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Le hérisson affectueux mais exigeant

Publié le par Françoise Andersen

L’été dernier, nos voisins d’en face recevaient chaque soir la visite d’un hérisson. Je le connaissais de vue, si je puis dire, car quand nous faisions notre promenade du soir, je le voyais parfois sortir des champs et traverser la rue pour aller se nourrir chez eux.

Comme beaucoup de Danois, nos voisins passent juste trois mois dans leur “maison d’été” comme on dit en danois, et retournent, en septembre, vivre dans leur résidence principale. Mais nous restons plus longtemps. Ce hérisson, qui était devenu un Sans Domicile Fixe, avait dû se dire que puisque tant d’animaux venaient se nourrir chez moi, pourquoi pas lui. Je l’ai donc trouvé un soir sur la terrasse. Je savais que mes voisins lui donnaient du lait, alors j’en ai mis dans une coupelle que j’ai déposée devant lui.

 

Il n’a pas tardé à le laper avidement. J’ai entendu dire que ce n’est pas bon pour l’intestin des hérissons, qu’il faut juste leur donner de l’eau, mais les gens qui disent ça ne leur ont pas demandé leur avis. Ils préfèrent en effet le lait et ils le supportent très bien. Quand j’habitais la banlieue de Copenhague, j’en ai même eu qui adoraient le yaourt aux fraises.

 

Ce hérisson a donc pris l’habitude de venir boire son lait le soir ou plus souvent la nuit. Je pense qu’il ramenait des copains avec lui car, le matin, j’étais obligée de ramasser plein de petits cacas noirs, qui ne pouvaient pas tous provenir de lui.


Un soir, j’entends tout à coup une sorte de “toc toc” sur la terrasse. Je vais voir d’où ça vient et je vois mon hérisson qui tenait la petite coupe en plastique dans sa gueule et qui la cognait contre le sol, comme s’il était très mécontent qu’elle soit vide. C’était apparemment sa façon d’attirer mon attention. Quand je suis arrivée avec ma bouteille de lait, il a levé son nez vers moi et est resté là à attendre. J’ai versé le lait et je lui ai éclaboussé le museau, mais ça n’a pas du tout eu l’air de le gêner. Dès que la coupe a été pleine, il s’est mis à boire.

 

Il semblait vraiment apprivoisé. J’ai voulu savoir à quel point. Je me suis donc accroupie devant lui et j’ai avancé tout doucement ma main. Bien repu, il ne bougeait pas. Je pensais qu’il allait finir par fuir, mais il m’observait calmement. Je l’ai caressé doucement sous le cou. Il semblait vraiment apprécier ça. J’étais étonnée qu’un hérisson soit si doux en-dessous. Quand j’ai raconté la scène le lendemain à une amie, elle m’a dit : « Mais il ne faut pas s’approcher, ils sont plein de puces ! ». Apparemment, c’était des puces à hérissons que je n’intéressais pas. Mais j’ai quand même préféré être prudente et je ne l’ai plus touché. Mais j’ai continué à le nourrir et il a continué à râler, en cognant sa coupe pour réclamer son lait, chaque fois que je l’avais oublié.

 

 

Publié dans ANIMAUX DIVERS

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Le vacher motorisé

Publié le par Françoise Andersen

Cet après-midi, nous roulions sur une petite route de montagne, quand nous nous sommes tout à coup trouvés nez à nez (je devrais plutôt dire "capot à museau") avec une vache toute noire, qui nous regardait d'un sale oeil. Je n'étais même pas sûre que ce soit une vache et non pas un jeune taureau car, de ma place, je ne pouvais pas voir en dessous. Je vous laisse juge. Je m'aperçois en tout cas que je l'ai photographié(e) en même temps que la vache blanche et marron qui était juste derrière, ce qui donne une longue vache tricolore à 6 pattes ! Mais au fait pourquoi je n'en compte que 6 ? Il devrait y en avoir 8 ! Je vous assure que ce n'est pas un trucage. La photo est telle que je l'ai prise. Bizarre....

