est une héronnière, je vais aller y jouer les paparazzis. J'imagine déjà la joie que j'éprouverai quand j'en prendrai un en vol. Non seulement, au fil des ans, j'ai appris à jouir de tous ces petits instants de bonheur qu'offre la nature, mais je m'en réjouis aussi à l'avance, ce qui double le plaisir.

Publié dans OISEAUX, HÉRON

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