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LA MAMAN ÉCUREUIL QUI ATTENDAIT DES PETITS

Publié le par Françoise Andersen

éjà publié 

 

L’écureuil qui vient régulièrement se nourrir dans mon jardin, est très agile et très rapide, surtout quand il s’agit d’aller voler les graines des mésanges, dans la grande cage en osier qui leur sert de mangeoire. Très souvent, je vois sa queue qui pend à l’extérieur. Cela veut dire qu’il a réussi, une fois de plus, à se faufiler entre les barreaux, qui sont pourtant très rapprochés. Je ne le vois jamais manger ou boire sur le gazon, comme le font les faisans. Il préfère apparemment être en hauteur. Quand il grimpe aux arbres, il va tellement vite que j’ai du mal à le suivre du regard.

 

                           

 

Quand je suspends une boule à une branche, à l’aide d’une ficelle, celle-ci ne résiste pas longtemps à ses petites dents aiguisées. Une fois qu’il est parvenu à la couper, il s’enfuit en vitesse avec son précieux butin pour aller le déguster ailleurs. Le jour où la photo a été prise, nous venions d’arriver au Danemark. Il devait être affamé, car 10 minutes plus tard, il était encore là à s’empiffrer et le filet était presque vide. J’avais peur que ce petit glouton se rende malade, alors je suis sortie pour qu’il s’arrête. Il s’est enfui mais, apparemment, il n’était pas encore rassasié car, à peine avais-je tourné le dos qu’il recommençait. Je l’ai donc laissé terminer son repas pantagruélique.

 

Ensuite je ne l’ai plus vu pendant plusieurs jours. Je suppose qu’il a fait une bonne indigestion ! Je me suis fait vraiment du souci pour lui, jusqu’à ce qu’il finisse par réapparaître un beau matin, en pleine forme.

 

Puis un jour j’ai remarqué que, contrairement à ses habitudes, il mangeait, sur l’herbe, des graines que les oiseaux avaient laissées tomber. Mon mari m’a fait remarquer qu’il avait grossi. Il m’a reproché de trop bien le nourrir et d’en faire un écureuil obèse. En effet il avait vraiment pris de l’embonpoint et son petit ventre blanc commençait à s’arrondir. Devais-je le mettre au régime ?

 

J’ai compris la cause de cette prise de poids quand j’ai vu, un jour, que son ventre ressemblait carrément à une boule. Il n’y avait pas de doute. Il s’agissait d’une maman écureuil qui attendait des petits. Elle était si mignonne : elle se tenait le ventre, comme le font les femmes enceintes.

 

 

Il fallait que je m’occupe bien d’elle pour qu’elle fasse de beaux bébés. J’ai donc mis sur la pelouse de la nourriture et de l’eau dans des petites coupes puisque, apparemment, 

elle ne grimpait plus aussi facilement qu’avant. Mais elle, qui avait si souvent volé la nourriture des petits oiseaux, a été à son tour victime de vol de la part du faisan. Celui-ci semblait très heureux qu’on lui serve ainsi dignement à boire et à manger, alors qu’avant il devait se contenter des graines qui traînaient sur la pelouse. La maman écureuil avait peur de lui et devait donc désormais attendre qu’il s’en aille.

 

Ensuite je ne l’ai plus vue pendant longtemps. Je me suis inquiétée à nouveau. Est-ce que la naissance s’était bien passée ? Est-ce que les petits allaient bien ? Je ne pensais pas que j’aurais la chance de les voir, mais un jour, sur la terrasse, j’ai pu photographier de très près un des bébés écureuils. Il n’avait pas encore appris à se méfier des animaux et des hommes et ma présence ne l’a pas du tout gêné. C’était le portrait craché de sa maman. On pourrait croire que tous les écureuils se ressemblent, mais c’est faux. Même dans le cas de la même race (l’écureuil roux) il y en a qui ont le ventre plus ou moins blanc, une queue qui est bien fournie ou qui, au contraire, ressemble presque à une arête de poisson ; parfois ils ont une zone plus sombre au milieu du dos, etc. Ce bébé écureuil était en tout cas très mignon et j’espère qu’il va revenir dans mon jardin cet été. Mais il sera devenu adulte et je ne suis pas sûre que je pourrai faire la différence entre lui et sa maman.

