Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Retrouvailles avec le "chien ingrat"

Publié le par Françoise Andersen

Les météorologues nous avaient promis du soleil et une hausse de la température. Pour une fois ils ne se sont pas trompés. On avait envie de chanter la chanson de Michel Fugain "Le printemps est arrivé".

Vu d'en haut, le lac Léman semblait se prendre pour la Méditerranée.

Vous avez vu ce bleu ?

Retrouvailles avec le "chien ingrat"

Avant d'arriver en haut, je n'ai pu m'empêcher de prendre des photos de ce beau ciel bleu.

Retrouvailles avec le "chien ingrat"
Retrouvailles avec le "chien ingrat"
Retrouvailles avec le "chien ingrat"

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, j'ai vu arriver le "chien ingrat" qui accompagnait un couple de personnes âgées, qui gravissaient péniblement la pente.

    

 

Quand je l'ai appelé, il est tout de suite monté vers moi en frétillant de la queue. Cela m'a fait vraiment plaisir, car j'avais été peinée quand il avait, à plusieurs reprises, fait semblant de ne pas me reconnaître.

Retrouvailles avec le "chien ingrat"

J'ai eu l'impression qu'il hésitait entre continuer à monter avec des gens qui marchaient aussi lentement que nous ou bien nous suivre dans la descente. Mais après avoir échangé quelques mots avec nous, la dame, lui a dit "Viens, le chien" et il l'a suivie. J'ai juste eu le temps de le photographier de dos. Vous voyez mon ombre à sa gauche

Retrouvailles avec le "chien ingrat"

 

J'ai été un peu déçue mais malgré tout heureuse que mes relations avec ce chien se soient quand même améliorées. Peut-être que la prochaine fois, c'est nous qu'il suivra. Aujourd'hui il voulait profiter de ce temps magnifique et il n'avait pas envie de redescendre déjà chez lui.  C'est compréhensible.

 

Retrouvailles avec le "chien ingrat"

Publié dans CHIENS

Partager cet article

Repost 0

Le scarabée immigré clandestin au Danemark

Publié le par Françoise Andersen

(Déjà publié)

 

Je crois que, grâce à moi, la cétoine dorée (appelée aussi "hanneton des roses") et qui pour moi est un "scarabée vert") a été réintroduite en Scandinavie il y a 2 ans. Voici comment ça s'est passé

 

Chaque été, à Thonon, sur le balcon, plusieurs scarabées verts allaient de fleur en fleur sur le balcon. La première fois que l'un d'eux m'avait frôlée, j'avais eu très peur, car leur vol est très bruyant et j'avais vite reculé ma tête en entendant ce bourdonnement. Mais ils sont absolument inoffensifs.

 

Ils affectionnent particulièrement les fleurs d'églantiers et les roses, parce qu'ils se nourrissent de leurs étamines gorgées de pollen. Mais fautes de roses, ils se contentaient des marguerites de mon balcon. Chaque année, comme ces marguerites étaient en pleine floraison au moment de notre "migration", je les emportais au Danemark, dans le coffre de la voiture, en même temps que les géraniums.

 

 

Le scarabée immigré clandestin au Danemark

Dans mon jardin danois, je n'avais jamais vu de scarabées verts. Alors j'ai été très surprise, il y a deux ans, quand j'en ai vu un, quelques semaines après notre arrivée, sur une des marguerites. Il est vite devenu un habitué de la terrasse et j'ai été contente de pouvoir à nouveau photographier ces merveilleux insectes, qui ressemblent à des bijoux vert métallisé et or.

 

Je me demandais si j'allais le revoir l'été suivant. J'ai donc été ravie, l'été dernier, quand j'en ai vu un sur une fleur jaune dont je ne connais pas le nom.

 

 

Le scarabée immigré clandestin au Danemark

 

Je m'étonnais de voir des scarabées deux années de suite alors que, pendant dix ans, je n'en avais vu aucun. J'ai donc essayé de me renseigner sur le sujet en allant sur Google. Et là j'ai eu la surprise de ma vie. J'ai d'abord vu sur Wikipédia que la cétoine dorée était commune en Europe méridionale et centrale mais rare en Angleterre et Scandinavie. Mais dans un autre article, un entomologiste se réjouissait d'en avoir vu une alors que, depuis plusieurs années, on pensait qu'elles avaient disparu au Danemark.

