Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

14 articles avec animaux divers

Le retour de "mon" crapaud

Publié le par Françoise Andersen

"Françoise, Françoise". Entendant ces appels pressants de mon mari, je me suis précipitée sur la terrasse, en prenant bien soin de prendre, au passage,  mon appareil photo. N'importe qui d'autre que moi, c'est-à-dire n'importe qui de NORMAL, se serait dit immédiatement: "Il a besoin d'aide" ou bien  "Une tornade s'approche de la maison" (Oui, c'est arrivé il y a quelques années, je vous raconterai), Moi,  je me doutais qu'il y avait un animal intéressant à photographier.  En effet mon mari m'a dit en me montrant un coin à l'ombre: "Ton crapaud". Je ne l'avais pas encore vu depuis notre retour au Danemark. Il était camouflé parmi des feuilles mortes, que le vent hivernal avait apportées sur la terrasse et que je n'avais pas encore balayées.

 

Le retour de "mon"  crapaud

Il y a sûrement toute une famille de crapauds chez nous, mais contrairement aux écureuils je n'arrive pas à les différencier, alors ça se résume pour moi à un individu: "Mon" crapaud . Des liens se sont en créés au fil des ans entre lui et moi et ils se sont renforcés le jour où je l'ai délivré de la moustiquaire.

Il faut que je vous explique. Comme j'aime lire ou manger à l'extérieur sans être dérangée par des insectes, j'ai fabriqué et suspendu une moustiquaire au-dessus de notre petit coin-détente, qui est protégé par le toit qui avance au-dessus d'une partie de la terrasse.

Le retour de "mon"  crapaud

Un matin en sortant sur la terrasse, j'avais découvert mon pauvre crapaud pétrifié,  avec avec les griffes prisonnières des mailles de la moustiquaire.

Le retour de "mon"  crapaud

 

Il avait dû se glisser sous la moustiquaire et ensuite  il n'avait pas pu ressortir. Pris de panique, il  avait donc  essayé de grimper sur un côté et, à un moment, la fatigue venant, il n'avait plus pu dégager ses griffes.

 

J'avais mis immédiatement en branle un plan de sauvetage. Je ne savais pas depuis combiren de temps il se trouvait dans cette position très inconfortable, mais il fallait vite le tirer de là.  L'opération était difficile, car il fallait retirer une à une les griffes des mailles du filet tout en tenant un animal qui n'inspire guère les caresses. J'ai donc mis mes gants de ménage en caoutchouc pour éviter le contact avec une peau qui doit, à mon avis,  être visqueuse. Bien entendu même s'il fallait faire vite, j'ai quand même pris le temps de lui tirer le portrait. J'ai cru alors lire un certain reproche dans ses gros yeux. Il devait me supplier intérieurement : "Tire-moi de là, au lieu de jouer les photographes animaliers".  

 

Je suis ensuite entrée sous la moustiquaire. Je l'ai attrapé délicatement mais fermement de la main droite et, avec d'infinies précautions, j'ai libéré les griffes une à une. Cela a pris un certain temps car, pendant que je libérais une patte, il se raccrochait avec l'autre. Vous savez, comme les enfants à qui on essaie de faire lâcher prise. Enfin je me comprends : les enfants n'ont ni pattes ni griffes ! J'opérais avec la minutie d'un chirurgien et j'aurais bien eu besoin d'un assistant, mais connaissant la répulsion de mon mari pour ce genre de bestioles, je me suis dit "Même pas en rêve", et j'ai continué seule.

 

Une fois libéré, je l'ai posé délicatement sur le sol et il y est resté pendant plusieurs minutes complètement immobile, avant de disparaître dans la lavande où il vivait l'année précédente.  

 

 

Le retour de "mon"  crapaud

J'ai bien sûr droit régulièrement aux plaisanteries des voisins: "Tu devrais essayer de l'embrasser. Il se transformerait peut-être en prince charmant". Sur quoi je réplique immanquablement : "Qu'est-ce que je ferais d'un prince charmant à mon âge !"

 

Les premières années, il disparaissait à toute vitesse en me voyant, mais maintenant il reste sur place à me regarder. Peut-être est-il paralysé par la peur, mais je préfère imaginer qu'il me reconnaît. J'aime bien créer des liens avec "mes" animaux sauvages.

