Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Le héron (3) Séance photo sabotée par un jardinier bruyant

Publié le par Françoise Andersen

Hier nous sommes retournés à Amphion, car j'étais  persuadée que j'allais pouvoir prendre de belles photos du nid de héron, étant donné que la cîme des arbres allait bien ressortir sur un beau fond de ciel bleu. Ce temps magnifique avait succédé à une semaine froide et pluvieuse. Il avait même neigé sur les hauteurs.

Le héron (3) Séance photo sabotée par un jardinier bruyant

Malheureusement un jardinier était en train de tondre la pelouse pratiquement sous l'arbre où se trouve le nid. Son tracteur était très bruyant et il avait sûrement effrayé le héron, qui n'était plus là.

 

Je me suis dit aussi qu'il avait peut-être abandonné le nid, les jeunes l'ayant quitté depuis ma dernière visite. Nous sommes donc allés nous installer sur un banc au bord du lac, en nous réjouissant une fois de plus d'habiter dans une si belle région. 

 

Le héron (3) Séance photo sabotée par un jardinier bruyant

Nous avons eu la surprise de voir passer devant nous un chien "en écharpe". Sa maîtresse nous a expliqué qu'elle avait oublié sa laisse. J'ai trouvé la trouvaille ingénieuse. Cela devait être moins désagréable pour le chien que quand un mauvais maître improvise une laisse avec une ceinture ou une ficelle comme je l'ai malheureusement vu parfois. 

 

Le héron (3) Séance photo sabotée par un jardinier bruyant

Tout à coup j'ai aperçu un héron au-dessus du lac. Sur la photo on voit seulement un tout petit point, mais qui a malgré tout immédiatement été repéré par mon oeil de lynx, pourtant myope, astygmate, presbyte et nécessitant bientôt une opération de la cataracte . Tiens je vous invite à un jeu: "Cherchez le héron" !

 

L'oiseau était très loin et je n'étais même pas sûre qu'il s'agisse de "mon" héron.

Le héron (3) Séance photo sabotée par un jardinier bruyant

Je suis quand même repartie en flèche vers l'arbre. Enfin tout est relatif et il vaut mieux que je traduise cette exagération toute méridionale, qui me caractérise. Remarquez, elle a tendance à être remplacée par la litote, dans laquelle excellent les Danois, surtout ceux du Jutland. Si mon mari déclare qu'un plat n'est pas mauvais, cela veut dire qu'il le trouve excellent.

 

Et voilà, j'ai encore perdu le fil.  Ah oui je vous voulais vous dire que, pour être plus fidèle à la réalité, je me suis relevée un peu moins lentement et péniblement que d'habitude et que j'ai marché aussi vite que me le permettent mon arthrose du genou et mon coeur en partie bionique. 

 

J'ai été déçue en arrivant à l'arbre, car la cîme était toujours inhabitée. Je suppose que j'avais juste vu un héron helvète qui regagnait la rive suisse.

 

Mais en fouillant bien avec mon zoom, j'ai fini par apercevoir, entre les branches, deux jeunes qui se bécotaient.  Butin de chasse photographique médiocre, je l'avoue, mais c'est mieux que rien.

 
Le héron (3) Séance photo sabotée par un jardinier bruyant

 

Aujourd'hui nous allons retourner à Anthy. Je suis contente de savoir maintenant que le nid de cygne ne risque pas d'être submergé par l'eau, comme cela a parfois été le cas, puisqu'ils ont arrêté les "purges" en 2012.

 

Voir un article précédent.

Pour en savoir plus sur le héron cendré voir:

Publié dans OISEAUX, HÉRON

Partager cet article

Repost 0

Le héron (suite)

Publié le par Françoise Andersen

Je vous avais dit, dans l'article précédent, que j'allais retourner à Amphion dans l'espoir de photographier un héron en vol. C'est ce que j'ai essayé de faire hier et je vous assure que cela n'a pas été facile. Le résultat a été plutôt médiocre. Conclusion, comme l'écrivaient souvent mes profs, sur mes bulletins scolaires: "Assez bien, mais peut mieux faire". Donc je ne me déclare pas vaincue. Je reviendrai bientôt dans le parc d'Amphion.

