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43 articles avec oiseaux

La perruche rancunière

Publié le par Françoise Andersen

 

 

Parmi tous les petits animaux de compagnie que nous avons eus quand nous vivions à Copenhague, celui auquel je me suis le plus attachée et qui me manque encore aujourd’hui, c’est Coco, une perruche mâle verte, qui a vécu 17 ans. Coco a presque battu tous les records de longévité de son espèce.

 

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A cause de sa très longue vie, il a été plusieurs fois "veuf". A chaque fois que sa femelle mourait, il était accablé par le chagrin. Il restait immobile dans un coin de la cage, la tête baissée, silencieux. En effet, normalement il parlait beaucoup. Il avait tout un répertoire : « Bonjour Coco », « Mon Coco », « P’tit Coco », « Bonjour mon p’tit Coco », « Ça va Coco ? », « Ça va mon p’tit Coco ? ». Mais après chaque deuil, plus un son ne sortait de son bec. Il ne touchait même plus à la nourriture. Le marchand d’oiseaux nous avait dit, la première fois que c’était arrivé, qu’il fallait tout de suite lui racheter une autre compagne, sinon il se laisserait mourir.

 

Nous avions donc acheté une femelle bleue, comme la précédente. Nous nous imaginions naïvement qu’il allait croire que sa compagne était revenue. Mais il ne s’était pas laissé duper. Au début, il avait ignoré cette jeune perruche.

 

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Cependant, la voyant manger, il avait fini par l’imiter et peu à peu il s’était habitué à elle et était sorti de sa dépression. Donc, dès qu’il se retrouvait seul, nous nous précipitions chez le marchand d’oiseaux.

 

Nous le laissions sortir de sa cage de temps en temps. Il volait un peu dans la pièce, mais venait vite se percher sur mon épaule. Il restait même là pendant que je faisais la vaisselle ou passais l’aspirateur. Il s’amusait à me lisser le bout des cheveux, comme il le faisait avec ses plumes ou celles de sa compagne. Je pense que c’était un signe d’acceptation et d’affection. Quand je rentrais du travail, dès que j’ouvrais la porte d’entrée, j’entendais la toute petite voix de Coco qui m’accueillait en disant : « Bonjour mon p’tit Coco !. » Comme la maison m’a semblé vide, quand il n’a plus été là !

 

Un jour, j’ai dû partir seule pendant 15 jours. Quand mon mari me téléphonait, je ne me contentais pas de lui demander des nouvelles des enfants, je m’inquiétais aussi pour Coco. J’étais heureuse de savoir qu’il allait très bien, qu’il était gai et avait bon appétit.

 

Quand je suis rentrée de voyage, je suis tout de suite allée vers la cage. Dès que Coco m’a vue, il a tourné les talons, si je puis dire. Il est resté à l’autre bout de la cage, et s’est mis à regarder le mur, en hochant vigoureusement la tête et en maugréant. II n’y a pas d’autre terme : il prononçait une série de sons indistincts qui, en langage perruche, semblaient vouloir dire qu’il était très mécontent.

 

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Il m’a boudée ainsi pendant plusieurs heures. J’avais beau l’appeler de temps en temps, en lui présentant un morceau de gâteau, il s’obstinait à rester à l’autre bout de son perchoir et à me tourner le dos. 


Finalement j’ai eu l’idée de mettre un peu de pâté sur mon doigt. C’était son mets favori. On aurait dit qu’il avait senti cette odeur alléchante, car il a commencé à me lancer de brefs regards en coin. On voyait qu’il était partagé entre la gourmandise et la rancune. Mais finalement la tentation a été la plus forte et il est venu grignoter le pâté sur mon doigt. Quand j’ai ouvert la porte de sa cage, il a sauté sur mon épaule et m’a mordillé les cheveux. J’ai senti alors qu’il m’avait pardonné de l’avoir abandonné si longtemps. J’ai fait ensuite d’autres séjours seule en France et, à chaque fois, j’ai eu droit, à mon retour, au même accueil glacial.

 

Les chiens aussi peuvent être rancuniers. Une voisine m’a en effet raconté qu’il arrivait que son mari parte à la chasse, sans son chien, avec des amis, qui avaient une meute. A son retour, son chien, qui adorait la chasse, lui faisait la tête. Cela durait, paraît-il, parfois plusieurs jours. Il se passe plus de choses qu’on ne le pense dans la tête des animaux, même dans celle toute petite d’une perruche !

Publié dans OISEAUX

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DES MÉSANGES QUI PRÉFÈRENT MANGER BIO

Publié le par Françoise Andersen

 
Je me contentais de mettre des graines de tournesol dans la mangeoire des petits oiseaux que je nourris sur mon balcon, jusqu’au jour où je me suis aperçue que le voisin du dessous avait commencé à suspendre à des arbustes de gros filets de noisettes, attirant ainsi tous "mes" oiseaux. Ce voisin ne mange que des produits biologiques et, même pour les animaux, il se fournit uniquement dans un magasin bio ! Je trouvais cela exagéré, mais vous allez voir pourquoi j’ai changé d’avis.
J’avais réagi immédiatement à cette concurrence déloyale en mettant, dans un filet vide qui avait contenu des boules de graisse, des noisettes qui, au départ, étaient destinées à être grignotées par moi devant la télé. J’avais ainsi tout de suite retrouvé mes petits pensionnaires.
 