                                    -ooOoo-
 
J'ai déjà publié cette histoire, il y a quelques années, sur le site de l'école communale de Martigny (Suisse
 

 

 

Publié dans ÉCUREUILS

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Le retour de "mon" écureuil

Publié le par Françoise Andersen

 

 J'avais les deux appareils dans mes mains, car je m'apprêtais à les mettre dans un sac pour les emporter au bord de la mer, où nous voulions chercher un peu de fraîcheur. La température frisait en effet les 30 degrés. Tout d'un coup j'ai apercu un écureuil sur la pelouse. Je l'ai regardé un moment, ravie et incrédule, sans même penser à le photographier. Mais quand il s'est dirigé vers la cage-mangeoire, j'ai posé mon appareil sur la table et pris celui de mon mari qui a un zoom plus puissant.

 

       P1080499.JPG

 

Le temps que l'écureuil arrive au pied de la cage, j'étais prête à le photographier, alors qu'il fouinait dans l'herbe à la recherche de graines de tournesol, que les oiseaux avaient fait tomber. J'étais contente d'avoir à nouveau un écureuil dans le jardin, mais je ne savais pas si c'était "mon" écureuil.

 

Quand il a levé la tête et que j'a vu qu'il reconnaissait la cage, je n'ai plus eu de doutes: c'était bien "mon" écureuil. Il s'est dressé sur ses quatre pattes, comme pour mieux voir. On aurait presque dit un chat. Je ne l'avais jamais vu ainsi.

 

       P1080497.JPG

 

 

Quelques secondes plus tard, il se metttait debout, le regard toujours levé vers la cage. On aurait presque dit qu'il souriait de plaisir. 

 

       P1080498.JPG

 

Il est monté si vite le long du support que je n'ai pas eu le temps de prendre une autre photo. Mais je suppose que je vais avoir plein d'occasions de faire de jolis clichés.

 

J'ai été vraiment contente pour lui qu'il ait retrouvé la "cage-mangeoire" des oiseaux, où il avait l'habitude de venir voler leurs graines de tournesol.   

 

 

         DSCN8745-copie-1.JPG

 

 

Il m'avait à la fois amusée et fait de la peine, lors de notre départ, l'an dernier, quand il s'était aperçu, avec effroi, que la cage avait disparu.

 

Pour lire le début de cette histoire cliquez sur le lien ci-dessous.

 

Publié dans ÉCUREUILS

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Mon petit écureuil coquin

Publié le par Françoise Andersen

 

L'été, au Danemark, dans notre jardin, j'ai la visite d'animaux sauvages (écureuils, lièvres, chevreuils, hérissons). Mes préférés sont les écureuils et, plus particulièrement, celui-ci qui vient tous les jours et qui est presque apprivoisé.

 

          P1060033-copie-1

 

C'est un petit délinquant très malin et déterminé, qui ne recule pas devant des cambriolages risqués, parfois même avec effraction. 

 

            J'ai pu, à plusieurs reprises, le prendre en flagrant délit.

 

 

                               023

 

 

Jusqu'à cette année, il n'avait pas pu avoir accès à la petite cage-mangeoire en osier, dont les barreaux étaient très rapprochés et lui en interdisaient l'accès. Mais un beau matin, que vois-je ? Il avait réussi à y pénétrer, par effraction, en grignotant et cassant trois barreaux.

 

 

                                          DSCN8405.JPG       

 

J'étais bien ennuyée: comment conciler mon envie de nourrir les petits oiseaux tout en donnant aussi à l'écureuil la possibilité de venir manger des graines de tournesol, en toute légalité, sans qu'il ait besoin d'avoir recours à des actes de vandalisme ? 

 

J'ai donc trouvé une solution: j'ai acheté la même cage-mangeoire en taille XXL. Les barreaux étant plus espacés, j'espérais qu'il pourrait s'y glisser sans faire de dégâts et que lui et les oiseaux y viendraient, à tour de rôle. 

 

Juste après l'installation de la cage, une tourterelle a essayé en vain d'y pénétrer, et c'était parfait, mon but étant de nourrir les petits oiseaux et non pas tous les pigeons du voisinage.

 

 

                                DSCN8569.JPG

 

 

Mais en même temps, je me suis dit: "Puisque cette petite tourterelle ne peut pas entrer, comment mon écureuil va-t-il faire ?"

