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LE CHIEN OBÉISSANT

Publié le par Françoise Andersen

Nous venions de pique-niquer en montagne. Avant de partir, mon fils s’était amusé à grimper en direction d’un chalet qui était au-dessus de nous.

 

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Tout à coup, je le vois dévaler la pente à toute vitesse. Il avait à ses trousses un chien furieux. Il avait beau courir aussi vite qu’il le pouvait, le chien était en train de le rattraper.

 

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Je sentais que celui-ci allait bientôt planter ses crocs dans les fesses rebondies de mon petit chérubin. Ayant entendu dire qu’il ne fallait pas courir, que cela excitait les chiens, j’ai hurlé "STOP" pour que mon fils s’arrête. Mon ordre impérieux a eu un effet vraiment inattendu : mon fils, qui n’était pas très obéissant de nature, a continué sa course. En revanche, le chien a "freiné" brutalement. Comme la pente était très abrupte, en essayant de s’arrêter net, il s’est immobilisé, la tête en arrière et les pattes de devant toutes raides. S’il avait été une voiture, on aurait entendu crisser les pneus ! Après m’avoir lancé un regard où se mêlaient la crainte et le respect, il est remonté rapidement en direction du chalet.


Publié dans CHIENS

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L'ARAIGNÉE BLANCHE

Publié le par Françoise Andersen


Quand j’habitais en ville, j’avais très peur des araignées. Dès que j’en voyais une, je paniquais. Mais quand nous avons commencé à vivre à la campagne, je me suis peu à peu habituée à ces bestioles parfaitement inoffensives. J’ai même chaque année une grosse araignée noire qui travaille pour moi bénévolement dans la maison. Elle habite dans un recoin, près du plafond, et je me garde bien de l’en déloger. En effet, quand une énorme mouche entre dans la pièce et que je n’arrive pas à la chasser, j’abandonne car je sais que je ne vais pas tarder à entendre une sorte de bourdonnement continu, que j’ai appris à reconnaître. 

C’est la mouche, que l’araignée a attrapée et qui essaie en vain de se libérer. Les araignées et moi, nous nous entendons donc maintenant très bien.

Mais un jour, le long du mur de la terrasse, j’en ai vu une qui ne m’a pas semblé très sympathique. Son dos ressemblait à une grosse tête avec deux petits yeux jaunes et ses pattes étaient très velues. Je me suis dit que je n’aimerais pas l’avoir comme locataire. L’idée qu’elle puisse me grimper dessus la nuit, pendant mon sommeil, me donnait la chair de poule. Mais comme elle était dehors et qu’elle était en train de tisser une magnifique toile d’une régularité étonnante, je me suis contentée de la photographier.

Je ne pensais pas que nos destins allaient bientôt à nouveau se croiser.

Quelques jours plus tard, je venais de finir de repeindre la partie blanche de la façade, mais il me manquait encore les deux petites fenêtres du haut.

Avant de me mettre au travail, j’avais pris un balai pour enlever les toiles d’araignées qui étaient sous le toit et chasser leurs propriétaires, avec précaution et sans leur faire de mal, mais j’en avais apparemment oublié une. En effet, en peignant, j’ai senti quelque chose qui tombait soudain sur ma main gauche. J’ai eu le temps de m’apercevoir, avec effroi, que c’était l’araignée marron que j’avais prise en photo. J’ai eu immédiatement le réflexe de la chasser d’un large mouvement de la main droite, l’envoyant valser très loin, sur la pelouse. Comme je n’étais liée à elle par aucun lien affectif, et qu’elle m’inspirait même une certaine répulsion (pour ne pas dire une répulsion certaine), j’ai repris mon travail, sans plus m’en soucier.

Mais quelle ne fut pas ma surprise, le lendemain, de découvrir, à gauche de la porte, l’araignée qui était revenue. Elle était à moitié blanche. Quand j’avais fait ce grand geste pour m’en débarrasser, c’est le pinceau plein de peinture, que je tenais à la main, qui l’avait touchée.

Elle semblait beaucoup moins en forme que le jour de la photo, mais elle s’était remise au travail. Toutefois l’irrégularité de sa nouvelle toile laissait craindre qu’elle n’ait subi un léger traumatisme crânien, lors du choc avec le pinceau !