 
Mais un jour j’ai, par mégarde, jeté le filet vide. Je me suis dit que si je mettais les noisettes directement dans la mangeoire, elles partiraient trop vite. En effet les mésanges, au lieu de manger sur place, font du "drive in", comme chez Mc Do. Elles prennent une cacahouète entière dans leur bec, pour aller ensuite la manger ailleurs. Un jour, j’ai d’ailleurs été témoin d’un spectacle amusant : une petite mésange bleue en avait laissé tomber une sur le sol du balcon. Elle essayait de la remettre dans son bec, mais elle n’y arrivait pas. A chaque nouvelle tentative, la noisette roulait devant elle. On aurait dit qu’elle jouait au foot ! Quand les noisettes sont dans un filet, les mésanges s’y accrochent et j’ai le temps d’assister à leur repas, car elles sont bien obligées de le prendre sur place.
 
 
Comme je n’avais pas encore jeté un filet qui avait contenu des oranges, je me suis dit que cela ferait l’affaire. J’ai découpé un morceau dedans pour y enfermer une poignée de noisettes. Mais les oiseaux semblaient ignorer mon filet et allaient uniquement sur celui du voisin. Pourtant le sien était orange, comme le mien. Ce n’était donc pas cette couleur qui leur faisait peur. Alors pourquoi ne venaient-elles pas chez moi ?
 
 
Il m’est alors venu une idée. Je me suis dit que ce filet était peut-être imprégné des pesticides qui sont sur la peau de toutes les oranges non bio. Je lave très soigneusement les fruits avant de les presser, mais je n’avais pas pensé que ce n’était pas une bonne idée d’utiliser ce filet pour la nourriture des oiseaux. J’ai donc fait une expérience. J’ai versé des noisettes directement dans la mangeoire et les mésanges se sont immédiatement ruées dessus. Elles avaient apparemment senti que le filet était "empoisonné".
Une amie, à qui j’ai raconté cette histoire, m’a dit qu’au zoo de Copenhague, si on donne aux singes des bananes bio, ils les mangent sans les éplucher. Mais si on leur donne des bananes traitées, ils les épluchent.
 
 
Cela m’a rappelé que tout que nous mangeons contient malheureusement de plus en plus de produits chimiques et de restes de pesticides. Contrairement à nous, les animaux savent souvent reconnaître ce qui est toxique. Désormais je vais donc aller acheter mes oranges dans un magasin qui ne vend que des produits biologiques. J’en profiterai pour acheter aussi des noisettes. Je ne veux plus que mon voisin écolo puisse faire du "détournement d’oiseaux".

 

Publié dans OISEAUX

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La grive musicienne

Publié le par Françoise Andersen

J'étais étonnée, cette année, fin juillet, de ne pas encore avoir vu de grive musicienne dans le jardin. D'habitude je commence à les voir à la mi-juillet. J'ai lu sur Wikipédia qu'elles passaent l'hiver en Afrique du Nord.

 

Ce matin en prenant mon petit-déjeuner j'ai vu un oiseau qui était en train de casser la coquille d'un escargot. J'ai été très contente de voir que c'était une grive musicienne. Je me suis dépêchée de lui tirer le portrait pendant qu'elle savourait ce pauvre petit escargot. Comme vous le savez, j'ai toujours mon "arme" à portée de main sur la table et, comme Lucky Luke, je tire plus vite que mon ombre.  

 

 

 

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On la voit mieux sur cette photo tirée d'un livre que m'a offert une amie, il y a plusieurs années, et qui m'est bien utile. Merci Diane !

 

 

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Il est très bien fait et très instructif. Je le recommande à tous ceux qui aiment écouter le chant des oiseaux et qui ont envie de le reconnaître. Ce livre est en effet accompagné d'un CD et on peut voir aussi les transcriptions des différents chants.

 

 

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Je viens d'apprendre aujourd'hui grâce à Wikipédia que la grive musicienne avait un comportement assez spécial vis-à-vis de sa progéniture. 

 

Source                     WIPIPEDIA http://fr.wikipedia.org/wiki/Grive_musicienne

 

>>Reproduction

Les grives musiciennes passent l'hiver en Afrique du Nord ou en Europe méridionale. En mars les mâles reviennent les premiers et établissent le territoire. Quelques jours après arrivent les femelles qui choisissent un partenaire. En avril, le couple construit le nid avec des tiges et brindilles entrelacées. Le nid est facilement reconnaissable : Le fond est lisse, recouvert d'un torchis séché constitué d'argile, de limon et de salive.

La femelle y pondra 3 à 6 œufs bleutés, parsemés de taches sombres. Elle les couvera durant 12 à 14 jours. Les poussins sont ensuite nourris au nid pendant 2 semaines par les parents, puis iront à terre où les parents continueront à les alimenter durant 2 à 3 semaines.Cependant la mère ne s'occupe que de 3 petits si elle en a plus elle chasse les oisillons en plus du nid et ne s'occupe plus d'eux.<<

 

Pauvres petits oisillons ! Mieux vaut être dans le "tiercé gagnant" !

                  

 

Publié dans OISEAUX

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