 

 

Le héron (suite)

J'ai cherché en vain un nid en balayant  la cîme des arbres avec le zoom sur maximum, mais rien. J'étais très déçue, mais j'ai vite eu l'explication en entendant des cliquetis de bec qui venaient de plus loin. Je m'étais trompée d'endroit.

 

En allant vers la gauche, j'ai enfin réussi à voir la tête d'un héron qui dépassait d'un nid. On voit une aile en partie déployée, donc je pensais qu'il s'apprétait à aller pêcher dans le lac. Il a en effet pris son envol, mais je l'ai raté. Je commençais à désespérer d'arriver à prendre un héron en vol.

Le héron (suite)

Il est revenu rapidement et cette fois-ci il m'a présenté son autre profil.

Le héron (suite)

Et puis il s'est élancé à nouveau vers le lac, mais à nouveau je n'ai pas été assez rapide. Pendant son absence, il m'a semblé voir quelque chose se dresser dans le nid. J'ai shooté un peu au hasard et c'est seulement une fois la photo agrandie sur mon ordinateur que j'ai découvert une drôle de peluche ébouriffée. A mon avis, il pourrait s'agit d'un petit.

Le héron (suite)

Mon pauvre mari s'ennuyait ferme sur un banc à une cinquantaine de mètres de moi. Il faut dire que le temps avait passé très vite pour moi depuis notre arrivée, mais pas pour lui ! J'ai décidé d'abréger ses souffrances. Si, si, i je vous assure : on sentait qu'il rongeait son frein. Je suis retournée vers lui et lui ai proposé que nous allions nous asseoir au bord du lac. En effet là où je l'avais laissé (si j'était honnête, je devrais presque dire "parqué") , on ne voyait pas grand chose, à part des troncs d'arbres.

 

Le ciel n'était pas si bleu que la dernière fois - il était plutôt gris-bleu - et je me suis dit que, même si je n'avais pas pris de héron en vol, cela n'avait pas tellement d'importance car cela serait bien mieux la prochaine fois, avec un ciel azur. On se console comme on peut, mais j'ai pensé, en disant cela, à La Fontaine et à ses "Les raisins sont trop verts".

 

Tout à coup j'ai vu un oiseau au loin. Mon mari m'a assuré qu'il ne s'agissait pas d'un héron - il faut que je pense à prendre un rendez-vous pour lui chez l'opticien pour qu'il vérifie sa vue ;) - mais il s'agissait bel et bien de mon héron. Pour rester dans mes souvenirs de fables: si ce n'était lui, c'était son frère ou bien quelqu'un des siens.   :))

 

 

Le héron (suite)
Le héron (suite)

Malheureusement il était très loin et mon zoom n'était pas assez puissant. C'est mieux que rien, mais je suis têtue et je vais finir par arriver à avoir la photo de mes rêves. C'est bien d'avoir la chance de pouvoir encore rêver à mon âge.

Publié dans OISEAUX, HÉRON

Partager cet article

Repost 0

Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

Publié le par Françoise Andersen

Au lieu d'aller nous promener au bord du lac en direction de Genève, nous étions allés, il y a quelques jours, dans le parc de la plage à Amphion. C'est une petite station balnéaire située entre Thonon et Évian, au bord d'une jolie baie.

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

Amphion appartient à la commune de Publier qui se trouve sur les hauteurs et d'où on a une très belle vue sur le Léman. C'est là que nous allons remplir  nos bouteuilles gratuitement, à la buvette de Farquenoud,  d'une eau qui est quasiment la même que celle de la source Cachat,  commercialisée sous le nom d'eau d'Evian.

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

Sous le second empire, c'était une station thermale réputée, avant qu'elle ne soit supplantée par Evian. L'ancien établissement thermal est devenu un hôtel, l'hôtel des Princes.