 

Je m'occupe bien de "mon" crapaud, car ce n'est pas de sa faute, s'il est si moche. D'ailleurs ma petite voix intérieure me dit: "Tu ne t'es pas regardée?". Et puis j'ai entendu dire que ces animaux étaient très utiles. Ils mangent des insectes nuisibles et même des limaces, dont se plaignent mes voisins, qui en sont réduits à faire d'elles des alcooliques, en leur servant de la bière, dans laquelle elles se noient. Moi j'ai mon "nettoyeur" parfaitement biologique.

Publié dans ANIMAUX DIVERS, CRAPAUD

Partager cet article

Repost 0

La souris malentendante

Publié le par Françoise Andersen

 

Quand nous vivions dans la banlieue de Copenhague, nous passions, comme beaucoup de Danois, tout l’été dans notre petite "maison d’été". L’hiver, c’était un but de promenade, étant donné qu’elle n’était qu’à deux kilomètres de notre appartement. 
Un dimanche, nous avons eu la désagréable surprise de voir que la moitié du savon avait été grignoté.

 

                                                   24-savon-marseille-cube-olive-400g.jpeg

 

C’était le signe qu’une souris était passée par là. Peu après, je me suis aperçue que le bas de ma robe de plage ressemblait presque à de la dentelle, la souris n’ayant rien eu d’autre à se mettre sous la dent. Nous avons cherché partout, mais pas la moindre trace de souris. Nous nous sommes dit qu’elle n’était plus là, et qu’elle devait entrer et sortir à sa guise.


Le lendemain, pour empêcher qu’elle ne revienne, nous avons acheté un tout petit appareil électronique qui,
d’après le vendeur, donnait des résultats garantis. On n’avait qu’à le brancher dans une prise de courant et il émettait des "ultrasons inaudibles pour les humains mais insupportables pour les souris, dans un périmètre de 15 mètres". C’est ce que promettait la publicité, qui était accompagnée d’un dessin de souris qui fuyait les yeux hors de la tête, en se bouchant les oreilles. 
Malheureusement, la fois suivante, nous avons constaté de nouveaux dégâts.


Nous nous demandions par où elle pouvait bien entrer, la maison nous semblant parfaitement étanche. J’avais vu un jour un personnage de bande dessinée qui voulait savoir d’où venait une souris. Il avait versé une fine couche de farine par terre, pour voir les empreintes de ses pas. Je me suis dit : « Ce n’est pas bête. Je vais essayer ». En effet, cela a été très efficace. Le week-end suivant, il y avait dans toute la maison de minuscules traces de pas de souris sur la farine. On pouvait voir qu’elles partaient de sous la porte de la cuisine. Nous avons alors constaté qu’il y avait un tout petit espace de seulement 2 ou 3 millimètres, que mon mari s’est empressé de boucher. Mais si, comme Sherlock Holmes, j’avais tout examiné à la loupe, j’aurais pu voir que les empreintes venaient de l’extérieur, mais qu’il n’y en avait pas qui étaient dirigées vers l’extérieur. J’étais un piètre détective et je n’ai donc pas vérifié si elle était encore dans la maison. Résultat : à notre visite suivante, il ne restait plus que la moitié d’un savon tout neuf et des sacs en plastique étaient plein de petits trous. Voulant l’empêcher d’entrer, nous l’avions seulement empêchée de sortir !

 

J’ai donc décidé de partir à la chasse à la souris, quitte à mettre la maison sens dessus dessous. Tout à coup nous avons entendu un petit bruit venant du tiroir qui était sous un lit et où je range la literie. Elle avait dû s’y faire un nid douillet. Pendant que je restais prudemment à l’autre bout de la pièce, mon mari a ouvert le tiroir. Une charmante petite souris marron s’en est échappée. C’était ce qu’on appelle en danois une "souris des champs", ce qui est plus joli que le terme de "rat des champs" désignant en français le campagnol, qui a en fait la taille d’une souris.