 

J'ai tout de suite fait la relation avec "mes" scarabées verts en me disant qu'un scarabée thononais devait avoir pondu des oeufs dans les pots de marguerites et que ceux-ci étaient devenus des vers, puis des scarabées danois, après le voyage entre la France et le Danemark.

 

Je pense donc que j'ai sauvé les cétoine dorées danoises de l'extinction.   ;)

 

Publié dans INSECTES, CÉTOINE DORÉ

Partager cet article

Repost 0

Un chien ingrat (nouvelle histoire)

Publié le par Françoise Andersen

Je vous ai déjà parlé de ce que j'appelle les "chiens randonneurs" de Haute-Savoie. Ils n'aiment pas se balader seuls en montagne. Ils attendent souvent près d'un parking. Quand ils voient des gens qui se préparent à partir en rando, ils viennent se coucher près de leur voiture et attendent patiemment qu'ils soient prêts pour leur emboîter le pas.

 

Étant donné que nous ne pouvions plus faire de grandes marches en montagne, cela faisait longtemps que cela ne nous était pas arrivé d'en croiser un. Eh oui, l'âge venant ( je vais sur mes 76 ans et mon mari sur ses 79 ), nous devons nous contenter de courtes promenades, qui ne demandent pas trop d'efforts. Finies les marches de cinq  ou six  heures d'affilée sur des chemins escarpés. Mais j'ai heureusement la sagesse de suivre le principe d'un vieil ami : "Il ne faut pas se plaindre de ce qu'on ne peut plus faire, mais se réjouir de ce qu'on peut encore faire". Donc je suis quand même heureuse et fière de pouvoir encore arriver à gravir la petite route pentue qui mène au monastère et aux ruines des Châteaux. Je me dis qu'il faut me réjouir de pouvoir encore aller de Thonon aux Allinges, avant de passer à l'étape suivante, "... du lit au fauteuil et du fauteuil au lit", suivant les paroles de Brel dans "Les vieux". Elles m'ont toujours fait frémir, même quand j'étais jeune.

 

Un jour, l'hiver dernier,  alors que nous venions de nous garer sur le parking, qui était désert, j'ai vu un chien que j'ai tout de suite reconnu comme étant un "chien randonneur". Il nous avait aussi repérés et il est venu vers notre voiture. Je lui ai adressé la phrase traditionnelle:  "Alors le chien, tu viens te promener avec nous ?". Il a acquiescé de suite en langage chien, c'est-à-dire qu'en entendant le mot "promener", il a levé les yeux vers moi en frétillant de la queue. Il semblait très content d'avoir trouvé de la compagnie. En effet l'hiver les promeneurs sont rares pendant la semaine, à moins qu'il fasse vraiment beau. Il nous a suivis non seulement ce jour-là, mais plusieurs fois pendant  l'hiver. Chaque fois que nous arrivions au parking des Châteaux je le cherchais des yeux. Il n'était pas toujours là, mais s'il l'était, il semblait content d'avoir enfin de la compagnie et il nous suivait toujours. Je me suis aperçue un jour qu'il habitait une maison en face, dont la grille était toujours ouverte.

 

Il me semblait l'avoir déjà vu quelque part, mais c'était parce qu'il ressemblait au chien de l'auberge du Col du Feu, dont je vous ai parlé dans "Le chien qui aimait la montagne".

 

Avant, quand nous marchions encore d'un pas allégre,  les chiens restaient à nos côtés. Les gens que nous croisions pensaient qu'ils étaient à nous. Cela nous valait même parfois des regards mauvais de la part de personnes tenant leur chien en laisse, mécontents que nous n'en fassions pas autant avec "le nôtre", s'il y avait un écriteau portant la mention: "Les chiens doivent être tenus en laisse". Je me sentais donc parfois obligée d'expliquer: "Je ne connais pas ce chien. Il nous a suivis".

 

Comme nous marchons maintenant très lentement, le chien des Allinges prenait vite de l'avance, mais il se retournait régulièrement pour voir si nous le suivions toujours. Souvent il s'arrêtait pour nous attendre patiemment. Mais il arrivait aussi qu'il disparaisse tout à coup. 

 
Un chien ingrat (nouvelle histoire)
Un chien ingrat (nouvelle histoire)

Mais il nous attendait toujours à l'entrée du monastère.