 

©  Françoise Andersen

Cette histoire a déjà été publiée, il y a quelques années, sur le site de l'école de Martigny

(Suisse)            



Publié dans ANIMAUX DIVERS

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LA COCCINELLE INSECTICIDE

Publié le par Françoise Andersen


Sur l’une de mes plantes vertes, j’ai découvert un jour de microscopiques taches blanches qui se sont avérées être des pucerons. Étant donné que je suis contre l’usage des pesticides, j’arrive en général à m’en débarrasser grâce à une recette de grand-mère : je vaporise les fleurs avec de l’eau dans laquelle j’ajoute un peu de savon de Marseille. Mais parfois cela ne suffit pas. A l’extérieur, des coccinelles viennent souvent me prêter main forte. Elles sont aussi efficaces que les produits chimiques, car elles mangent les pucerons. Malheureusement, il y avait peu de chance qu’une coccinelle entre dans l’appartement. Je sais qu’on peut maintenant acheter des oeufs de coccinelle comme insecticide biologique, mais je n’avais pas besoin de toute une armée de coccinelles. Une seule me suffisait.

Je me suis dit que grâce à ce printemps si précoce, j’en trouverai bientôt une sur le balcon. Il me suffirait alors de la prendre et de la mettre sur la plante verte. Mais je voyais des abeilles et des bourdons butiner les primevères et les jonquilles, alors qu’il n’y avait pas l’ombre d’une coccinelle.Heureusement, le hasard a bien fait les choses. Je m’apprêtais à descendre de la voiture, après une randonnée en montagne, quand j’ai vu, sur la vitre, une coccinelle qui faisait des efforts désespérés pour essayer de sortir. C’était comme si un bon génie avait exaucé mon voeu en enfermant cet insecte dans ma voiture. J’ai essayé en vain de la faire passer sur mon doigt. Elle semblait très stressée et allait dans tous les sens. Mais j’ai fait preuve de patience et j’ai fini par réussir à la faire grimper sur ma main. Il restait encore à la monter au troisième étage. Les gens qui m’ont vue marcher, en la faisant passer d’une main sur l’autre, ont dû croire que j’étais retombée en enfance. Il y avait eu un premier miracle : la coccinelle trouvée dans la voiture. Il y en a eu un deuxième : je suis arrivée jusqu’à l’appartement sans qu’elle s’envole et j’ai pu la déposer avec précaution sur la plante.

Le lendemain, j’ai été agréablement surprise : il restait encore quelques pucerons ici et là, mais mon ouvrière bénévole avait vraiment fait du bon travail. Malheureusement elle avait disparu. Quelques heures plus tard, je l’ai retrouvée dans la cuisine. Je l’ai immédiatement remise au travail et ma plante a été débarrassée de tous ses parasites. Peu après, comme je ne la voyais plus, j’ai pensé que n’ayant plus rien à se mettre sous la dent - si je puis dire - elle s’était envolée.

J’ai donc été très surprise de la découvrir, quelques jours plus tard, cachée sous une feuille.

Je comprends maintenant pourquoi les pucerons ne sont pas revenus. C’est en effet ce qui se passe souvent quand on croit en être débarrassé. Avec cette coccinelle qui a décidé de rester chez moi, j’ai la chance de bénéficier d’un traitement en continu.

 

 

©  Françoise Andersen

Cette histoire a déjà été publiée, il y a quelques années, sur le site de l'école de Martigny

(Suisse)            http://zwook.ecolevs.ch/martigny/zwook/enfants/histoiresvraies

 

Publié dans INSECTES

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Une grenouille sous la douche

Publié le par Françoise Andersen

 

J’étais devant le lavabo en train de me mettre de la crème solaire sur le visage, quand il m’a semblé apercevoir une sorte de gros caillou sur le carrelage près du rideau de douche. Je dis ”il m’a semblé” car quand je n’ai pas mes lunettes je n’y vois pas grand chose. J’ai eu soudain l’impression que le”caillou” bougeait Intriguée j’ai mis mes lunettes pour aller voir ça de plus près. Je me suis alors aperçue qu’il s’agissait d’une petite grenouille. C’était pendant la canicule de 2003. Elle avait dû sentir la proximité d’un endroit humide et elle était apparemment entrée par la porte. Attirée par l’eau, elle avait sauté dans le coin douche.