 

                                         Fichier-Zapus_hudsonius.jpeg

 

Donc notre "souris des champs" a couru se réfugier dans le coin où se trouvait l’appareil, elle s’est dressée sur ses pattes de derrière et s’est mise tranquillement à faire sa toilette. Cela avait l’air de lui être complètement égal que je sois à moins d’un mètre d’elle et que l’appareil émette des sons qui, théoriquement, auraient dû lui être insupportables. Soit elle était sourde, soit la publicité était mensongère. On voyait qu’elle se sentait chez elle. Elle devait même se demander qui était ces intrus. Elle ressemblait comme deux gouttes d’eau à Jerry, la souris coquine du dessin animé "Tom et Jerry". Je restais parfaitement immobile, retenant mon souffle car je voulais profiter du spectacle. Elle était très mignonne, mais je crois qu’en fait elle se moquait de nous et de notre appareil parfaitement inefficace.

 

Finalement j’ai probablement fait un geste qui lui a fait peur. Elle s’est enfuie par la porte, qui était restée ouverte. Nous ne l’avons plus jamais revue.

Publié dans ANIMAUX DIVERS

Partager cet article

Repost 0

L'ARAIGNÉE BLANCHE

Publié le par Françoise Andersen


Quand j’habitais en ville, j’avais très peur des araignées. Dès que j’en voyais une, je paniquais. Mais quand nous avons commencé à vivre à la campagne, je me suis peu à peu habituée à ces bestioles parfaitement inoffensives. J’ai même chaque année une grosse araignée noire qui travaille pour moi bénévolement dans la maison. Elle habite dans un recoin, près du plafond, et je me garde bien de l’en déloger. En effet, quand une énorme mouche entre dans la pièce et que je n’arrive pas à la chasser, j’abandonne car je sais que je ne vais pas tarder à entendre une sorte de bourdonnement continu, que j’ai appris à reconnaître. 

C’est la mouche, que l’araignée a attrapée et qui essaie en vain de se libérer. Les araignées et moi, nous nous entendons donc maintenant très bien.

Mais un jour, le long du mur de la terrasse, j’en ai vu une qui ne m’a pas semblé très sympathique. Son dos ressemblait à une grosse tête avec deux petits yeux jaunes et ses pattes étaient très velues. Je me suis dit que je n’aimerais pas l’avoir comme locataire. L’idée qu’elle puisse me grimper dessus la nuit, pendant mon sommeil, me donnait la chair de poule. Mais comme elle était dehors et qu’elle était en train de tisser une magnifique toile d’une régularité étonnante, je me suis contentée de la photographier.

Je ne pensais pas que nos destins allaient bientôt à nouveau se croiser.

Quelques jours plus tard, je venais de finir de repeindre la partie blanche de la façade, mais il me manquait encore les deux petites fenêtres du haut.

Avant de me mettre au travail, j’avais pris un balai pour enlever les toiles d’araignées qui étaient sous le toit et chasser leurs propriétaires, avec précaution et sans leur faire de mal, mais j’en avais apparemment oublié une. En effet, en peignant, j’ai senti quelque chose qui tombait soudain sur ma main gauche. J’ai eu le temps de m’apercevoir, avec effroi, que c’était l’araignée marron que j’avais prise en photo. J’ai eu immédiatement le réflexe de la chasser d’un large mouvement de la main droite, l’envoyant valser très loin, sur la pelouse. Comme je n’étais liée à elle par aucun lien affectif, et qu’elle m’inspirait même une certaine répulsion (pour ne pas dire une répulsion certaine), j’ai repris mon travail, sans plus m’en soucier.

Mais quelle ne fut pas ma surprise, le lendemain, de découvrir, à gauche de la porte, l’araignée qui était revenue. Elle était à moitié blanche. Quand j’avais fait ce grand geste pour m’en débarrasser, c’est le pinceau plein de peinture, que je tenais à la main, qui l’avait touchée.

Elle semblait beaucoup moins en forme que le jour de la photo, mais elle s’était remise au travail. Toutefois l’irrégularité de sa nouvelle toile laissait craindre qu’elle n’ait subi un léger traumatisme crânien, lors du choc avec le pinceau !