Un chien ingrat (nouvelle histoire)

Pendant que je prenais des photos, il tuait le temps en fouinant ici et là et en semblant penser: "Elle a pas bientôt fini, la vieille ?". Je voyais bien qu'il aurait préféré continuer à grimper.

 

Un chien ingrat (nouvelle histoire)
Un chien ingrat (nouvelle histoire)

Mais il nous suivait malgré tout à chaque fois que nous redescendions. De retour sur le parking, suivant l'habitude des "chiens randonneurs", il s'en allait, indifférent. A chaque fois, je m'attends à de touchants adieux avec ces  chiens, car je m'attache vite. Mais je suis toujours déçue car, une fois la promenade finie, nous n'existons plus. 

 

Un jour nous montions péniblement, car nous venions de rentrer du Danemark, plus précisément de l'île de Lolland qui culmine à 34 m. et nous n'étions plus habitués aux chemins raides. Le pauvre chien était donc obligé de nous attendre souvent et je croyais sentir chez lui un certain agacement. Cela s'est confirmé quand un jeune couple nous a doublés d'un pas sportif. Quand ils sont arrivés à sa hauteur, au lieu de continuer à nous attendre, il leur a emboîté le pas. Quand nous sommes arrivés en haut, il était couché aux pieds de ses nouveaux "maîtres", qui avaient trouvé un banc au soleil. Nous sommes allés nous installer sur un autre banc et je l'ai appelé, mais il a fait comme s'il ne m'entendait pas. Pareil quand nous sommes redescendus. Il a refusé de nous suivre.

 

La fois suivante quand je l'ai vu sur le parking et que je lui ai proposé de venir avec nous, il a fait semblant de ne pas nous connaître. Je vous assure que c'est vrai: Il a tourné la tête ostensiblement, en ayant l'air d'être très absorbé par la contemplation de quelque chose dans le lointain. Il se comportait comme quelqu'un qui ne veut pas vous parler et fait semblant de ne pas vous reconnaître. Dès qu'il a vu des jeunes gens s'apprêter à monter, il les a suivis, sans même qu'ils l'y invitent. Je n'existais plus pour lui. Il en avait eu assez de devoir sans arrêt nous attendre. Il préférait les gens qui marchent plus vite.

 

Je lui en veux car quand il n'avait personne d'autre que nous, pendant l'hiver, il était bien content de nous trouver. Il pourrait bien être un peu reconnaissant et venir avec nous ne serait-ce que de temps en temps. J'aime beaucoup les chiens mais je n'ai jamais pu en avoir, alors je suis contente quand j'ai l'impression d'en avoir un, le temps d'une promenade. Mais non,  je vous le dis: ce chien est un ingrat sans coeur.

Publié dans CHIENS

Partager cet article

Repost 0

Le mémorial des Justes (Clairière de Ripaille - Thonon)

Publié le par Françoise Andersen

 

Cet article a été déplacé vers 

Partager cet article

Repost 0

Le retour de "mon" crapaud

Publié le par Françoise Andersen

"Françoise, Françoise". Entendant ces appels pressants de mon mari, je me suis précipitée sur la terrasse, en prenant bien soin de prendre, au passage,  mon appareil photo. N'importe qui d'autre que moi, c'est-à-dire n'importe qui de NORMAL, se serait dit immédiatement: "Il a besoin d'aide" ou bien  "Une tornade s'approche de la maison" (Oui, c'est arrivé il y a quelques années, je vous raconterai), Moi,  je me doutais qu'il y avait un animal intéressant à photographier.  En effet mon mari m'a dit en me montrant un coin à l'ombre: "Ton crapaud". Je ne l'avais pas encore vu depuis notre retour au Danemark. Il était camouflé parmi des feuilles mortes, que le vent hivernal avait apportées sur la terrasse et que je n'avais pas encore balayées.

 

Le retour de "mon"  crapaud

Il y a sûrement toute une famille de crapauds chez nous, mais contrairement aux écureuils je n'arrive pas à les différencier, alors ça se résume pour moi à un individu: "Mon" crapaud . Des liens se sont en créés au fil des ans entre lui et moi et ils se sont renforcés le jour où je l'ai délivré de la moustiquaire.

Il faut que je vous explique. Comme j'aime lire ou manger à l'extérieur sans être dérangée par des insectes, j'ai fabriqué et suspendu une moustiquaire au-dessus de notre petit coin-détente, qui est protégé par le toit qui avance au-dessus d'une partie de la terrasse.