Je ne pouvais pas la laisser là. Alors j’ai mis sur elle un récipient en plastique transparent. Elle semblait tétanisée par la peur. Ensuite, avec d’infinies précautions, j’ai glissé un carton sous elle. J’ai transporté le tout dans le jardin dans un endroit ombragé et je l’ai libérée. Elle restait parfaitement immobile et on ne la voyait presque pas dans l’herbe.
 

                                  

 
Je suis allée chercher une vasque  remplie d’eau et je l’ai mise devant elle. Elle n’a pas tardé à y entrer. Mon sauvetage de grenouille avait réussi.

Publié dans ANIMAUX DIVERS

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Mon petit lapin nain blanc aux yeux bleus

Publié le par Françoise Andersen

Le dernier animal de compagnie que nous avons eu était un lapin nain tout blanc aux yeux bleus. C’est très rare car, d’habitude, les lapins blancs sont des albinos et ils ont les yeux rouges.

 

 

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 Ce petit lapin se comportait absolument comme un chat. Il avait sa caisse dans un renfoncement dans l’entrée. Il était très propre et faisait toujours ses besoins dans le même coin. Jamais il n’a sali l’appartement. La nuit, une petite barrière l’empêchait de se déplacer dans l’appartement mais, dans la journée, il était en liberté. Il n’avait toutefois le droit de gambader que dans l’entrée et la chambre des enfants. Je lui avais appris que l’accès aux autres pièces lui était interdit. Je le grondais, s’il faisait mine de désobéir.

 

Parfois il pensait que je ne le voyais pas, alors que je le surveillais du coin de l’œil. Ne se croyant pas observé, il mettait une patte sur le seuil et attendait, en me regardant. Ne voyant pas de réaction, il mettait l'autre et s’apprêtait à prendre son élan. Mais un « non » catégorique suffisait à lui faire rebrousser chemin.

 

Tous les matins, j’ouvrais la petite barrière et mon fils, qui était encore au lit l’appelait. Il sautait sur le lit et allait se blottir contre lui, pour se faire caresser. Malheureusement, à un an seulement, il a eu un cancer et il a fallu le faire euthanasier, pour abréger ses souffrances. C’est moi qui ai eu la pénible tâche de l’amener chez la vétérinaire.

 

Je l’avais bien emmitouflé dans un vieux pull et le tenais contre moi, tandis que les larmes coulaient sur mes joues. Dans la salle d’attente, des gens avec leur chien me jetaient des regards en coin. J’avais honte et essayais de me répéter: « Ce n’est qu’un lapin, ce n'est qu'un lapin », mais je continuais malgré tout à pleurer, parce que ce n’était pas juste « un » lapin, mais « MON » lapin.

Publié dans ANIMAUX DIVERS

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Le hérisson affectueux mais exigeant

Publié le par Françoise Andersen

L’été dernier, nos voisins d’en face recevaient chaque soir la visite d’un hérisson. Je le connaissais de vue, si je puis dire, car quand nous faisions notre promenade du soir, je le voyais parfois sortir des champs et traverser la rue pour aller se nourrir chez eux.

Comme beaucoup de Danois, nos voisins passent juste trois mois dans leur “maison d’été” comme on dit en danois, et retournent, en septembre, vivre dans leur résidence principale. Mais nous restons plus longtemps. Ce hérisson, qui était devenu un Sans Domicile Fixe, avait dû se dire que puisque tant d’animaux venaient se nourrir chez moi, pourquoi pas lui. Je l’ai donc trouvé un soir sur la terrasse. Je savais que mes voisins lui donnaient du lait, alors j’en ai mis dans une coupelle que j’ai déposée devant lui.

 

Il n’a pas tardé à le laper avidement. J’ai entendu dire que ce n’est pas bon pour l’intestin des hérissons, qu’il faut juste leur donner de l’eau, mais les gens qui disent ça ne leur ont pas demandé leur avis. Ils préfèrent en effet le lait et ils le supportent très bien. Quand j’habitais la banlieue de Copenhague, j’en ai même eu qui adoraient le yaourt aux fraises.