 

©  Françoise Andersen

Cette histoire a déjà été publiée, il y a quelques années, sur le site de l'école de Martigny

(Suisse)            



Publié dans ANIMAUX DIVERS

Partager cet article

Repost 0

Une grenouille sous la douche

Publié le par Françoise Andersen

 

J’étais devant le lavabo en train de me mettre de la crème solaire sur le visage, quand il m’a semblé apercevoir une sorte de gros caillou sur le carrelage près du rideau de douche. Je dis ”il m’a semblé” car quand je n’ai pas mes lunettes je n’y vois pas grand chose. J’ai eu soudain l’impression que le”caillou” bougeait Intriguée j’ai mis mes lunettes pour aller voir ça de plus près. Je me suis alors aperçue qu’il s’agissait d’une petite grenouille. C’était pendant la canicule de 2003. Elle avait dû sentir la proximité d’un endroit humide et elle était apparemment entrée par la porte. Attirée par l’eau, elle avait sauté dans le coin douche.

Je ne pouvais pas la laisser là. Alors j’ai mis sur elle un récipient en plastique transparent. Elle semblait tétanisée par la peur. Ensuite, avec d’infinies précautions, j’ai glissé un carton sous elle. J’ai transporté le tout dans le jardin dans un endroit ombragé et je l’ai libérée. Elle restait parfaitement immobile et on ne la voyait presque pas dans l’herbe.
 

                                  

 
Je suis allée chercher une vasque  remplie d’eau et je l’ai mise devant elle. Elle n’a pas tardé à y entrer. Mon sauvetage de grenouille avait réussi.

Publié dans ANIMAUX DIVERS

Partager cet article

Repost 0

Mon petit lapin nain blanc aux yeux bleus

Publié le par Françoise Andersen

Le dernier animal de compagnie que nous avons eu était un lapin nain tout blanc aux yeux bleus. C’est très rare car, d’habitude, les lapins blancs sont des albinos et ils ont les yeux rouges.

 

 

                                    marie43220090808180026-copie-1.jpeg

                     

 Ce petit lapin se comportait absolument comme un chat. Il avait sa caisse dans un renfoncement dans l’entrée. Il était très propre et faisait toujours ses besoins dans le même coin. Jamais il n’a sali l’appartement. La nuit, une petite barrière l’empêchait de se déplacer dans l’appartement mais, dans la journée, il était en liberté. Il n’avait toutefois le droit de gambader que dans l’entrée et la chambre des enfants. Je lui avais appris que l’accès aux autres pièces lui était interdit. Je le grondais, s’il faisait mine de désobéir.

 

Parfois il pensait que je ne le voyais pas, alors que je le surveillais du coin de l’œil. Ne se croyant pas observé, il mettait une patte sur le seuil et attendait, en me regardant. Ne voyant pas de réaction, il mettait l'autre et s’apprêtait à prendre son élan. Mais un « non » catégorique suffisait à lui faire rebrousser chemin.

 

Tous les matins, j’ouvrais la petite barrière et mon fils, qui était encore au lit l’appelait. Il sautait sur le lit et allait se blottir contre lui, pour se faire caresser. Malheureusement, à un an seulement, il a eu un cancer et il a fallu le faire euthanasier, pour abréger ses souffrances. C’est moi qui ai eu la pénible tâche de l’amener chez la vétérinaire.

 

Je l’avais bien emmitouflé dans un vieux pull et le tenais contre moi, tandis que les larmes coulaient sur mes joues. Dans la salle d’attente, des gens avec leur chien me jetaient des regards en coin. J’avais honte et essayais de me répéter: « Ce n’est qu’un lapin, ce n'est qu'un lapin », mais je continuais malgré tout à pleurer, parce que ce n’était pas juste « un » lapin, mais « MON » lapin.

Publié dans ANIMAUX DIVERS

Partager cet article

Repost 0

Le hérisson affectueux mais exigeant

Publié le par Françoise Andersen

L’été dernier, nos voisins d’en face recevaient chaque soir la visite d’un hérisson. Je le connaissais de vue, si je puis dire, car quand nous faisions notre promenade du soir, je le voyais parfois sortir des champs et traverser la rue pour aller se nourrir chez eux.

Comme beaucoup de Danois, nos voisins passent juste trois mois dans leur “maison d’été” comme on dit en danois, et retournent, en septembre, vivre dans leur résidence principale. Mais nous restons plus longtemps. Ce hérisson, qui était devenu un Sans Domicile Fixe, avait dû se dire que puisque tant d’animaux venaient se nourrir chez moi, pourquoi pas lui. Je l’ai donc trouvé un soir sur la terrasse. Je savais que mes voisins lui donnaient du lait, alors j’en ai mis dans une coupelle que j’ai déposée devant lui.