 

 

                            DSCN9786-copie-1.JPG

 

 

Nous connaissons ce troupeau, qui nous a fait poireauter, avant-hier, pendant ce qui nous a semblé une éternité, car l'étable est plus bas à environ 500 m de la prairie où il passe la journée. C'est un gros troupeau. Mon mari pense qu'il y a une cinquantaine de bêtes, moi une bonne centaine. C'est un peu comme les chiffres qui diffèrent, suivant que ce sont ceux de la police ou des syndicats ! Mais j'ai toujours eu une (légère) tendance méridionale à l'exagération. Le temps qu'elles soient toutes rentrées, les automobilistes sont obligés de prendre leur mal en patience.

 

Jusqu'à l'an dernier le fermier menait le troupeau avec ses deux enfants,  qui l'aidaient à obliger les vaches à ne pas prendre trop de place, ce qui fait qu'on pouvait les dépasser. Mais avant-hier, nous nous sommes aperçus qu'elles étaient seules.  Le fermier n'était ni en tête, ni derrière. Peut-être qu'il avait oublié l'heure. Je vous assure qu'elles rentraient toutes seules chez elles, sentant l'heure de la traite venue et ceci en faisant fi des règles les plus élémentaires du code de la route.

 

Il était 16h30 la dernière fois et nous pensions que nous ne risquions rien à prendre cette route aujourd'hui, à 15h30. Mais c'est à croire que ces vaches nous voient arriver de loin et qu'elles ont décidé de nous embêter. Peut-être que ce sont de vraies vaches savoyardes, qui considèrent même les habitants du village voisin comme des étrangers. Les Savoyards sont en effet assez spéciaux. Un jour mon oncle qui habitait depuis 25 ans dans un lieu-dit, à UN km du village, entame la conversation avec un vieux qui lui dit: "Vous n'êtes pas d'ici, vous". Mon oncle proteste et dit où il habite. Sur quoi le vieux dit: "Oui, c'est bien ce que je disais".

 

Pour en revenir non pas à nos moutons, mais à nos vaches, c'est qu'elles prennent leur temps. Certaines en profitent même pour brouter la belle herbe bien verte des bas côtés.

 

 

       DSCN9788

 

 

Mon mari bouillait. En bon Danois, il aime qu'il y ait des règles et qu'elles soient respectées. Il m'a dit: " Ca doit être interdit de laisser son troupeau seul sur la route" . Je lui ai promis de me renseigner sur la vagabondage de vaches sur la voie publique en zone rurale.  :))

 

Cinq ou dix  minutes plus tard (je ne saurai vous dire car, quand mon mari stresse, je stresse aussi et le temps s'écoule alors pour moi d'une autre manière), on a vu une voiture qui semblait ne  pas pouvoir passer non plus. Mais en fait c'était le fermier.

 

 

       DSCN9789-copie-1.JPG

 

Il est allé dire aux gourmandes qu'elles devaient suivre les autres. il ne nous a même pas dit bonjour. Pas un mot d'excuse. Il avait l'air aussi méchant que le  (ou la)  noiraud(e). Il semblait presque nous en vouloir d'être là. C'est un comble !

 

       DSCN9791.JPG

 

Mon mari, qui n'est pas très patient, n'a pas attendu que le fermier retourne à sa voiture. Comme sa portière était restée ouverte, on a failli basculer dans le petit fossé pour le croiser. Je n'ai pas compris son énervement: nous n'étions pas pressés et je préfère être entourée par des vaches plutôt que par des voitures d'où s'échappent des gaz d'échappement très nocifs pour moi. Vous me direz que les vaches ont aussi un "pot d'échappement" qui dégage du méthane. Mais je préfère quand même une pollution naturelle. 

Publié dans VACHES

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LES BOIS DU GRAND CERF

Publié le par Françoise Andersen

Au Nord de Copenhague, dans le Parc aux cerfs, vivent plus de 4500 cervidés. Cet espace est entièrement clôturé, mais étant donné son immense superficie (1200 hectares de bois et de prairies), on a l'impression qu'ils sont en totale liberté.  

Si on est un habitué, on connaît les endroits où les trouver. En s’approchant doucement et en restant à une certaine distance, on peut les admirer et les photographier. C’est ce que font chaque année, surtout à l’époque du brame du cerf, beaucoup de photographes animaliers, qui viennent de tous les pays, car ce parc est renommé.