 

Ce hérisson a donc pris l’habitude de venir boire son lait le soir ou plus souvent la nuit. Je pense qu’il ramenait des copains avec lui car, le matin, j’étais obligée de ramasser plein de petits cacas noirs, qui ne pouvaient pas tous provenir de lui.


Un soir, j’entends tout à coup une sorte de “toc toc” sur la terrasse. Je vais voir d’où ça vient et je vois mon hérisson qui tenait la petite coupe en plastique dans sa gueule et qui la cognait contre le sol, comme s’il était très mécontent qu’elle soit vide. C’était apparemment sa façon d’attirer mon attention. Quand je suis arrivée avec ma bouteille de lait, il a levé son nez vers moi et est resté là à attendre. J’ai versé le lait et je lui ai éclaboussé le museau, mais ça n’a pas du tout eu l’air de le gêner. Dès que la coupe a été pleine, il s’est mis à boire.

 

Il semblait vraiment apprivoisé. J’ai voulu savoir à quel point. Je me suis donc accroupie devant lui et j’ai avancé tout doucement ma main. Bien repu, il ne bougeait pas. Je pensais qu’il allait finir par fuir, mais il m’observait calmement. Je l’ai caressé doucement sous le cou. Il semblait vraiment apprécier ça. J’étais étonnée qu’un hérisson soit si doux en-dessous. Quand j’ai raconté la scène le lendemain à une amie, elle m’a dit : « Mais il ne faut pas s’approcher, ils sont plein de puces ! ». Apparemment, c’était des puces à hérissons que je n’intéressais pas. Mais j’ai quand même préféré être prudente et je ne l’ai plus touché. Mais j’ai continué à le nourrir et il a continué à râler, en cognant sa coupe pour réclamer son lait, chaque fois que je l’avais oublié.

 

 

Publié dans ANIMAUX DIVERS

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Le vacher motorisé

Publié le par Françoise Andersen

Cet après-midi, nous roulions sur une petite route de montagne, quand nous nous sommes tout à coup trouvés nez à nez (je devrais plutôt dire "capot à museau") avec une vache toute noire, qui nous regardait d'un sale oeil. Je n'étais même pas sûre que ce soit une vache et non pas un jeune taureau car, de ma place, je ne pouvais pas voir en dessous. Je vous laisse juge. Je m'aperçois en tout cas que je l'ai photographié(e) en même temps que la vache blanche et marron qui était juste derrière, ce qui donne une longue vache tricolore à 6 pattes ! Mais au fait pourquoi je n'en compte que 6 ? Il devrait y en avoir 8 ! Je vous assure que ce n'est pas un trucage. La photo est telle que je l'ai prise. Bizarre....

 

 

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Nous connaissons ce troupeau, qui nous a fait poireauter, avant-hier, pendant ce qui nous a semblé une éternité, car l'étable est plus bas à environ 500 m de la prairie où il passe la journée. C'est un gros troupeau. Mon mari pense qu'il y a une cinquantaine de bêtes, moi une bonne centaine. C'est un peu comme les chiffres qui diffèrent, suivant que ce sont ceux de la police ou des syndicats ! Mais j'ai toujours eu une (légère) tendance méridionale à l'exagération. Le temps qu'elles soient toutes rentrées, les automobilistes sont obligés de prendre leur mal en patience.

 

Jusqu'à l'an dernier le fermier menait le troupeau avec ses deux enfants,  qui l'aidaient à obliger les vaches à ne pas prendre trop de place, ce qui fait qu'on pouvait les dépasser. Mais avant-hier, nous nous sommes aperçus qu'elles étaient seules.  Le fermier n'était ni en tête, ni derrière. Peut-être qu'il avait oublié l'heure. Je vous assure qu'elles rentraient toutes seules chez elles, sentant l'heure de la traite venue et ceci en faisant fi des règles les plus élémentaires du code de la route.