 

Il n’a pas tardé à le laper avidement. J’ai entendu dire que ce n’est pas bon pour l’intestin des hérissons, qu’il faut juste leur donner de l’eau, mais les gens qui disent ça ne leur ont pas demandé leur avis. Ils préfèrent en effet le lait et ils le supportent très bien. Quand j’habitais la banlieue de Copenhague, j’en ai même eu qui adoraient le yaourt aux fraises.

 

Ce hérisson a donc pris l’habitude de venir boire son lait le soir ou plus souvent la nuit. Je pense qu’il ramenait des copains avec lui car, le matin, j’étais obligée de ramasser plein de petits cacas noirs, qui ne pouvaient pas tous provenir de lui.


Un soir, j’entends tout à coup une sorte de “toc toc” sur la terrasse. Je vais voir d’où ça vient et je vois mon hérisson qui tenait la petite coupe en plastique dans sa gueule et qui la cognait contre le sol, comme s’il était très mécontent qu’elle soit vide. C’était apparemment sa façon d’attirer mon attention. Quand je suis arrivée avec ma bouteille de lait, il a levé son nez vers moi et est resté là à attendre. J’ai versé le lait et je lui ai éclaboussé le museau, mais ça n’a pas du tout eu l’air de le gêner. Dès que la coupe a été pleine, il s’est mis à boire.

 

Il semblait vraiment apprivoisé. J’ai voulu savoir à quel point. Je me suis donc accroupie devant lui et j’ai avancé tout doucement ma main. Bien repu, il ne bougeait pas. Je pensais qu’il allait finir par fuir, mais il m’observait calmement. Je l’ai caressé doucement sous le cou. Il semblait vraiment apprécier ça. J’étais étonnée qu’un hérisson soit si doux en-dessous. Quand j’ai raconté la scène le lendemain à une amie, elle m’a dit : « Mais il ne faut pas s’approcher, ils sont plein de puces ! ». Apparemment, c’était des puces à hérissons que je n’intéressais pas. Mais j’ai quand même préféré être prudente et je ne l’ai plus touché. Mais j’ai continué à le nourrir et il a continué à râler, en cognant sa coupe pour réclamer son lait, chaque fois que je l’avais oublié.

 

 

Publié dans ANIMAUX DIVERS

Partager cet article

Repost 0

LES BOIS DU GRAND CERF

Publié le par Françoise Andersen

Au Nord de Copenhague, dans le Parc aux cerfs, vivent plus de 4500 cervidés. Cet espace est entièrement clôturé, mais étant donné son immense superficie (1200 hectares de bois et de prairies), on a l'impression qu'ils sont en totale liberté.  

Si on est un habitué, on connaît les endroits où les trouver. En s’approchant doucement et en restant à une certaine distance, on peut les admirer et les photographier. C’est ce que font chaque année, surtout à l’époque du brame du cerf, beaucoup de photographes animaliers, qui viennent de tous les pays, car ce parc est renommé.

Nous n’avions pas encore atteint l’endroit où nous savions qu’il y avait des hordes, quand mon fils m’a chuchoté tout à coup, en pointant son doigt vers la droite : « Regarde, maman ». J’ai aperçu alors au loin, en partie dissimulée dans l’herbe qui était très haute à cet endroit, une magnifique paire de bois. Les cerfs les perdent chaque année en février ou mars, mais ils repoussent quelques mois plus tard, prenant de l’ampleur d’année en année. Mon fils m’a suppliée : « Viens, on va les chercher. Je voudrais les montrer à l’école ». Je ne savais pas si c’était permis. J’ai appris par la suite que c’est interdit, car ils sont vendus chaque année au profit de l’État danois. Leur prix peut varier d’environ 20 francs suisses, pour les tout petits, à plus de 400 pour les grands. Mais ne le sachant pas à l’époque, j’ai fini par céder aux supplications de mon fils. Nous nous sommes donc avancés vers notre butin, en nous disant que nous avions une chance inouïe d’avoir trouvé une si belle pièce. Mon fils était fou de joie.