Nous n’avions pas encore atteint l’endroit où nous savions qu’il y avait des hordes, quand mon fils m’a chuchoté tout à coup, en pointant son doigt vers la droite : « Regarde, maman ». J’ai aperçu alors au loin, en partie dissimulée dans l’herbe qui était très haute à cet endroit, une magnifique paire de bois. Les cerfs les perdent chaque année en février ou mars, mais ils repoussent quelques mois plus tard, prenant de l’ampleur d’année en année. Mon fils m’a suppliée : « Viens, on va les chercher. Je voudrais les montrer à l’école ». Je ne savais pas si c’était permis. J’ai appris par la suite que c’est interdit, car ils sont vendus chaque année au profit de l’État danois. Leur prix peut varier d’environ 20 francs suisses, pour les tout petits, à plus de 400 pour les grands. Mais ne le sachant pas à l’époque, j’ai fini par céder aux supplications de mon fils. Nous nous sommes donc avancés vers notre butin, en nous disant que nous avions une chance inouïe d’avoir trouvé une si belle pièce. Mon fils était fou de joie.

Mais soudain il y a eu un léger remous dans les hautes herbes. Les bois se sont soulevés très, très lentement. Nous avons vite rebroussé chemin, quand nous nous sommes aperçus que, sous l’imposante ramure, il y avait la tête (et tout ce qui va avec) d’un énorme cerf qui semblait fort mécontent. Nous l’avions dérangé alors qu’il devait être en train de se reposer sur le sol, dissimulé par la végétation. Une fois debout sur ses pattes, il avait une taille impressionnante. Il n’avait pas encore perdu ses bois.... et nous n’avons donc pas pu les rapporter à la maison !

Publié dans ANIMAUX DIVERS

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Le hamster aventurier

Publié le par Françoise Andersen

 


Quand il était petit, mon fils avait un hamster qui s’appelait Rikiki. Il se sauvait toujours de sa cage (pas mon fils, le hamster !). Les barreaux étaient pourtant très rapprochés (environ 1 cm), mais il arrivait quand même à se glisser entre.

 

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Il fallait vraiment le voir pour le croire ! Il se tortillait comme une anguille et, centimètre par centimètre, finissait par se libérer.

 

Un jour, je venais de mettre du linge dans la machine à laver, quand mon fils m'a appelée pour que je l'aide à retrouver Rikiki. Mais malgré tous nos efforts, il restait introuvable. Nous avions pourtant bien cherché parmi les jouets qui se trouvaient dans le tiroir, sous son lit. C'est là qu'il se cachait en général.

 

Comme le hamster n’était apparemment pas dans sa chambre, nous avons fouillé tout l’appartement, mais en vain. Je l'ai consolé en lui disant que Rikiki dormait sûrement, caché sous un meuble, et qu’il allait revenir tout seul.


Comme c’était le jour de lessive, j’ai rassemblé tout le linge sale et je l’ai mis dans la machine à laver. Je l’ai programmée pour un lavage à 40 degrés avec essorage. Mais au moment d’appuyer sur le bouton, j’ai eu tout à coup comme un pressentiment. Peut-être que Rikiki s’était caché dans le linge ? Je l’ai donc vite sorti de la machine et... j’ai vu une chaussette qui faisait des soubresauts par terre. On aurait dit qu’elle dansait le rock’n roll, comme dans les dessins animés, quand les objets prennent vie.

 

J’ai vite attrapé cette chaussette magique et... Rikiki était à l’intérieur. Il n’avait pas du tout l’air d’apprécier cette cachette car il ne pouvait pas en sortir. Cette fois-ci, quand je l’ai attrapé pour le sortir de cette situation très inconfortable, il me m’a pas mordue. J’ai même eu l’impression qu’il me lançait un coup d’œil plein de reconnaissance !

 

                                             comment

 

Il l’a échappé belle ! Je pense qu’il a eu très peur et que cela lui a servi de leçon, car il ne s’est plus jamais sauvé.

Publié dans ANIMAUX DIVERS

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Le loup-chien

Publié le par Françoise Andersen

 

Nous étions en vacances au bord du lac Léman, il y a une trentaine d’années. Nous venions de manger des grillades dans un petit restaurant d’Excenevex. Un chien est alors venu quémander des caresses, que je me suis bien sûr empressée de lui accorder. Les bêtes savent instinctivement que je les aime, et elles viennent toujours vers moi.


Avec son museau pointu, ses yeux en amandes et son pelage noir, il me faisait penser au loup du "Petit chaperon rouge".