 

Très vite cette cage a attiré également la convoitise du pic épeiche. La perplexité se lisait sur son visage. Enfin vous voyez ce que je veux dire...

 

 

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J'ai dû attendre le lendemain matin pour assister aux  tentatives infructueuses de mon petit coquin d'écureuil. En effet, il a l'air tout mignon, mais en fait c'est un prédateur. Il est l'ennemi des oiseaux, dont il mange les oeufs (et parfois même les oisillons) dans leurs nids. 

 

 

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                   P1050910

 

 

S'il est reparti bredouille le premier jour, c'est qu'il n'avait pas encore procédé à d'indispensables travaux de réaménagement de la cage.  Une fois ces travaux effectués, y entrer a été pour lui un jeu d'enfant.

 

 

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Les barreaux sont partout deux par deux, comme on peut le voir sur les photos précédentes.  Mais si vous regardez bien, dans le trou d'où pend sa queue, on voit que, le lendemain, il n'y en avait plus qu'un à un endroit, car il avait grinoté l'autre en bas et en haut, afin de s'en débarrasser. Cela lui a permis d' écarter plus facilement le barreau restant et d'agrandir ainsi l'ouverture, afin de s'y faufiler.  On voit bien que le barreau qui est à gauche de la tige métallique est légèrement arqué.

 

Mais le jour du départ pour la France est arrivé, et nous avons dû démonter la cage, pour qu'elle ne s'abîme pas pendant l'hiver, à cause des intempéries.

 

Quel drame pour mon pauvre petit écureuil, qui m'a vraiment fait mal au coeur. Il s'est passé alors une sorte de phénomène de télépathie entre lui et moi et j'ai lu dans ses pensées. Je vous les confie ici :                          

 

1.  "Non, mais j'hallucine grave ! Je ne vois plus la cage. J'ai peut-être des problèmes de vue. Ils n'ont pas pu me faire ça: partir sans penser que je risquais de mourir de faim pendant l'hiver. Il vaut mieux que j'aille vérifier ça de plus près"

 

                                                                                         

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2. Eh ben oui, je dois me rendre à l'évidence. On ne peut plus avoir confiance en personne. Elle avait pourtant l'air bien gentille la pt'ite dame."

 

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3. "Il vaut mieux que je me dépêche de trouver le gîte et le couvert dans un autre jardin"

 

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De retour en France, je pensais souvent à lui et j'étais un peu inquiète à son sujet. Heureusement j'ai trouvé ceci sur un site pour enfants: 

 

"L'écureuil ne fait pas partie des animaux qui hibernent. Il fait des provisions durant tout l'été pour pouvoir manger pendant l'hiver. Il cache sa nourriture un peu partout (dans le creux des arbres, dans la terre, sous la neige...). Il entasse ainsi des graines, des glands, des champignons, des escargots, des insectes... Comme il ne les retrouve pas toujours, certaines graines se mettent à germer et font des arbres. Quand il fait très froid, l'écureuil peut toutefois rester calfeutré dans son nid plusieurs jours."

 

Étant donné que tout l'été nous l'avons vu faire des provisions dans la pelouse, j'ai été rassurée. Heureusement qu'il a été prévoyant !

 

    P1060241

 

Publié dans ÉCUREUILS

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Le plaisir de donner

Publié le par Françoise Andersen

 

 

Il y a une vingtaine d'années, nous étions en vacances à l'hôtel sur une île grecque, la Crète. Notre serveur, Yannis, un jeune homme très sympathique, parlait un peu anglais, ce qui nous permettait de bavarder avec lui à chaque repas. Au bout de 15 jours, nous avions établi des rapports presque amicaux avec lui. Un jour, j'étais revenue déçue du marché, car je voulais rapporter des figues au Danemark et je n'en avais pas trouvé. Je lui ai donc demandé où on en vendait. Il m'a répondu qu'il en vendait lui-même, car il venait d'hériter d'un petit lopin de terre où il récoltait des figues. Il ajouté  qu'il m'en apporterait avec plaisir  le lendemain.