 

Dans le parc des Cèdres j'ai découvert qu' un monument, dont je ne m'étais jamais approchée auparavant, est consacré à la poétesse Anna de Noailles. Son nom évoque seulement pour moi de vagues souvenirs d'école, mais j'ai eu envie d'en savoir plus sur elle. Je pensais qu'elle avait habité la région car il y a, à Amphion un parc qui porte son nom ainsi qu'un lycée Anna de Noailles à Evian, mais d'après Google, elle a toujours habité à Paris. Étant donné qu'elle avait une villa à Amphion, je suppose qu'elle y venait en vacances.

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

 

Je viens de lire quelques-uns de ses poèmes, et j'ai trouvé qu'elle écrivait de jolies choses.

 

Elle est enterrée au Père-Lachaise, mais son coeur repose au cimetière de Publier/Amphion.

Mais revenons à notre héron, qui était en fait le sujet de cet article. Si je n'en ai pas encore parlé, c'est que la partie de cache-cache n'a commencé que lorsque nous sommes arrivés à ces grands arbres. Un peu plus loin il y en avait d'encore plus hauts ( 30 ou 40 mètres ). 

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

Nous avons soudain entendu, venant de leurs cîmes, de puissants cris d'oiseaux et des claquements de becs, qui m'ont tout de suite fait comprendre qu'au-dessus de nous il y avait des nids de héron.

 

Alors que je levais les yeux vers le ciel, j'ai vu un héron qui volait vers l'un des arbres. C'était magnifique. Il se détachait bien sur le ciel qui était si bleu ce jour-là. J'ai lu sur Google que les hérons volent lentement. Je vous assure que le type qui a écrit ça n'a jamais essayé d'en photographier un en vol. Le temps que je sorte l'appareil de ma poche, que j'ouvre l'objectif et que j'essaie de focaliser sur lui, il avait disparu. Elle rageait la Françoise ! D'autant plus que je l'ai raté une seconde fois, un peu plus tard, alors qu' il repartait vers le lac pour pêcher. Cette fois-ci j'étais prête et j'avais mon "arme" à la main, mais des branches l'ont vite caché à ma vue.

Je me suis donc contentée de zoomer et de shooter un peu au hasard vers un vague point blanc, dont je ne savais même pas s'il avait un rapport avec un nid. Ce n'est qu'une fois la photo chargée sur mon ordinateur et agrandie que j'ai eu une excellente surprise. Qu'est-ce que j'ai été contente en découvrant la tête d'un héron !

 Partie de cache-cache à Amphion avec un héron

 

J'aurais aimé vous en montrer un en vol, mais ce sera, je l'espère, pour une autre fois. Maintenant que je sais que cet endroit est une héronnière, je vais aller y jouer les paparazzis. J'imagine déjà la joie que j'éprouverai quand j'en prendrai un en vol. Non seulement, au fil des ans, j'ai appris à jouir de tous ces petits instants de bonheur qu'offre la nature, mais je m'en réjouis aussi à l'avance, ce qui double le plaisir.

Publié dans OISEAUX, HÉRON

Partager cet article

Repost 0

Des bébés cygnes en péril

Publié le par Françoise Andersen

Je suis allée dernièrement dans le petit port de pêcheurs d'Anthy-sur-Léman dans le but de photographier des hérons, car il y en a parfois au bout de la jetée. J'ai été déçue car celle-ci était désespérément vide. Même pas une mouette à me mettre sous l'objectif

Des bébés cygnes en péril

Je me sentais trés frustrée. Quand je me suis mis quelque chose dans la tête, je suis prête à tout pour y arriver: j'avais décidé de photographier un héron et je ne voulais pas revenir bredouille. Alors j'ai interpellé un monsieur qui passait par là et je lui ai demandé, sans m'apercevoir de l'incongruité de ma question: "Pardon Monsieur, vous n'avez pas vu un héron ?". Comme si un enfant avait échappé à ma surveillance et que je me renseignais auprès des passants: "Vous n'avez pas vu un petit garçon...etc.".