Le retour de "mon"  crapaud

Un matin en sortant sur la terrasse, j'avais découvert mon pauvre crapaud pétrifié,  avec avec les griffes prisonnières des mailles de la moustiquaire.

Le retour de "mon"  crapaud

 

Il avait dû se glisser sous la moustiquaire et ensuite  il n'avait pas pu ressortir. Pris de panique, il  avait donc  essayé de grimper sur un côté et, à un moment, la fatigue venant, il n'avait plus pu dégager ses griffes.

 

J'avais mis immédiatement en branle un plan de sauvetage. Je ne savais pas depuis combiren de temps il se trouvait dans cette position très inconfortable, mais il fallait vite le tirer de là.  L'opération était difficile, car il fallait retirer une à une les griffes des mailles du filet tout en tenant un animal qui n'inspire guère les caresses. J'ai donc mis mes gants de ménage en caoutchouc pour éviter le contact avec une peau qui doit, à mon avis,  être visqueuse. Bien entendu même s'il fallait faire vite, j'ai quand même pris le temps de lui tirer le portrait. J'ai cru alors lire un certain reproche dans ses gros yeux. Il devait me supplier intérieurement : "Tire-moi de là, au lieu de jouer les photographes animaliers".  

 

Je suis ensuite entrée sous la moustiquaire. Je l'ai attrapé délicatement mais fermement de la main droite et, avec d'infinies précautions, j'ai libéré les griffes une à une. Cela a pris un certain temps car, pendant que je libérais une patte, il se raccrochait avec l'autre. Vous savez, comme les enfants à qui on essaie de faire lâcher prise. Enfin je me comprends : les enfants n'ont ni pattes ni griffes ! J'opérais avec la minutie d'un chirurgien et j'aurais bien eu besoin d'un assistant, mais connaissant la répulsion de mon mari pour ce genre de bestioles, je me suis dit "Même pas en rêve", et j'ai continué seule.

 

Une fois libéré, je l'ai posé délicatement sur le sol et il y est resté pendant plusieurs minutes complètement immobile, avant de disparaître dans la lavande où il vivait l'année précédente.  

 

 

Le retour de "mon"  crapaud

J'ai bien sûr droit régulièrement aux plaisanteries des voisins: "Tu devrais essayer de l'embrasser. Il se transformerait peut-être en prince charmant". Sur quoi je réplique immanquablement : "Qu'est-ce que je ferais d'un prince charmant à mon âge !"

 

Les premières années, il disparaissait à toute vitesse en me voyant, mais maintenant il reste sur place à me regarder. Peut-être est-il paralysé par la peur, mais je préfère imaginer qu'il me reconnaît. J'aime bien créer des liens avec "mes" animaux sauvages.

 

Je m'occupe bien de "mon" crapaud, car ce n'est pas de sa faute, s'il est si moche. D'ailleurs ma petite voix intérieure me dit: "Tu ne t'es pas regardée?". Et puis j'ai entendu dire que ces animaux étaient très utiles. Ils mangent des insectes nuisibles et même des limaces, dont se plaignent mes voisins, qui en sont réduits à faire d'elles des alcooliques, en leur servant de la bière, dans laquelle elles se noient. Moi j'ai mon "nettoyeur" parfaitement biologique.

Publié dans ANIMAUX DIVERS, CRAPAUD

Partager cet article

Repost 0

Les voleurs de pierres

Publié le par Françoise Andersen

Nous montons souvent aux ruines des châteaux des Allinges, qui ne sont qu'à 6 km de chez nous (Thonon, Haute-Savoie).

 Les voleurs de pierres

Malheureusement des amateurs de vieilles pierres, qui s'en servent sûrement sur leur propriété, viennent sans scrupules se servir sur le petit mur qui borde la montée vers les ruines et le monastère.

 Les voleurs de pierres

Inlassablement la commune d'Allinges le reconstruit, mais dès qu'une portion est réparée, c'est à côté que ça recommence. Un vrai travail de Sisyphe qui doit être désespérant pour les ouvriers municipaux qui l'accomplissent.