 

                             photo47469-m.jpeg

 

J’en ai fait la remarque amusée à son propriétaire qui s’est exclamé aussitôt : "Mais c’est un loup ! Enfin... il est moitié chien, moitié loup". 

 

J’ai immédiatement retiré ma main, provoquant chez le "loup-chien" un doux regard de triste reproche et dans ma conscience une auto-accusation d’injustice et de racisme. J’ai donc repris mes caresses, mais plus prudemment.

 

Le propriétaire du restaurant nous a expliqué qu’il y avait une cinquantaine de ces "loups-chiens" en France, * et qu’ils étaient destinés à la garde. On devait les amener au contrôle tous les six mois, afin de s’assurer que l’instinct du loup n’avait pas repris le dessus. Il a continué : "Il a l’air tout doux, comme ça, mais c’est un excellent gardien. Vous voyez mon camion frigorifique pour ma viande, là-bas ? Il y en a pour de l’argent dedans. Essayez de faire mine de vous en approcher, vous allez voir."

Je n’ai jamais vu, car j’ai préféré le croire sur parole !

* Il y a longtemps de cela et j'ignore si cette pratique est encore autorisée

Publié dans CHIENS

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LE MULET CORSE

Publié le par Françoise Andersen

Alors que nous roulions sur un chemin très étroit, en Corse, nous avons tout à coup vu apparaître devant nous un mulet. Il était seul, chargé comme un baudet (c’est le cas de le dire !), et marchait à pas comptés en plein milieu du chemin. Il n’y avait pas la moindre place pour le dépasser.

Au bout d’un moment, j’ai suggéré à mon père de klaxonner. Il m’a dit qu’il risquait seulement de lui faire peur, mais que ça ne changerait rien. Il a donc pris son mal en patience, attendant que la route s’élargisse.

 

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Finissant toutefois par s’impatienter, il a donné un petit coup de klaxon prudent. Le mulet s’est arrêté et a tourné la tête vers nous. Il s’est mis ensuite sur le bas-côté, et a attendu sagement que nous soyons passés. Il a même opiné de la tête, et j’ai eu l’impression qu’il m’adressait un salut courtois.

Il a repris ensuite son chemin au milieu de la route. Son maître, qui l’envoyait sûrement d’un village à l’autre livrer son chargement, lui avait apparemment inculqué les principes élémentaires du code de la route.

 

 

Publié dans CHEVAUX

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LE CHEVAL POLI

Publié le par Françoise Andersen

 

 A la lisière de la forêt de Thonon, il y a un grand pré. Quand je pars en promenade, j’emporte toujours des bouts de pommes et de carottes, pour les donner au cheval qui a l’air de s’y ennuyer ferme et qui accourt vers moi, dès qu’il me voit. 

Quand il y a beaucoup d’herbe, il n’a pas très faim et recherche plutôt ma compagnie et mes caresses ; mais dès que l’herbe se fait rare, il semble affamé, bien qu’il y ait, à l’autre bout du pré, une grande cabane qui lui sert d’écurie et où il doit avoir à boire et à manger. Mais mes pommes et mes carottes sont sûrement plus alléchantes, quand il manque de vitamines.

Un jour j’ai décidé de m’amuser à lui apprendre la politesse. A chaque fois que je lui donnais un morceau de pomme, je lui disais : « Dis merci » en faisant de grands hochements de tête. Il a fini par comprendre ce que je voulais et il m’a imitée. Ce n’était que quand il "avait dit merci" que je continuais à lui donner à manger. Certains esprits sceptiques prétendront que mes talents de pédagogue n’y sont pour rien et que c’est un geste inné chez les chevaux, mais la suite m’a prouvé que j’ai peut-être raison.

Ce jour-là, j’avais préparé des carottes et des pommes coupées en quatre (il faut faire durer le plaisir !), mais malheureusement, j’avais tout oublié sur la table de la cuisine. En me rapprochant du pré, j’avais mauvaise conscience et j’espérais que le cheval n’y serait pas, car parfois il est au travail. Il sert en effet de monture aux enfants de son propriétaire. Mais je l’ai aperçu de loin. Quand il m’a vue, j’ai encore eu plus mauvaise conscience, car il hochait la tête dans ma direction. Quand je suis arrivée à sa hauteur, il a amplifié son geste. J’ai essayé de lui montrer mes mains vides, mais il a continué. Je suis même allée jusqu’à retourner mes poches pour lui montrer qu’elles étaient vides. Il a alors eu l’air de se résigner. Je lui ai caressé longuement le museau, pour essayer de me faire pardonner.