 

Le monsieur n'a pas eu l'air étonné et il m'a répondu qu'il y en avait parfois, mais qu'aujourd'hui il n'en avait pas vu. En revanche il m'a signalé qu'un cygne avait fait son nid dans un coin, à l'abri de la jetée. J'ai vite pris une première photo, de loin.

Des bébés cygnes en péril

Et puis je me suis approchée avec précaution, mais il n'a pas eu l'air d'apprécier.

Des bébés cygnes en péril

J'ai donc vite battu en retraite, me contentant de  ce cliché et je suis allée rejoindre mon mari qui était assis sur un banc, devant le port. Tout à coup j'ai entendu qu'on m'appelait. C'était le monsieur qui avait la gentillesse de me prévenir de l'arrivée d'un héron. Je me suis précipitée.

Des bébés cygnes en péril
Des bébés cygnes en péril

J'ai été un peu déçue du résultat car l'an dernier j'avais réussi une plus belle photo.

Des bébés cygnes en péril

Comme le monsieur avait oublié son appareil photo nous avons échangé nos adresses email et je lui ai promis de lui envoyer mes photos. J'aime beaucoup ces rencontres fortuites. Parfois on se découvre des intérêts communs et grâce à Internet on reste en contact. C'est ce qui a été le cas ce jour-là. Mon mari m'envie la facilité que j'ai de communiquer avec les gens. Il ne pourrait jamais arrêter un inconnu pour lui demander si, par hasard, il n'aurait pas vu un héron ! Mais il est Danois et moi je suis d'origine méridionale. Ceci explique cela...

 

Quelques jours plus tard, j'ai reçu du monsieur en question, un mail avec des photos. Il avait eu la chance de photographier le cygne avec ses oeufs. Il vient gentiment de me donner l'autorisation de publier une de ses photos  

© Michel COEX

© Michel COEX

M. Coex fait de très jolies photos. S'il m'y autorise je vous montrerai un jour ses  magnifiques portraits de héron et de bouquetin qui m'ont rendue verte de jalousie. ;)

 

J'espère que l'éclosion aura lieu avant mon départ pour le Danemark. L'an dernier je n'avais pas pu suivre l'aventure jusqu'au bout, quand j'avais découvert qu'un cygne était en train de construire son nid dans le port de Séchex, pas loin d'Anthy.

Des bébés cygnes en péril

 

Ce cygne n'était pas bête. Il avait élu domicile juste sous la terrasse d'un restaurant spécialisé dans les fritures de perche, les filets de féra, etc., sur la petite plage qui se trouve sous l'écriteau "Ponton clientèle".

 

 

Des bébés cygnes en péril

Malheureusement M. Coex m'a appris que les bébés cygnes sont en danger : quand l'eau du lac va monter, ils risquent de perdre la vie. Voir l'article "Ils ont vidé le lac" dans lequel j'explique ce qui se passe chaque année après la fonte des neiges. Lors des vidanges qui ont lieu en mai/juin les cygnes et d'autres oiseaux n'ont, en effet,  pas encore eu le temps de mettre leur progéniture à l'abri. Cela m'a beaucoup attristée.

Publié dans OISEAUX, CYGNE

Partager cet article

Repost 0

Ils ont "vidé le lac Léman" - suite des "Cygnes en péril"

Publié le par Françoise Andersen

J'ai repris mon grand rangement - un travail titanesque - qui consiste à déménager vers viefrancodanoise.over-blog.com tous les articles n'ayant aucun rapport avec les animaux. 

On peut donc désormais, en cliquant sur ce lien, y trouver l'article "Ils ont vidé le lac", qui date d'avril 2004. C'était en fait la suite des "cygnes en péril", qui reste sur ce blog.