Mais soudain il y a eu un léger remous dans les hautes herbes. Les bois se sont soulevés très, très lentement. Nous avons vite rebroussé chemin, quand nous nous sommes aperçus que, sous l’imposante ramure, il y avait la tête (et tout ce qui va avec) d’un énorme cerf qui semblait fort mécontent. Nous l’avions dérangé alors qu’il devait être en train de se reposer sur le sol, dissimulé par la végétation. Une fois debout sur ses pattes, il avait une taille impressionnante. Il n’avait pas encore perdu ses bois.... et nous n’avons donc pas pu les rapporter à la maison !

Publié dans ANIMAUX DIVERS

Partager cet article

Repost 0

Le hamster aventurier

Publié le par Françoise Andersen

 


Quand il était petit, mon fils avait un hamster qui s’appelait Rikiki. Il se sauvait toujours de sa cage (pas mon fils, le hamster !). Les barreaux étaient pourtant très rapprochés (environ 1 cm), mais il arrivait quand même à se glisser entre.

 

                               z57906411_1.jpeg

 

Il fallait vraiment le voir pour le croire ! Il se tortillait comme une anguille et, centimètre par centimètre, finissait par se libérer.

 

Un jour, je venais de mettre du linge dans la machine à laver, quand mon fils m'a appelée pour que je l'aide à retrouver Rikiki. Mais malgré tous nos efforts, il restait introuvable. Nous avions pourtant bien cherché parmi les jouets qui se trouvaient dans le tiroir, sous son lit. C'est là qu'il se cachait en général.

 

Comme le hamster n’était apparemment pas dans sa chambre, nous avons fouillé tout l’appartement, mais en vain. Je l'ai consolé en lui disant que Rikiki dormait sûrement, caché sous un meuble, et qu’il allait revenir tout seul.


Comme c’était le jour de lessive, j’ai rassemblé tout le linge sale et je l’ai mis dans la machine à laver. Je l’ai programmée pour un lavage à 40 degrés avec essorage. Mais au moment d’appuyer sur le bouton, j’ai eu tout à coup comme un pressentiment. Peut-être que Rikiki s’était caché dans le linge ? Je l’ai donc vite sorti de la machine et... j’ai vu une chaussette qui faisait des soubresauts par terre. On aurait dit qu’elle dansait le rock’n roll, comme dans les dessins animés, quand les objets prennent vie.

 

J’ai vite attrapé cette chaussette magique et... Rikiki était à l’intérieur. Il n’avait pas du tout l’air d’apprécier cette cachette car il ne pouvait pas en sortir. Cette fois-ci, quand je l’ai attrapé pour le sortir de cette situation très inconfortable, il me m’a pas mordue. J’ai même eu l’impression qu’il me lançait un coup d’œil plein de reconnaissance !

 

                                             comment

 

Il l’a échappé belle ! Je pense qu’il a eu très peur et que cela lui a servi de leçon, car il ne s’est plus jamais sauvé.

Publié dans ANIMAUX DIVERS

Partager cet article

Repost 0

LAPINS À LOUER

Publié le par Françoise Andersen

 

L’été dernier, au Danemark, nous nous étions rendus dans une petite jardinerie, pour acheter un arbuste. Derrière les plantes, j’ai aperçu tout à coup des cages à lapin. Cela ne m’a pas étonnée car, dans les jardineries, on peut souvent acheter aussi des petits animaux de compagnie. Mon mari  a commencé à s’inquiéter. Il sait bien que quand les enfants étaient petits, si je leur achetais des petits animaux de compagnie, c’était en fait pour moi. Il connaît aussi mon faible pour les lapins. Cela faisait très longtemps que je n’avais plus d’alibi pour en acheter un, mais il avait quand même peur qu’avec ou sans alibi, je lui impose à nouveau la présence d’un lapin. Il les apprécie en effet beaucoup plus dans une assiette, à la sauce moutarde, que dans une cage.

 

Je me suis  approchée de l’une des cages de la jardinerie. J’ai vu un énorme lapin bélier. Il était tout seul et semblait s’ennuyer ferme.