Maintenant je n’oublie plus jamais de lui apporter à manger. Si je m’aperçois que j’ai oublié, je n’hésite pas à faire demi-tour. Je ne voudrais pas le décevoir une seconde fois.

 

©  Françoise Andersen

Cette histoire a déjà été publiée, il y a quelques années, sur le site de l'école de Martigny (Suisse)

                          http://zwook.ecolevs.ch/martigny/zwook/enfants/histoiresvraies

Publié dans CHEVAUX

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Un oisillon avec du fard à paupières bleu :)

Publié le par Françoise Andersen

J'ai été très étonnée  en agrandissant une photo que j'avais prise dans un parc. Cette boule de poils ébouriffée ressemblait à un animal de dessin animé avec des petits yeux noirs et des paupières bleues à moitié fermées. 

 

 

                          P1090364

 

 

Et puis en regardant plus attentivement la photo, je me suis aperçue que ses "vrais" yeux étaient en-dessous. 

 

Sur une autre photo, prise sous un autre angle et moins agrandie, il a l'air en effet  plus normal.

 

 

    P1090368.JPG

 

Je n'ai pas vu de plumes bleues sur sa maman, qui m'a semblé être une poule-d'eau.

 

                               DSCN2879.JPG

 

Mais peut-être était-ce un petit mâle. Les mâles sont toujours plus beaux que les femelles (chez les animaux   

 

Je viens de retrouver une autre photo. Cette fois-ci, on dirait que c'est le papa qui est avec lui. Il est plus coloré que la femelle et on dirait qu'au-dessus du bec il a des plumes bleues. 

 

Je me dépêche de prendre les photos tant que mes "modèles" sont coopératifs et je fais souvent cela plus ou moins à l'aveugle. Ce n'est que quand je les charge sur l'ordinateur que je vois vraiment ce que j'ai pris.

 

 

     P1090364-copie-1.JPG

 

Dès que je rentre à la maison, je me dépêche de les charger et j'ai souvent de belles surprises. En tout cas, j'ai beaucoup de chance, car je fais souvent d'intéressantes rencontres.

 

 

Publié dans OISEAUX

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Le "chien" des voisins

Publié le par Françoise Andersen

 

Mon fils était venu nous voir de Copenhague et il lisait sur la terrasse, pendant que je préparais le déjeuner. Tout à coup, il est venu me demander : « Est-ce que les voisins ont un grand chien ? ».

 

Je lui ai répondu que ce qu’il avait pris pour un chien devait être un chevreuil. De loin on peut se tromper, étant donné qu’ils n’ont pas de bois l’été. J’ai donc sorti mon appareil photo. Moi-même j’ai pris, un jour, un labrador pour un petit chevreuil. J’avais aperçu le pelage marron clair d’un animal derrière la haie. Comme j’étais justement en train de prendre des photos, j’étais allée vers l’ouverture que nous avons faite entre les deux jardins, pour pouvoir facilement aller de l’un à l’autre. Je m’étais postée là, prête à appuyer sur le déclencheur, car j’avais eu l’impression que le "chevreuil" allait bientôt passer chez nous. C’est en effet ce que l’animal avait fait, mais j’avais eu la surprise de me retrouver, toute bête, nez à nez avec un labrador. J’avais entendu ensuite son maître qui sifflait depuis la route pour l’appeler.


Me rappelant tout à coup cet épisode, je me suis dit qu’en fait il s’agissait peut-être en effet d’un chien qui profitait de l’absence de nos voisins pour se promener dans leur jardin. Mais quand je suis sortie sur la terrasse, j’ai vu un chevreuil qui s’était figé et qui nous fixait apeuré.

Je l’ai photographié de loin avec le zoom et je me suis dit que, si nous nous approchions, il allait s’enfuir. J’ai donc discrètement fait signe à mon fils de me suivre en se déplaçant tout doucement sur le côté, jusqu’à ce que nous soyons cachés par la maison des voisins. Dès que nous avons été sûrs d’être hors de sa vue, nous avons longé la maison par derrière, au pas de course, pour aller le surprendre depuis la terrasse. Il nous a tout de suite repérés, mais il nous a fixés calmement. Nous avons tous les deux goûté cet instant magique, sans oser faire le moindre mouvement. Et puis la tentation de prendre une photo a été trop forte. J’ai levé l’appareil et j’ai juste eu le temps d’en prendre une seule, avant qu’il ne s’enfuie d’un bond.