Voici le mur après une énième réparation. Avant les ouvriers lui laissaient son apparence d'origine, en construisant "à l'ancienne", sans joint, et en choisissant des pierres qui s'encrastraient les unes dans les autres. Mais maintenant ils cimentent, espérant sûrement rendre les vols plus difficiles. Mais c'est dommage, et en plus ça ne sert à rien, car les pierres continuent à disparaître.

 Les voleurs de pierres

Il y a quelques années, le lierre poussait entre les pierres et retombait joliment de l'autre côté.Mais les racines ont été arrachées lors des vols de pierres et le mur est maintenant dénudé.

 Les voleurs de pierres
 Les voleurs de pierres

En rentrant du Danemark cette année, j'ai constaté, avec une tristesse mêlée de rage, que le dernier travail avait été vain et que le pillage avait recommencé

Le pire c'est qu'à un endroit il y a un trou et que c'est justement en haut où il y a un grand dénivelé à droite (voir la photo suivante). Quand nous redescendons vers le parking et que je vois des enfants que leurs parents laissent marcher seuls en équilibre sur le muret, j'ai toujours peur qu'ils tombent à cet endroit. Je crie toujours: "Attention, il y a un trou un peu plus loin". Je me demande souvent combien il y a d'accidents, quand je ne suis pas là pour les empêcher. ;))

Plaisanterie mise à part, ces vols de pierres peuvent en effet avoir des conséquences dramatiques.

 Les voleurs de pierres

Un jour, j'ai parlé de ce problème avec un monsieur, que j'ai croisé à cet endroit-là. !l m'a dit que ce n'était pas un phénomène nouveau et que plusieurs vieilles maisons du coin avaient été construites avec des pierres des ruines. En effet, en 1703, Victor-Amédée II de Savoie, attaqué par Louix XIV, avait démantelé la forteresse, faute de pouvoir la défendre. Des habitants de la région avaient alors commencé à piller ces ruines.

Mais les pilleurs actuels ne se donnent même pas la peine de monter jusqu'aux ruines. Ils peuvent venir se servir en voiture, car le chemin, qui mène au monastère et aux ruines des deux châteaux est goudronné. Il est interdit à la circulation - à part pour celle des deux moines qui habitent encore au monastère. Mais certains feignent de ne pas voir l'écriteau, dans la journée. Raison de plus pour ne pas se gêner, à la tombée de la nuit, pour venir chercher des pierres en voiture.

Si vous saviez dans quel état de rage cela me met ! C'est comme quand je croise, des enfants avec un bouquet de jolies fleurs sauvages à la main, dans la réserve de Ripaille, au bord du lac. Un écriteau stipule pourtant que toute cueillette est interdite. Ils sont  pourtant accompagnés de leur parents, mais après avoir fait un gros bouquet, ils le jettent une fois fané, avant même d'arriver à la sortie.

Et le pire, ce sont les gens qui, au lieu de se contenter d'aller cueillir du muguet dans le bois, arrachent les racines, sans penser que ce muguet ne refleurira pas l'année suivante, pour la joie de tous. Ils ne connaissent sûrement pas la belle phrase de Saint-Exupéry:

"Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants".

Remarque:

Je viens de lire sur Google qu'il s'agirait en fait d'une adaptation d'un proverbe indien: "La Terre n'est pas un don de nos parents. Ce sont nos enfants qui nous la prêtent".

Partager cet article

Repost 0

La guerre entre les pêcheurs et les cormorans

Publié le par Françoise Andersen

Depuis que je sais qu'il y a des cormorans sur les piquets qu'on peut voir de très loin depuis "notre" banc sur la digue, au Danemark, je vais régulièrement les photographier, pendant notre long séjour estival sur l'île de Lolland. 

Ces piquets, qui retiennent des filets de pêcheurs, s'étendent à perte de vue et parfois il y a un oiseau sur chaque. C'est vraiment impressionnant.

La guerre entre les pêcheurs et les cormorans
La guerre entre les pêcheurs et les cormorans

On m'a dit que les pêcheurs sont en colère, car ils posent des filets entre les piquets, mais les cormorans n'ont qu'à plonger et se servir, pour attraper un poisson, quand ils ont un petit creux. Les cormorans danois ne sont pas, comme les cormorans chinois et japonais, au service des pêcheurs mais, au contraire,  ce sont ces derniers qui pêchent pour eux.

La guerre entre les pêcheurs et les cormorans

Ils sont pourtant de très bons pêcheurs. Ils peuvent rester jusqu'à 1 minute sous l'eau pour chercher leur nourriture, mais ceux-ci ont apparemment choisi la facilité. 