 

Il était 16h30 la dernière fois et nous pensions que nous ne risquions rien à prendre cette route aujourd'hui, à 15h30. Mais c'est à croire que ces vaches nous voient arriver de loin et qu'elles ont décidé de nous embêter. Peut-être que ce sont de vraies vaches savoyardes, qui considèrent même les habitants du village voisin comme des étrangers. Les Savoyards sont en effet assez spéciaux. Un jour mon oncle qui habitait depuis 25 ans dans un lieu-dit, à UN km du village, entame la conversation avec un vieux qui lui dit: "Vous n'êtes pas d'ici, vous". Mon oncle proteste et dit où il habite. Sur quoi le vieux dit: "Oui, c'est bien ce que je disais".

 

Pour en revenir non pas à nos moutons, mais à nos vaches, c'est qu'elles prennent leur temps. Certaines en profitent même pour brouter la belle herbe bien verte des bas côtés.

 

 

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Mon mari bouillait. En bon Danois, il aime qu'il y ait des règles et qu'elles soient respectées. Il m'a dit: " Ca doit être interdit de laisser son troupeau seul sur la route" . Je lui ai promis de me renseigner sur la vagabondage de vaches sur la voie publique en zone rurale.  :))

 

Cinq ou dix  minutes plus tard (je ne saurai vous dire car, quand mon mari stresse, je stresse aussi et le temps s'écoule alors pour moi d'une autre manière), on a vu une voiture qui semblait ne  pas pouvoir passer non plus. Mais en fait c'était le fermier.

 

 

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Il est allé dire aux gourmandes qu'elles devaient suivre les autres. il ne nous a même pas dit bonjour. Pas un mot d'excuse. Il avait l'air aussi méchant que le  (ou la)  noiraud(e). Il semblait presque nous en vouloir d'être là. C'est un comble !

 

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Mon mari, qui n'est pas très patient, n'a pas attendu que le fermier retourne à sa voiture. Comme sa portière était restée ouverte, on a failli basculer dans le petit fossé pour le croiser. Je n'ai pas compris son énervement: nous n'étions pas pressés et je préfère être entourée par des vaches plutôt que par des voitures d'où s'échappent des gaz d'échappement très nocifs pour moi. Vous me direz que les vaches ont aussi un "pot d'échappement" qui dégage du méthane. Mais je préfère quand même une pollution naturelle. 

Publié dans VACHES

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LES BOIS DU GRAND CERF

Publié le par Françoise Andersen

Au Nord de Copenhague, dans le Parc aux cerfs, vivent plus de 4500 cervidés. Cet espace est entièrement clôturé, mais étant donné son immense superficie (1200 hectares de bois et de prairies), on a l'impression qu'ils sont en totale liberté.  

Si on est un habitué, on connaît les endroits où les trouver. En s’approchant doucement et en restant à une certaine distance, on peut les admirer et les photographier. C’est ce que font chaque année, surtout à l’époque du brame du cerf, beaucoup de photographes animaliers, qui viennent de tous les pays, car ce parc est renommé.

Nous n’avions pas encore atteint l’endroit où nous savions qu’il y avait des hordes, quand mon fils m’a chuchoté tout à coup, en pointant son doigt vers la droite : « Regarde, maman ». J’ai aperçu alors au loin, en partie dissimulée dans l’herbe qui était très haute à cet endroit, une magnifique paire de bois. Les cerfs les perdent chaque année en février ou mars, mais ils repoussent quelques mois plus tard, prenant de l’ampleur d’année en année. Mon fils m’a suppliée : « Viens, on va les chercher. Je voudrais les montrer à l’école ». Je ne savais pas si c’était permis. J’ai appris par la suite que c’est interdit, car ils sont vendus chaque année au profit de l’État danois. Leur prix peut varier d’environ 20 francs suisses, pour les tout petits, à plus de 400 pour les grands. Mais ne le sachant pas à l’époque, j’ai fini par céder aux supplications de mon fils. Nous nous sommes donc avancés vers notre butin, en nous disant que nous avions une chance inouïe d’avoir trouvé une si belle pièce. Mon fils était fou de joie.

Mais soudain il y a eu un léger remous dans les hautes herbes. Les bois se sont soulevés très, très lentement. Nous avons vite rebroussé chemin, quand nous nous sommes aperçus que, sous l’imposante ramure, il y avait la tête (et tout ce qui va avec) d’un énorme cerf qui semblait fort mécontent. Nous l’avions dérangé alors qu’il devait être en train de se reposer sur le sol, dissimulé par la végétation. Une fois debout sur ses pattes, il avait une taille impressionnante. Il n’avait pas encore perdu ses bois.... et nous n’avons donc pas pu les rapporter à la maison !