Il y a souvent des chevreuils dans le jardin de nos voisins. Comme je me plaignais qu’ils ne s’arrêtent jamais chez moi, Bent m’a dit que c’était parce que je ne leur donnais pas à manger. Le lendemain, quand je suis allée mettre des graines de tournesol dans la mangeoire, j’en ai versé également sur l’herbe. Le résultat ne s’est pas fait attendre : le soir même, j’ai pu, pour la première fois, photographier un chevreuil dans mon jardin.

 

Mais je suis jalouse de Rie et Bent, car ils voient beaucoup plus de chevreuils que moi. Il faut dire que ceux-ci viennent surtout manger tôt le matin, vers 6 heures, et à cette heure là, je dors encore à poings fermés. Alors pour atténuer ma frustation, ils prennent des photos, pour me les montrer ensuite.

 

Cela me fait plaisir, mais ce n’est pas comme d’être à quelques mètres de ces merveilleux animaux et de plonger mon regard dans le leur.

Publié dans CHEVREUILS

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L'oie de garde

Publié le par Françoise Andersen

Près de notre immeuble, quand nous habitions la banlieue de Copenhague, il y avait un petit lac qui était une véritable réserve d’oiseaux sauvages. Il y avait des cygnes, des mouettes, toutes sortes de canards et parfois aussi des oies.

 

                   

 

Un jour que nous avions fait une promenade autour du lac et que nous rentrions chez nous, notre attention à été attirée, dans une rue toute proche, par une oie qui faisait le tour d’une voiture, à pas cadencés. Nous nous sommes arrêtés pour l’observer. On aurait dit un soldat qui montait la garde. Dès qu’elle avait fait le tour de la voiture, toujours à la même distance (environ 50 cm) et à la même vitesse, elle repartait pour un autre tour. Intriguée par son manège, j’ai voulu traverser la rue pour l’observer de plus près, mais elle s’est mise à pousser des cris affreux et à battre des ailes, en me regrdant d’un air vraiment mauvais. Elle semblait partagée entre l’envie de rester près de la voiture et de traverser pour m’agresser. J’ai prudemment battu en retraite et nous avons poursuivi notre chemin.

 

 

Le lendemain nous sommes repassés au même endroit, pour voir si l’oie était encore là. Elle était toujours à son poste. Dès qu’elle avait fini de longer la voiture, elle virait à angle droit pour continuer son tour.

 

Ce jour-là il y avait une autre voiture garée derrière la jaune, mais cela ne l’empêchait pas de se faufiler dans cet espace restreint pour continuer sa ronde. Apparemment les habitants du quartier savaient qu’elle était agressive et s’en méfiaient. Sur la photo, on voit en effet que le cycliste amorce un détour pour ne pas passer trop près d’elle et se faire agresser.

 

Nous avons remarqué que la maison devant laquelle la voiture jaune était garée avait les volets fermés. J’ai dit à mon mari pour plaisanter : "Ces gens-là doivent être partis en vacances en avion. Ils ont sûrement l’habitude de donner à manger à l’oie et, en échange, elle monte la garde devant leur voiture pendant leur absence". Ce petit manège a duré environ deux semaines. Le jour où nous avons vu que les volets de la maison étaient à nouveau ouverts, l’oie avait disparu.

 

Peut-être qu’une oie peut se comporter comme un chien ? Quand ma petite-fille était bébé, sa maman l’avait mise un jour dans son landau, dans le jardin, pour qu’elle fasse sa sieste. Elle avait dit à Blacky, le labrador : "Garde le bébé". Il s’était assis près du landau, semblant tout fier de ses nouvelles responsabilités. Quand la voisine, qui était une amie de ma belle-fille et qui connaissait pourtant bien Blacky est entrée peu après dans le jardin, Blacky ne l’a pas laissée approcher du landau. Il grognait, montrait ses crocs et avait l’air si féroce qu’elle a dû rebrousser chemin. Peut-être qu’avant de partir, les habitants de la maison avaient dit à l’oie : "Garde la voiture"....

 

 

 

Publié dans OISEAUX

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