Il a tenu parole: dès que nous nous sommes installés à notre table, je l'ai vu arriver, un grand sourire aux lèvres, tenant un sac en plastique. A l'intérieur il devait bien y avoir trois ou quatre kilos de figues. C'était bien sûr beaucoup trop pour nous, mais je les ai acceptées quand même, car j'étais contente de lui rendre service. Il avait toujours été si attentionné, si chaleureux avec nous, que je voyais là l'occasion de lui faire gagner un peu d'argent, qui complèterait son maigre salaire. Mais quand mon mari a sorti son porte-monnaie pour le payer, il a protesté énergiquement: "Mais c'est un cadeau !". Mon mari a insisté en lui tendant un billet. Nous aurions accepté quelques fruits, mais pas plusieurs kilos. Mais soudain j'ai compris, en voyant le visage souriant du jeune homme se décomposer, que nous étions en train de commettre une grosse gaffe et qu'il ne fallait jamais refuser un cadeau, surtout venant d'un Grec. Yannis semblait vraiment blessé de notre attitude et j'étais désolée. Je ne savais pas comment réparer la situation. Je l'ai bien sûr remercié de tout mon coeur. Il a vu que son cadeau m'avait beaucoup touchée et que ce quiproquo était dû à ma méconnaissance de la culture grecque. Dans ce pays il faut toujours accepter tout de suite ce que l'on vous donne de si bon coeur, sans les politesses qui sont d'usage ailleurs ("C'est trop, je ne peux pas accepter, etc.").  Sinon on risque de vexer ces gens si généreux.

Au cours de promenades à bicyclette dans l'arrière-pays crétois, hors des lieux touristiques, nous avons souvent rencontré  des paysans qui semblaient très heureux. Ils étaient pourtant très pauvres, mais ils tenaient toujours à nous offrir quelque chose: un fruit, un verre de Ouzo ou tout simplement un grand verre d'eau fraîche, qu'ils nous invitaient à boire dans la fraîcheur d'une pièce, dont la porte restait toujours ouverte.

 

        

 

Il y a quelques années, des nutritionnistes ont découvert que si les Crétois vivaient très longtemps et en très bonne santé, c'était grâce à ce qu'ils ont appelé "le régime crétois": de l'huile d'olive, beaucoup de fruits et légumes, peu de viande et du vin rouge, avec modération. Mais le secret de leur grande forme n'est peut-être pas seulement dans leur alimentation. Elle est peut-être due aussi à leur mode de vie sans stress et au fait que le plaisir qu'ils éprouvent à donner les rend heureux et donc plus résistants aux maladies.

 

                                    -ooOoo-
 

J'ai déjà publié cette histoire, il y a quelques années, sur le site de l'école communale de Martigny (Suisse)

 http://zwook.ecolevs.ch/martigny/zwook/enfants/histoiresvraies

 
                                    -ooOoo-
 

J'ai déjà publié cette histoire, il y a quelques années, sur le site de l'école communale de Martigny (Suisse)

 http://zwook.ecolevs.ch/martigny/zwook/enfants/histoiresvraies

 

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LE POUVOIR D'UN SOURIRE

Publié le par Françoise Andersen

Vous pouvez lire cet article sur mon autre blog en cliquant sur ce lien:

J'ai déjà publié cette histoire, il y a quelques années, sur le site de l'école communale de Martigny (Suisse)

 http://zwook.ecolevs.ch/martigny/zwook/enfants/histoiresvraies

 

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Noël 1943

Publié le par Françoise Andersen

 

Il faisait très froid. C’était la guerre et pourtant c’était Noël.

 

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J’étais malade, et mes parents avaient mis mon petit lit dans la cuisine, près de la cuisinière qui ronronnait doucement. C’était la seule source de chaleur dans notre maison glaciale. Malgré la fièvre et la toux, j’étais bien dans cette bonne chaleur, avec papa et maman qui étaient tout près de moi, et qui ne s’occupaient que de moi.

 

Je venais de me réveiller, et j’allais avoir mon cadeau de Noël. Papa l’a déballé sur la table, sous mes yeux émerveillés. Il s’agissait d’une maison de poupée qu’il avait fabriquée avec du carton. A l’intérieur, il y avait plein de petits meubles qu’il avait découpés dans des feuilles d’aluminium assez épaisses. Il y avait tout un ameublement : des tables, des chaises, des lits, une armoire qu’on pouvait ouvrir, et même une toute petite commode avec des tiroirs qu’on pouvait tirer. La maison était habitée par une famille composée d’un papa, d’une maman, d’une petite fille et d’un chien, fabriqués avec des marrons de différentes tailles pour le corps, et des morceaux d’allumettes de différentes longueurs pour le cou et les membres.