 

Publié dans OISEAUX, CYGNES

Partager cet article

Repost 0

Un triton dans le lavabo

Publié le par Françoise Andersen

Ce n'est pas sûr que j'arrive à publier cette petite histoire, mais j'essaie. Si j'ai le moindre problème j'arrêterai, car j'en ai assez de perdre du temps avec ce blog (voir article précédent).

 

C'était il y a quelques années au Danemark. Je venais de repeindre la salle de bains avec de la peinture non toxique. Après avoir bien lavé les pinceaux à l'eau et au savon, je les avais rincés et mis à tremper dans une barquette en plastique, que j'avais remplie d'eau et déposée dans le jardin.

 

Le lendemain, je sors mes pinceaux et les rince une dernière fois avant de les faire sécher. Je verse l'eau dans le lavabo et je vois apparaître ce que j'ai d'abord pris pour un petit jouet en caoutchouc marron d'environ 6 ou 7 cm et représentant un mini lézard. J'ai pensé qu'il appartenait au petit-fils de ma voisine. Elle nous avait en effet rendu visite la veille avec lui.

 

Je prends donc ce "jouet" entre mes doigts, mais je le lâche très vite avec dégoût, car il était visqueux. Je m'aperçois alors qu'il s'agissait d'un animal. Mais il était mort. Apparemment il n'avait pas supporté le séjour dans l'eau dans laquelle il y avait sûrement des restes de peinture. Cela m'a d'ailleurs fait émettre des doutes sur le manque total de toxicité de ma peinture soi-disant "bio". D'ailleurs j'ai perdu l'an dernier mes dernières illusions à ce sujet. Je venais d'acheter de la peinture soluble à l'eau garantie non-toxique et, quand je suis arrivée à la maison, je me suis aperçue que, parmi les conseils, il y avait "à utiliser dans des pièces bien ventilées". Donc apparemment même s'il n'y avait pas de solvants,  cette peinture contenait quand même des substances dangereuses.

 

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à notre triton puisque, après une rapide recherche sur Google, je me suis aperçue qu'il s'agissait d'un bébé triton et qu'il faisait partie de l'espèce des salamandres. Je l'ai délicatement déposé sur une grosse feuille pour le photographier. Malheureusement je n'ai pas redressé une de ses pattes, sinon on aurait pu croire qu'il était vivant.

 

Un triton dans le lavabo

Je me suis sentie un peu coupable de sa mort. Depuis je ne fais plus tremper mes pinceaux à l'extérieur.

 

Si vous voulez en savoir plus sur le tritons vous pouvez consulter ce site.

Publié dans AMPHIBIENS, TRITON

Partager cet article

Repost 0

Les xylocopes sont de retour sur le balcon

Publié le par Françoise Andersen

J'ai vu aujourd'hui la première abeille perce-bois de l'année sur le balcon, alors je publlie à nouveau cet article déjà paru l'an dernier.

 

Je viens de faire une découverte qui m'a effrayée. Les gros insectes inoffensifs que j'appelais "Xylocopes" s'appellent aussi "abeilles charpentières" et sont dangereux pour les charpentes en bois. On les appelle aussi d'ailleurs "abeilles perce-bois"

 

Les xylocopes sont de retour sur le balcon

La couleur des ailes peut varier. Il y en a avec des ailes marron, mais celles que je vois le plus souvent ont des ailes violettes.

Les xylocopes sont de retour sur le balcon

 

La première fois que j'en ai vu une, j'ai eu peur. Elles sont en effet assez impressionnantes: elles font 3 cm de long et 5 cm d'envergure. Leur vol est très rapide et leur vrombissement très puissant. Mais seules les femelles ont un dard et elles ne sont pas du tout agressives. Ces bestioles ont plutôt l'air d'avoir très peur de moi et j'ai beaucoup de mal à m'approcher d'elles pour faire des macros.