 

 

Le propriétaire de la jardinerie m’a expliqué qu’il n’était pas à vendre mais à louer. En effet, il avait remarqué que des gens, qui louaient des maisons de vacances dans les environs, adoptaient des chatons errants, pour distraire leurs enfants. Mais le jour du départ, ils les abandonnaient sur place (les chatons, pas les enfants !). Ces pauvres bêtes, abandonnées à leur triste sort, mouraient lentement de froid et de faim pendant l’hiver. Pour que les petits vacanciers aient le plaisir de s’occuper d’un animal pendant leurs vacances, il avait donc pensé à louer des lapins en cage, qu’on lui ramenait les vacances finies. J’ai trouvé cette idée excellente et j’ai été tentée par cette offre. Mais je me suis interrogée sur ce qui arrivait ensuite aux lapins. Je ne pourrais jamais créer des liens affectifs avec un lapin, en ayant l’arrière pensée qu’il finirait ensuite à la casserole. Nous sommes donc repartis simplement avec un arbuste, au grand soulagement de mon mari.

En fait, je n’ai pas besoin d'un lapin : j’ai un lièvre, qui vient de temps en temps brouter la pelouse.

Mais je ne peux pas le caresser...

 

©  Françoise Andersen

Cette histoire a déjà été publiée, il y a quelques années, sur le site de l'école de Martigny (Suisse)

                          http://zwook.ecolevs.ch/martigny/zwook/enfants/histoiresvraies

Publié dans ANIMAUX DIVERS

Partager cet article

Repost 0

Mon N.A.C.

Publié le par Françoise Andersen

Qu'est-ce que c'est qu' un N.A.C.? C'est un Nouvel Animal de Compagnie. Vous ne devinerez jamais ce que j'ai comme N.A.C. en ce moment !  Une chenille.

 

      DSCN9751.JPG

 

 

Probablement une chenille qui va se transformer en vulgaire " papillon à chou" (je traduis du danois car je ne connais pas le mot francais).

 

Je l'ai logée dans une boîte en plastique percée de quelques trous. Elle a un appétit d'ogre. Elle mange 2 feuilles de capucines par jour et fait plein de cacas noirs. Encore heureux qu'elle n'ait pas une gastro ! Elle était toute maigre quand je l'ai recueillie et elle  a bien grossi depuis. Je l'ai trouvée en train de dévorer des feuilles de capucines..

 

J'ai d'abord pensé utiliser la méthode qui consiste à prendre délicatement l'animal indésirable (chenille, escargot, etc.), à traverser la rue et à lui laisser finir sa vie dans le champ qui est en face de la maison, en pensant, peut-être trop naïvement, qu'il ne va pas traverser la rue et revenir chez moi.

 

Mais je me suis tout à coup rappelé mes 10 ans. Mon père avait capturé une très belle chenille et il m'avait dit que j'allais être témoin, un jour, d'un petit miracle. Il l'avais mise dans une boîte avec des trous et je la nourrissais chaque jour de feuilles fraîches. Elle s'était transformée en chrysalide et un beau jour le miracle avait eu lieu, très lentement car les ailes avaient mis du temps à se déployer complètement.

 

J'ai donc voulu retrouver mes dix ans. Ne dit-on pas que les vieux retombent en enfance    ?

 

Mais je ne sais pas combien de temps elle va mettre avant de devenir un papillon. Il va falloir que je lui trouve un nouveau foyer avant de partir. Cela va, je l'espère,  intéresser un des petits-enfants de nos voisins.

 

Mais il va falloir, avant de la donner, que je la loge mieux. J'ai en effet lu sur le Net qu'il faut un terrarium (d'accord, ma boîte est trop petite) avec une branche dedans, sur laquelle la chrysalide pourra s'accrocher grâce à un fil de soie et et à laquelle elle pourra se pendre. 

 

Si vous avez de jeunes enfants ou des petits-enfants je vous conseille d'aller sur ce site qui m'a l'air très bien. En plus de donner des informations sur les papillons, ils expliquent comment on peut élever une chenille. 

 

 

http://www.jedessine.com/c_6042/lecture/reportages-pour-enfant/fiches-pedagogiques-sur-les-animaux/dossier-sur-les-insectes/de-la-chenille-au-papillon

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ANIMAUX DIVERS

Partager cet article

Repost 0

1 2 > >>