Je trouve les pêcheurs bien bêtes: je m'étonne qu'ils n'aient pas pensé à mettre une sorte de couvercle métallique conique sur les piquets, de façon à ce que les cormorans ne puissent pas y atterrir. 

Un jour les pêcheurs en ont eu assez et ils sont passés à l'action. Nous les avons vus, de loin, depuis "notre" banc, dans deux barques, en train d'installer des cordes entre les piquets. Ils pensaient sûrement que cela allait empêcher les oiseaux de plonger dans les filets.

La guerre entre les pêcheurs et les cormorans

Quand nous nous sommes rapprochés nous avons vu qu'ils avaient aussi relevé les filets en les suspendant aux rochers. On voyait maintenant le haut des filets qui semblaient être mis en biais, alors qu'avant ils étaient entièrement sous l'eau à l'horizontale. Cela avait demandé beaucoup de temps et d'efforts aux pêcheurs qui espéraient sûrement ainsi empêcher les cormorans de venir se servir.

Dans un premier temps cela a semblé efficace. le lendemain il n'y avait plus de cormorans sur les piquets

La guerre entre les pêcheurs et les cormorans

Mais quand nous sommes revenus, quelques jours plus tard, peu avant notre retour en France, ils étaient à nouveau à leur poste et nous avons même vu un cormoran qui plongeait entre les cordes. 

Certains semblaient même apprécier l'installation des cordes, qui leur permettaient de s'y poser et d'être ainsi plus près des filets.

La guerre entre les pêcheurs et les cormorans

Je pense que les pêcheurs, comme l'a dit le général de Gaulle à propos de la seconde guerre mondiale, ont "perdu une bataille mais n'ont pas perdu la guerre" et j'attends avec impatience d'en connaître l'issue, quand nous serons à nouveau au bord de la Baltique.

Publié dans OISEAUX

Partager cet article

Repost 0

Un vol de cormorans au-dessus de la Baltique

Publié le par Françoise Andersen

Cet été, lors de notre promenade quotidienne le long de la mer Baltique, j'ai soudain entendu un bruit que je connais bien: des cris d'oiseaux qui volaient en formation. Je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi certains oiseaux  font tant de bruit. Ils dépensent ainsi inutilement de l'énergie. Mon mari prétend que c'est pour que l'espace aérien soit libre devant eux, comme quand les serveurs crient "chaud devant". Mais je crois qu'il plaisantait. Je suis très naïve et j'avale toutes les blagues ;)

 

En tout cas, c'est vraiment bruyant, surtout s'il s'agit d'oies sauvages ou de canards. Les vols de cygne , je les remarque juste à cause du bruit de bruissement d'ailes. Et j'arrive donc ainsi en général trop tard pour les photographier.

 

Bref j'ai vu au loin, venant de l'Ouest, au-dessus de la mer, quelques petits points en V qui correspondaient à une migration et qui se dirigeaient vers le Sud-Est. Mais le temps que je sorte mon appareil, ils s'étaient tellement éloignés, qu'on ne les voyait presque plus. Et j'étais là toute frustrée avec mon appareil qui ne me servait plus à rien.

 

Mais à mon grand étonnement, un miracle s'est produit: ils ont tout d'un coup changé de direction en faisant un virage à 90 degrés vers le Nord. Pendant qu'ils se rapprochaient de nous, j'ai eu le temps d'allumer à nouveau mon appareil et j'ai pu prendre cette photo au moment où ils passaient presque au-dessus de nous.

 

 

       P1090588.JPG

 

Je crois qu'un des oiseaux m'avait repérée et avait dit aux autres:

 

"Mais c'est-y pas Mme Andersen qui est sur la digue avec son appareil ? Vous savez,  celle qui est l'amie des animaux. C'est dommage pour elle, elle n'a pas pu nous photographier. Allez les gars, soyons sympas, faisons demi-tour. On lui doit bien ça avec tout ce qu'elle fait pour la gent animale".

 

Et c'est ainsi que j'ai pu prendre cette photo   

 

D'accord ce n'est peut-être pas la bonne explication, mais n'empêche que c'est très bizarre qu'ils aient tout à coup changé de direction.  