 

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Ils avaient l’air tous très heureux, avec un grand sourire taillé dans leur bonne bouille de marron. La maman et la petite fille avaient les cheveux raides et une frange dessinés à coups de couteau dans l’écorce.

 

À côté de la maison, il y avait une crèche avec des petits personnages en plâtre.

 

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Au fond de l’étable, une fenêtre laissait entrer la lumière d’une bougie. Papa a éteint la lumière. Les meubles en aluminium scintillaient dans l’obscurité, comme s’ils étaient faits d’un métal précieux et, dans la crèche, à cause des ombres mouvantes, les personnages semblaient prendre vie.

C’est ainsi qu’épuisée par la fièvre, l’émotion, la joie, j’ai fermé mes paupières et je me suis endormie, tandis que le petit Jésus tendait ses petits bras vers moi en gazouillant.

 

J'ai déjà publié cette histoire, il y a quelques années, sur le site de l'école communale de Martigny (Suisse)

 http://zwook.ecolevs.ch/martigny/zwook/enfants/histoiresvraies

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Le Noël de Blacky

Publié le par Françoise Andersen

 

Blacky, c’était le labrador de mon fils et de ma belle-fille.

 

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Le soir de Noël, j’étais arrivée avec un faux os en couenne pour lui, mais je n’avais pas fait un paquet cadeau. Je n’ai jamais eu de chien et j’avais toujours trouvé ridicules les gens qui font des paquets pour leur chien et les mettent sous l’arbre avec les autres. Mais je viens de changer d’avis et j’ai très mauvaise conscience vis-à-vis de ce pauvre Blacky.

 

Pendant la distribution des cadeaux, il était assis par terre, l’air assez abattu. Quand il entendait crier un nom, il levait un sourcil et puis il retournait à sa rêvasserie.

 

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Le beau-père de mon fils, Niels, lisait à haute voix le nom du destinataire de chaque cadeau, avant de le donner à ma petite-fille qui faisait la distribution.

 

Niels s’est écrié soudain : "Un cadeau pour Blacky !". Celui-ci s’est levé d’un bond, a arraché le cadeau de ses mains d’un coup de dents. Avant de l’ouvrir, il est venu le montrer à tout le monde, en balayant tout sur son passage, à grands coups de queue. Il s’arrêtait devant chacun d’entre nous en se trémoussant et en hochant la tête pour bien attirer notre attention sur ce cadeau qui lui faisait tant plaisir.

 

Les autres invités avaient ouvert leurs cadeaux en feignant souvent poliment une joie qu’ils n’éprouvaient pas. Les enfants, habitués à être trop gâtés et à recevoir tout au long de l’année presque tout ce qu’ils désiraient, semblaient assez blasés. Mais dans le regard de ce chien, il y avait cette joie simple et authentique que j’avais cherchée en vain chez les humains qui se trouvaient autour de moi ce soir-là.

 

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J'ai déjà publié cette histoire, il y a quelques années, sur le site de l'école communale de Martigny (Suisse)

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© Françoise Andersen

Cette histoire a déjà été publiée, il y a quelques années, sur le site de l'école communale de Martigny (Suisse)

Publié dans CHIENS

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Néo, le chien de garde dont j'ai terni la réputation

Publié le par Françoise Andersen

Je vais vous parler aujourd'hui d'un labrador d'une villa voisine de notre copropriété, qui est / (était ?) un très bon chien de garde. C'est son boulot et je n'ai rien contre à part que, quand je passe devant chez lui, en oubliant sa présence, il surgit tout à coup de nulle part et se met à aboyer très fort. Mon coeur, semi-mécanique depuis mon opération, s'emballe à chaque fois que j'ai un choc à cause de lui.

 

Un jour, après un nouveau choc en passant devant sa maison, je n'ai pu m'empêcher de réagir, pour la première fois, en l'enguirlandant, en danois. En effet, de plus en plus, je parle, rêve et pense dans cette langue. Je ne risquais absolument rien en laissant exploser ma colère, car un solide grillage me séparait du monstre. Je me suis bien défoulée en lui criant tout ce que j'avais sur le coeur depuis un bon moment. Je lui ai dit qu'il me faisait un choc à chaque fois, que c'était idiot d'aboyer, car il me connaissait et j'ai terminé par un cinglant: "SKAM DIG" ( "shame on you", en anglais et en français "Tu devrais avoir honte" !