 

>>Ses robustes mandibules lui permettent de construire son nid, qui se compose de plusieurs galeries parallèles débouchant sur une ouverture unique. (...)  Cet insecte prend soin de fermer l'entrée du nid par une petite boule qui ressemble à du coton. Ils représentent un risque pour les charpentes. On repère les nids par la présence de petits tas de copeaux au sol à l'aplomb des nids. <<     Source WIKIPEDIA

 
 

 

J'étais contente d'avoir importé, bien involontairement, de jolis scarabées verts dans mon jardin danois, mais il n'est pas question que j'importe des monstres qui risquent de bouffer notre jolie maison.

 

Heureusement ces abeilles charpentières semblent se désintéresser complètement de mes géraniums. J'espère donc pouvoir les apporter au Danemark, comme les autres années, sans risquer d'introduire, comme je l'ai fait involontairement avec les scarabées, des immigrés clandestins.

 

Publié dans INSECTES, XYLOCOPE

Partager cet article

Repost 0

Ils s'aiment ...

Publié le par Françoise Andersen

 

Un jour, lors de notre promenade quotidienne sur la digue,  j'ai été témoin d'une scène vraiment touchante. Deux jeunes amoureux échangeaient devant nous, sans la moindre pudeur, un baiser tendre et maladroit. J'ai bien sûr tout de suite sorti mon appareil et cela ne les a pas gênés que je joue les paparazzis. Je me suis dit: "Ils s'aiment" et j'ai eu immédiatement dans la tête la chanson d'un Québécois dont je ne me rappelle plus le nom et que vous pouvez écouter ici

 

Mais j'oubliais de vous montrer ma photo. On pourrait dessiner un coeur entre leurs têtes.

Ils s'aiment ...

 

Je vous ai bien eus :)) Vous ne pensiez pas qu'il s'agissait d'amours chevalines !

Publié dans CHEVAUX

Partager cet article

Repost 0

Le bouquetin orphelin - Nouvelle histoire

Publié le par Françoise Andersen

 

Il y a une dizaine d'années, par un bel après-midi d'automne, nous avions décidé d’aller pique-niquer au Pic des Mémises, d’où l’on a une vue magnifique sur le lac Léman. On l'aperçoit déjà peu après le Col de Creusaz, avant de monter jusqu'en haut. 

 

Vous vous imaginez peut-être les Andersen, armés de piolets, gravissant la paroi rocheuse verticale.

 

Le bouquetin orphelin    -   Nouvelle histoire
Le bouquetin orphelin    -   Nouvelle histoire

Mais si vous regardez bien la photo suivante, vous verrez qu'on peut accéder au sommet en empruntant, à partir du col. un petit sentier qui contourne le massif des Mémises. Une fois presque en haut, on prend à gauche. Ce n'est pas si raide que la photo peut le laisser croire.

Après avoir longé les crêtes, nous nous sommes installés sur les rochers au point culminant (1686 m) où nous avons dégusté notre pique-nique en admirant, d’un côté, le lac et la rive suisse, et de l’autre, les Alpes françaises avec, tout au fond, le massif du Mont-Blanc.

Le bouquetin orphelin    -   Nouvelle histoire

Un peu plus loin, un groupe de touristes anglais étaient en train de manger. Et ce que j’ai d’abord pris pour une chèvre leur mendiait de la nourriture. Pas craintive du tout, elle venait carrément manger dans leur main. Voulant probablement varier son menu, elle s’est approchée de nous, espérant sans doute que nous avions quelque chose de bon dans notre sac. C’est alors que je me suis aperçue qu’il ne s’agissait pas d’une chèvre. Elle avait des cornes recourbées et annelées. Je n’avais jamais ça.

 

L'animal s’est d’abord mis à me renifler les mains. Celles-ci devaient conserver l’odeur du pique-nique. Il a ensuite essayé de fourrer son nez dans notre sac, mais il n’y avait plus la moindre miette de nourriture. Il a paru très fâché et j’ai craint un moment qu’il se mette à me donner un grand coup de cornes qui m’aurait envoyée en bas de la montagne. Mais il n’était pas du tout belliqueux. Il s’est contenté de prendre un air déçu. Et il est parti dignement, après m’avoir lancé un regard méprisant.