 

Le temps était en train de changer, la visibilité était très mauvaise, surtout au-dessus de la côte allemande. En revanche le ciel était encore bleu vers le Nord. Ils ont donc peut-être décidé d'aller faire une escale sur les lacs de Maribo (dont je vous parlerai une autre fois). Je pense que cette explication est un peu plus plausible !

 

J'ai appris le lendemain qu'il ne s'agissait ni d'oies sauvages ni de canards, mais de cormorans.

 

J'ai copié à la fin de cet article le lien d'un site où vous pourrez voir un magnifique cormoran en plein vol. J'ai agrandi la photo d'un des oiseaux migrateurs et en effet il y a une ressemblance, même si le "mien" vole dans l'autre sens. 

 

 

 

                                           Pminiature.JPG

 

 

En mai 2012, un jour où le ciel était bien bleu, j'avais  eu la chance de photographier des oies sauvages

 

 

P1050088

Publié dans OISEAUX

Partager cet article

Repost 0

Une libellule en fin de vie ?

Publié le par Françoise Andersen

J'ai réussi un jour, au Danemark, à prendre une photo que je ne pensais jamais pouvoir prendre: celle d'une libellule au repos. En effet jusqu'ici je ne les avais vues qu'en vol et ce n'est pas évident de faire un macro d'une libellule qui zigzague à toute allure.

Voilà le résultat, dont je suis assez fière (Le "assez" c'est pour essayer d'atténuer mon manque total et incurable de modestie) ;)

Une libellule en fin de vie ?

J'ai trouvé ensuite des photos encore plus impressionnantes sur un blog ainsi que sur Wikipedia, où il y a un très beau gros plan d'une tête de libellule.  

 

Si vous voulez en savoir plus sur cet insecte vous pouvez consulter l'encyclopédie Larousse  

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Odonata

http://fr.wikipedia.org/wiki/Odonata

 

 

Peut-être qu'en fait cette libellule n'était pas en fin de vie. Elle se plaisait peut-être tout simplement chez nous. Je la comprends: moi aussi je me plais bien sur la terrasse de notre petite maison de vacances danoise   ;)

Publié dans INSECTES

Partager cet article

Repost 0

Le mini Bambi

Publié le par Françoise Andersen

Un jour en revenant de la ville en voiture, nous avons vu, devant notre haie, ce que nous avons d'abord pris pour un petit chien taille XXS. Mais c'était un petit chevreuil. Je n'en ai jamais vu de si petit. Il n'était guère plus grand que la boîte aux lettres. Il était seul. Mon mari a immédiatement arrêté la voiture de l'autre côté du chemin, pour ne pas l'effrayer.

 

Le petit faon a d'abord couru dans notre direction, puis il a fait demi-tour et est entré dans notre jardin par un petit trou dans la haie.

 

 

                                DSCN1481.JPG

 

 

 Une fois la voiture garée le long de la maison, nous avons vu un chevreuil adulte dans le jardin du voisin d'à côté. J'ai voulu le photographier depuis l'intérieur de la voiture mais, manque de chance, mon appareil m'a annoncé que la batterie avait besoin d'être rechargée. Je suis donc sortie pour aller chercher, avec des ruses de Sioux,  celui de mon mari dans la maison. J'étais courbée en deux pour ne pas dépasser de la voiture et être vue par l'animal, qui était calmement allongé dans l'herbe. 

 

Il était toujours là quand je suis ressortie de la maison avec l'appareil, toujours pliée en deux et cachée par la voiture.

 

 

                                         P1080464.JPG

 

 

 Je pense qu'il nous a vus l'observer dans la voiture, car il s'est levé. Mais ne pressentant aucun danger, il s'est juste léché le dos. 

 

 

                     P1080468.JPG

 

Il a ensuite regardé à nouveau dans notre direction, puis il est parti sans se presser.

 

         P1080466.JPG

 

 

Je ne pense pas que ce soit la maman du "mini Bambi". Mais c'est peut-être son papa. Je lui trouve en effet plutôt une allure masculine. 

 

J'espère que, quand  nous avons vu le petit devant notre haie, à l'extérieur du jardin, sa maman était à l'intérieur  et qu'il est allé la rejoindre. 

 

De telles rencontres me remplissent de joie. Dire qu'il y a des gens qui n'aiment pas vivre à la campagne car, d'après eux: "Il ne s'y passe rien" !"

Publié dans CHEVREUILS

Partager cet article

Repost 0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>