 

Sa réaction a été vraiment inattendue. Il s'est tu immédiatement comme s'il avait compris et est allé vers la maison, la queue entre les jambes et l'air contrit. Je vous assure que je vous dis la vérité. D'habitude il aboie quand on passe sur le côté de la maison, puis il s'arrête et se précipite dans la partie du jardin qui est devant la maison. Il nous y attend en silence et je reçois d'habitude un second choc en passant devant. Je crois que par télépathie, hier, il a compris ce que je pensais de lui et, cette fois-ci, je ne l'ai ni vu ni entendu en passant devant la maison..

 

Un jour, son maître, que je n'avais jamais vu, bricolait sur sa voiture. Je lui ai dit bonjour et me suis permis de lui dire que son chien était très agressif. Il a protesté qu'il était gentil comme tout C'est ce que m'avait dit aussi la propriétaire d'un teckel qui, peu après, m'avait mordue, il y a 9 ans ! :(( J'ai donc eu un mouvement de recul quand le monsieur a ouvert la grille en appelant son Cerbère. Celui-ci s'est avancé vers moi en frétillant de la queue et est venu quémander des caresses. Il me regardait avec plein de confiance et d'amour dans les yeux, comme savent le faire si bien les chiens. Je crois que ça a été le début d'une belle amitié. J'ai appris qu'il s'appelait Néo.

 

Je me demandais comment il allait réagir la prochaine fois que je passerais devant chez lui. J'ai donc fait un test. Quand j'étais à quelques mètres, il a aboyé brièvement, mais pas comme d'habitude en sautant sur le grillage, en montrant ses crocs et en me lançant des regards furibonds. On aurait dit que c'était juste un signal pour montrer à ses maîtres qu'il faisait son boulot. Je l'ai appelé pas son nom et j'ai entamé la conversation, au grand dam de mon mari qui n'aime guère les chiens et qui me trouve ridicule quand je leur parle. Néo m'a écoutée calmement et, comme vous pouvez le voir sur la photo que j'ai prise, il n'y avait plus aucune animosité dans son regard. Il semblait presque craintifIl n'aime peut-être pas être photographié. D'accord il n'a pas l'air très expansif, mais il ne faut pas oublier que c'est un Savoyard ! ;))

Il est allé ensuite s'intaller tranquillement sur le perron de la maison.

 

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. J'ai bien peur d'avoir détruit la réputation de ce chien de garde. En effet, depuis qu'il n'aboie plus après moi, il n'aboie plus non plus après les gens du quartier qu'il connaît et qui passent régulièrement devant chez lui. Ses maîtres en ont donc été réduits à mettre un panneau mensonger sur leur grille pour faire croire aux cambrioleurs potentiels qu'ils ont un féroce berger-allemand.

 

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L'écureuil cambrioleur

Publié le par Françoise Andersen

 

 

 

 

Chaque année, nous quittons Thonon pour aller passer l’été dans notre petite maison, au bord de la Baltique, en pleine nature. J’y retrouve avec joie tous "mes" animaux. Certains (les lièvres et les chevreuils) ne font que traverser le jardin. D’autres viennent s’y nourrir, comme mon gentil petit écureuil.

Au début il laissait les oiseaux manger tranquillement sur la terrasse.

Mais un jour il a investi la mangeoire et a trouvé la nourriture à son goût. Il a donc pris l’habitude de venir plusieurs fois par jour voler les graines de tournesol de mes pauvres petits oiseaux.

Il fallait absolument les aider. Alors j’ai placé à leur intention, en hauteur, une autre mangeoire avec une toute petite ouverture devant. J’avoue que j’ai été trés naîve en m’imaginant que l’écureuil n’allait pas pouvoir y avoir accès. Il a grimpé à toute vitesse et a entré sa tête dans la mangeoire pour manger les graines.C’était très drôle à voir, cette moitié d’écureuil qui pendait de la mangeoire. Heureusement qu’un oiseau de proie ne passait pas par là, car il aurait été une victime facile. Mais cela montre à quel point "mes" animaux sont confiants. Mon jardin est pour eux une sorte de réserve où ils pensent apparemment que rien de mal ne peut leur arriver.