Publié dans ANIMAUX DIVERS

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Le hamster aventurier

Publié le par Françoise Andersen

 


Quand il était petit, mon fils avait un hamster qui s’appelait Rikiki. Il se sauvait toujours de sa cage (pas mon fils, le hamster !). Les barreaux étaient pourtant très rapprochés (environ 1 cm), mais il arrivait quand même à se glisser entre.

 

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Il fallait vraiment le voir pour le croire ! Il se tortillait comme une anguille et, centimètre par centimètre, finissait par se libérer.

 

Un jour, je venais de mettre du linge dans la machine à laver, quand mon fils m'a appelée pour que je l'aide à retrouver Rikiki. Mais malgré tous nos efforts, il restait introuvable. Nous avions pourtant bien cherché parmi les jouets qui se trouvaient dans le tiroir, sous son lit. C'est là qu'il se cachait en général.

 

Comme le hamster n’était apparemment pas dans sa chambre, nous avons fouillé tout l’appartement, mais en vain. Je l'ai consolé en lui disant que Rikiki dormait sûrement, caché sous un meuble, et qu’il allait revenir tout seul.


Comme c’était le jour de lessive, j’ai rassemblé tout le linge sale et je l’ai mis dans la machine à laver. Je l’ai programmée pour un lavage à 40 degrés avec essorage. Mais au moment d’appuyer sur le bouton, j’ai eu tout à coup comme un pressentiment. Peut-être que Rikiki s’était caché dans le linge ? Je l’ai donc vite sorti de la machine et... j’ai vu une chaussette qui faisait des soubresauts par terre. On aurait dit qu’elle dansait le rock’n roll, comme dans les dessins animés, quand les objets prennent vie.

 

J’ai vite attrapé cette chaussette magique et... Rikiki était à l’intérieur. Il n’avait pas du tout l’air d’apprécier cette cachette car il ne pouvait pas en sortir. Cette fois-ci, quand je l’ai attrapé pour le sortir de cette situation très inconfortable, il me m’a pas mordue. J’ai même eu l’impression qu’il me lançait un coup d’œil plein de reconnaissance !

 

                                             comment

 

Il l’a échappé belle ! Je pense qu’il a eu très peur et que cela lui a servi de leçon, car il ne s’est plus jamais sauvé.

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Le loup-chien

Publié le par Françoise Andersen

 

Nous étions en vacances au bord du lac Léman, il y a une trentaine d’années. Nous venions de manger des grillades dans un petit restaurant d’Excenevex. Un chien est alors venu quémander des caresses, que je me suis bien sûr empressée de lui accorder. Les bêtes savent instinctivement que je les aime, et elles viennent toujours vers moi.


Avec son museau pointu, ses yeux en amandes et son pelage noir, il me faisait penser au loup du "Petit chaperon rouge".

 

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J’en ai fait la remarque amusée à son propriétaire qui s’est exclamé aussitôt : "Mais c’est un loup ! Enfin... il est moitié chien, moitié loup". 

 

J’ai immédiatement retiré ma main, provoquant chez le "loup-chien" un doux regard de triste reproche et dans ma conscience une auto-accusation d’injustice et de racisme. J’ai donc repris mes caresses, mais plus prudemment.

 

Le propriétaire du restaurant nous a expliqué qu’il y avait une cinquantaine de ces "loups-chiens" en France, * et qu’ils étaient destinés à la garde. On devait les amener au contrôle tous les six mois, afin de s’assurer que l’instinct du loup n’avait pas repris le dessus. Il a continué : "Il a l’air tout doux, comme ça, mais c’est un excellent gardien. Vous voyez mon camion frigorifique pour ma viande, là-bas ? Il y en a pour de l’argent dedans. Essayez de faire mine de vous en approcher, vous allez voir."

Je n’ai jamais vu, car j’ai préféré le croire sur parole !

* Il y a longtemps de cela et j'ignore si cette pratique est encore autorisée

Publié dans CHIENS

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