Le "chien" des voisins

Publié le par Françoise Andersen

 

Mon fils était venu nous voir de Copenhague et il lisait sur la terrasse, pendant que je préparais le déjeuner. Tout à coup, il est venu me demander : « Est-ce que les voisins ont un grand chien ? ».

 

Je lui ai répondu que ce qu’il avait pris pour un chien devait être un chevreuil. De loin on peut se tromper, étant donné qu’ils n’ont pas de bois l’été. J’ai donc sorti mon appareil photo. Moi-même j’ai pris, un jour, un labrador pour un petit chevreuil. J’avais aperçu le pelage marron clair d’un animal derrière la haie. Comme j’étais justement en train de prendre des photos, j’étais allée vers l’ouverture que nous avons faite entre les deux jardins, pour pouvoir facilement aller de l’un à l’autre. Je m’étais postée là, prête à appuyer sur le déclencheur, car j’avais eu l’impression que le "chevreuil" allait bientôt passer chez nous. C’est en effet ce que l’animal avait fait, mais j’avais eu la surprise de me retrouver, toute bête, nez à nez avec un labrador. J’avais entendu ensuite son maître qui sifflait depuis la route pour l’appeler.


Me rappelant tout à coup cet épisode, je me suis dit qu’en fait il s’agissait peut-être en effet d’un chien qui profitait de l’absence de nos voisins pour se promener dans leur jardin. Mais quand je suis sortie sur la terrasse, j’ai vu un chevreuil qui s’était figé et qui nous fixait apeuré.

Je l’ai photographié de loin avec le zoom et je me suis dit que, si nous nous approchions, il allait s’enfuir. J’ai donc discrètement fait signe à mon fils de me suivre en se déplaçant tout doucement sur le côté, jusqu’à ce que nous soyons cachés par la maison des voisins. Dès que nous avons été sûrs d’être hors de sa vue, nous avons longé la maison par derrière, au pas de course, pour aller le surprendre depuis la terrasse. Il nous a tout de suite repérés, mais il nous a fixés calmement. Nous avons tous les deux goûté cet instant magique, sans oser faire le moindre mouvement. Et puis la tentation de prendre une photo a été trop forte. J’ai levé l’appareil et j’ai juste eu le temps d’en prendre une seule, avant qu’il ne s’enfuie d’un bond.


Il y a souvent des chevreuils dans le jardin de nos voisins. Comme je me plaignais qu’ils ne s’arrêtent jamais chez moi, Bent m’a dit que c’était parce que je ne leur donnais pas à manger. Le lendemain, quand je suis allée mettre des graines de tournesol dans la mangeoire, j’en ai versé également sur l’herbe. Le résultat ne s’est pas fait attendre : le soir même, j’ai pu, pour la première fois, photographier un chevreuil dans mon jardin.

 

Mais je suis jalouse de Rie et Bent, car ils voient beaucoup plus de chevreuils que moi. Il faut dire que ceux-ci viennent surtout manger tôt le matin, vers 6 heures, et à cette heure là, je dors encore à poings fermés. Alors pour atténuer ma frustation, ils prennent des photos, pour me les montrer ensuite.

 

Cela me fait plaisir, mais ce n’est pas comme d’être à quelques mètres de ces merveilleux animaux et de plonger mon regard dans le leur.

Publié dans CHEVREUILS

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Dani et ses chats 13/11/2012 16:43


Drôle de chien  


Tu as bien fait de lui donner à manger au chevreuil !


ça ne te manque pas tous ces animaux en France ?


 


 

Françoise Andersen 13/11/2012 19:06



J'ai vécu 22 ans en France et 52 au Danemark, alors je suis pratiquement devenue plus danoise que française. Par exemple on ne se fait pas la bise au Danemark, alors ce n'est pas un réflexe
naturel chez moi. Ca m'horripile même car je ne sais jamais si c'est deux, trois ou quatre ! J'ai horreur du "chez nous c'est..." si je m'arrête trop tôt. Je trouve ces bises qui ne touchent en
général même pas la joue, n'ont aucune chaleur. Je préfère le "hug" américain que les Danois ont adopté.


Bises  ;))