Mais il me fallait trouver une autre solution pour que mes petits oiseaux puissent manger en paix. J’ai donc acheté une grosse cage en osier, me disant qu’ils pourraient entrer et sortir à travers les barreaux, mais que ceux-ci étaient trop rapprochés pour que l’écureuil puisse y entrer.

Mais je me trompais car, dès le lendemain, j’ai pu voir "l’écureuil cambrioleur" en train de manger tranquillement au milieu de la cage. Il avait réussi à écarter deux barreaux, afin de pouvoir entrer et sortir à son gré.

Je me suis donc avouée vaincue et les oiseaux aussi. Ils attendent sagement dans les arbres que ce petit voleur soit rassasié, pour entrer à leur tour manger dans la cage. En fait, tout se passe très bien. Si seulement les humains pouvaient s’entendre aussi bien entre eux que les animaux !

A l’automne, je quitte le Danemark sans mauvaise conscience, car je sais que mes animaux iront se nourrir tout l’hiver chez mon nouveau voisin. Celui-ci aime tellement les animaux qu’il dépense une fortune en noisettes, graines de tournesol, boules de graisse, etc. Il achète par exemple les graines de tournesol par sac de 15 kg ! Avant que je l’aie comme voisin, je devais toujours attendre quelques jours, en mai, avant que les animaux reprennent l’habitude de venir manger dans mon jardin. Mais il m’a fait la surprise l’an dernier de mettre des graines de tournesol chez moi 8 jours avant mon arrivée, pour que je retrouve tout de suite tous "mes" animaux. D’ailleurs, en parlant d’eux, il dit "nos animaux". Quelle chance pour moi que la maison d’à côté ait été achetée par un ami des bêtes !

 

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J'ai déjà publié cette histoire, il y a quelques années, sur le site de l'école communale de Martigny (Suisse)

 http://zwook.ecolevs.ch/martigny/zwook/enfants/histoiresvraies

 

 

 

 

 

 L’écureuil cambrioleur

Chaque année, nous quittons Thonon pour aller passer l’été dans notre petite maison, au bord de la Baltique, en pleine nature. J’y retrouve avec joie tous "mes" animaux. Certains (les lièvres et les chevreuils) ne font que traverser le jardin. D’autres viennent s’y nourrir, comme mon gentil petit écureuil.

Au début il laissait les oiseaux manger tranquillement sur la terrasse.

Mais un jour il a investi la mangeoire et a trouvé la nourriture à son goût. Il a donc pris l’habitude de venir plusieurs fois par jour voler les graines de tournesol de mes pauvres petits oiseaux.

Il fallait absolument les aider. Alors j’ai placé à leur intention, en hauteur, une autre mangeoire avec une toute petite ouverture devant. J’avoue que j’ai été trés naîve en m’imaginant que l’écureuil n’allait pas pouvoir y avoir accès. Il a grimpé à toute vitesse et a entré sa tête dans la mangeoire pour manger les graines.C’était très drôle à voir, cette moitié d’écureuil qui pendait de la mangeoire. Heureusement qu’un oiseau de proie ne passait pas par là, car il aurait été une victime facile. Mais cela montre à quel point "mes" animaux sont confiants. Mon jardin est pour eux une sorte de réserve où ils pensent apparemment que rien de mal ne peut leur arriver.

Mais il me fallait trouver une autre solution pour que mes petits oiseaux puissent manger en paix. J’ai donc acheté une grosse cage en osier, me disant qu’ils pourraient entrer et sortir à travers les barreaux, mais que ceux-ci étaient trop rapprochés pour que l’écureuil puisse y entrer.

Mais je me trompais car, dès le lendemain, j’ai pu voir "l’écureuil cambrioleur" en train de manger tranquillement au milieu de la cage. Il avait réussi à écarter deux barreaux, afin de pouvoir entrer et sortir à son gré.

Je me suis donc avouée vaincue et les oiseaux aussi. Ils attendent sagement dans les arbres que ce petit voleur soit rassasié, pour entrer à leur tour manger dans la cage. En fait, tout se passe très bien. Si seulement les humains pouvaient s’entendre aussi bien entre eux que les animaux !