Le bouquetin orphelin    -   Nouvelle histoire

 

Aussitôt rentrée à la maison, j’ai ouvert mon dictionnaire pour essayer de voir quel étrange animal nous avions rencontré. Je l’ai trouvé presque immédiatement : il s’agissait d’un bouquetin. Seulement le bouquetin est un animal sauvage alors que celui qui faisait la manche au Pic des Mémises n'était guère farouche. Le mystère restait donc entier.

 

Mon voisin va souvent en randonnée en montagne, et il connaît bien tous les animaux de la région. Quand je lui ai dit que j’avais sûrement vu un bouquetin, il est parti d’un grand rire. D’après lui, ces animaux étaient rares, et en plus très sauvages. Donc d'après lui j’avais vu UNE CHÈVRE, point final J’étais très vexée, mais il n’en démordait pas et souriait ironiquement devant l’ignorance de cette pauvre citadine qui ne faisait sûrement pas non plus la différence entre un canard et une oie !

 

Mais quelques mois plus tard, j’ai rencontré des montagnards lors d’une randonnée. La conversation s’est engagée et je leur ai parlé de mon bouquetin. C’est inouï le nombre de rencontres intéressantes que je fais lors de nos randonnées. Je croyais que, comme mon voisin, ils allaient se moquer de moi, mais à ma grande surprise, ils m’ont raconté l’histoire de ce bouquetin. Il s’était retrouvé orphelin et un troupeau de chèvres sauvages l’avait adopté et nourri. Depuis, il vivait avec ce troupeau, dont il était devenu le chef. Bizarrement, les chèvres étaient sauvages et s’enfuyaient à l’approche des promeneurs, alors que lui s’était peu à peu apprivoisé au contact des randonneurs et de leurs casse-croûtes appétissants. Cette histoire m’a ensuite été confirmée par plusieurs habitants de la région.

 

J'ai trouvé sur Internet une vidéo qui montre un bouquetin avec des cornes anormalement longues, qu'il utilise d'une manière originale. Cela m'a amusée alors je vous en fais profiter.

 

Publié dans CERVIDÉS

Partager cet article

Repost 0

Combat de faisans

Publié le par Françoise Andersen

Presque tous les jours, l'été,  des faisans traversent notre jardin danois. Parfois il s'y arrêtent un moment pour picorer les graines qui sont tombées sous la mangeoire des oiseaux. Ils ont l'air bêtes et prétentieux, mais ils sont très décoratifs . Je trouve qu'ils donnent à la pelouse un aspect "grand standing". 

 

Combat de faisans

Une année un vieux mâle encore vert faisait la loi dans le jardin et le considérait comme SON territoire, qu'il défendait jalousement. Dès qu'un jeune mâle s'approchait pour venir manger à côté de lui, il se mettait à l'enguirlander. Je ne connais pas le langage faisan, mais on sentait bien qu'il lui disait quelque chose dans le genre: "Casse-toi ou ça va chauffer". Parfois le jeune prenait peur et se sauvait, mais il arrivait qu'un jeune mâle plus téméraire lui tienne tête. Alors on aurait dit que le vieux lui disait: "Viens te battre si tu es un homme". Il se dirigeait alors toujours vers l'endroit où j'ai pris la photo (jamais ailleurs) et bizarrement le jeune le suivait.

Combat de faisans

Arrivés à une vingtaine de mètres de la mangeoire, à l'endroit choisi par le vieux -  à gauche sur la photo - ils se faisaient face et  commençaient à se voler dans les plumes. Le jeune, moins costaud, battait en général vite en retraite.

 

Je n'ai pas le temps aujourd'hui, mais j'ai beaucoup de choses à vous raconter à propos de ces faisans et je continuerai un autre jour

Publié dans FAISAN

Partager cet article

Repost 0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>