A l’automne, je quitte le Danemark sans mauvaise conscience, car je sais que mes animaux iront se nourrir tout l’hiver chez mon nouveau voisin. Celui-ci aime tellement les animaux qu’il dépense une fortune en noisettes, graines de tournesol, boules de graisse, etc. Il achète par exemple les graines de tournesol par sac de 15 kg ! Avant que je l’aie comme voisin, je devais toujours attendre quelques jours, en mai, avant que les animaux reprennent l’habitude de venir manger dans mon jardin. Mais il m’a fait la surprise l’an dernier de mettre des graines de tournesol chez moi 8 jours avant mon arrivée, pour que je retrouve tout de suite tous "mes" animaux. D’ailleurs, en parlant d’eux, il dit "nos animaux". Quelle chance pour moi que la maison d’à côté ait été achetée par un ami des bêtes !

 

 

 

Publié dans ÉCUREUILS

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L'étourneau squatter

Publié le par Françoise Andersen

 

 Un jour, très tôt le matin, j’ai été tirée de mon sommeil par des pépiements stridents qui semblaient presque venir de la chambre. Il n’y a pas de grenier dans la maison et les lambris du plafond sont seulement à une dizaine de centimètres de la toiture. Apparemment, cet espace étroit avait été squatté par des oiseaux. J’ai prêté l’oreille et je me suis aperçue que ces cris étaient toujours précédés d’un léger bruit de pas. C’était les pattes de la maman oiseau, qui venait nourrir ses petits. Dès qu’elle repartait, les piaillements reprenaient de plus belle. Au début, j’ai trouvé cela amusant, mais j’ai vite fini par ne pas apprécier ces réveils intempestifs. Par moment, j’avais envie de prendre un manche à balai, de donner un grand coup dans le plafond et de crier : « Silence. Il y en a qui essaient de dormir ! ».

 

Quelques jours plus tard, j’ai vu un étourneau se percher sur l’arête du toit et disparaître à l’intérieur. Je me demandais comment un oiseau de cette taille avait pu se glisser là pour y faire son nid. C’était incompréhensible qu’il ait réussi à se glisser sous la toiture, alors que le trou ne faisait que quelques centimètres. Mais je l’ai pourtant vu ressortir quelques minutes plus tard.

 

J’avais eu la preuve que cette maman étourneau pouvait entrer et sortir, mais je me suis inquiétée pour les oisillons. Comment allaient-ils, le moment venu, trouver cette sortie minuscule alors que je les entendais, juste au-dessus de mon lit, dans la partie basse du toit ? De jour en jour, ils prenaient des forces et leurs piaillements devenaient de plus en plus bruyants, si bien que j’ai fini par décider de me lever tôt. Je ne l’ai pas regretté, car c’est merveilleux la campagne, au lever du jour. Le paysage est parfois baigné dans une légère brume qui lui donne un aspect irréel et tous les animaux (écureuils, faisans, biches, lièvres, etc) sont en pleine activité.

 

Un beau jour, au lieu des allées venues de la maman étourneau et du bruit léger de ses pas, il y a eu un grand remue-ménage. Plein de petites pattes semblaient aller dans tous les sens. J’avais l’impression que les oisillons essayaient de monter vers l’arête du toit. Je me suis donc précipitée dehors et j’ai vu en effet les oisillons prendre leur essor les uns après les autres. Dès le lendemain, je pouvais à nouveau faire la grasse matinée. Je les ai souvent revus ensuite, avec leur maman, qui venaient manger avec les autres oiseaux. Et puis, un jour, ils ont disparu. Peut-être ont-il migré vers le sud à l’approche de l’hiver ?

 

 

 

                                                            -ooOoo-

 

J'ai déjà publié cette histoire, il y a quelques années, sur le site de l'école communale de Martigny (Suisse)

 http://zwook.ecolevs.ch/martigny/zwook/enfants/histoiresvraies

 

 

 

                  

                  

                                                            -ooOoo-

 

J'ai déjà publié cette histoire, il y a quelques années, sur le site de l'école communale de Martigny (Suisse)

 http://zwook.ecolevs.ch/martigny/zwook/enfants/histoiresvraies

 

 

Publié dans OISEAUX

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