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L'écureuil polisson

Publié le par Françoise Andersen

Il y a quelques jours, je m'étais acheté une jolie plante appelée "fleur de porcelaine", en tout cas si j'en crois ce qui est marqué sur le pot. J'ai en effet de gros doutes, après avoir fait une recherche Google. Je ne reconnais pas vraiment  les fleurs parmi les images. Il va fallloir que je consulte à nouveau Annie, ma botaniste préférée.

instantsdevie54.canalblog.com

Ayant ignoré, au supermarché, le rituel "Tu vas la mettre où ?" de mon mari, j'ai trouvé dans la caverne d'Ali Baba qu'est notre atelier/cabane à outils/ dépotoir, une jolie corbeille reçue toute fleurie, l'an dernier, pour mon anniversaire.

L'écureuil polisson

Je me suis félicitée une fois de plus de tout garder. Chez moi, comme chez Lavoisier, « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Chaque chose trouve toujours une nouvelle vie et même souvent plusieurs vies successives. Comme ma mémoire faiblit avec l'âge, j'ai souvent la surprise de retrouver des "trésors" que j'avais oubliés. Pour moi aller dans ce local, c'est comme d'aller dans une brocante. J'y fais souvent d'intéressantes découvertes. Comme quoi même l'âge et la perte de mémoire ont des avantages. Il faut toujours voir le bon côté des choses  :)

Hier j'entends tout à coup un bruit métallique venant de la terrasse, comme si quelqu'un touchait à l'espalier en métal, qui est sur la terrasse. Je sors en ayant juste le temps de voir la queue d'un écureuil qui s'enfuyait.

Sachant qu'il a de la suite dans les idées et qu'il allait sûrement revenir sur cet espalier, je me suis munie de mon appareil photo. Je n'ai même pas attendu une minute derrière la porte-fenêtre avant de le voir grimper jusqu'à la corbeille, dans laquelle il a essayé d'entrer. 

 

L'écureuil polisson

La piètre qualité de l'image n'est pas due à un défaut de mon objectif, mais tout simplement au fait que mes vitres sont tellement sales qu'on voit à peine à travers. Oui j'ai honte, mais que voulez-vous, je ne peux pas être partout à la fois !

Je suis donc sortie pour obtenir des photos plus nettes. Comme je n'étais même pas à un mètre de lui, il a pris peur et s'est dépêché de descendre. 

Je le trouvais idiot de prendre tant de risques pour atteindre cette corbeille, dans laquelle il n'y avait rien de comestible. Mon mari, qui a eu la délicatesse de ne pas me dire que le plus idiot des deux n'était pas celui qu'on pensait, m'a fait remarquer que cette corbeille ressemblait à un nid. Ce pilleur de nids s'était donc sûrement dit qu'il allait pouvoir se régaler de quelques oeufs succulents.

L'écureuil polisson

Il est allé sur la marche du chalet de jardin, se laissant aimablement photographier. On sentait qu'il était à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent.

Pour celles et ceux qui se demandent quel est ce bel oiseau au premier plan, je précise que c'est une sculpture métallique sur laquelle les petits oiseaux aiment venir se percher ... et éventuellement faire caca.

L'écureuil polisson
L'écureuil polisson

Cet écureuil qui n'a peur de rien (en tout cas pas de moi) s'est ensuite précipité vers une mangeoire théoriquement réservée aux petits oiseaux et il s'y est empiffré sous mes yeux, sans le moindre scrupule.

 

L'écureuil polissonL'écureuil polisson
L'écureuil polisson

La prochaine fois je vous parlerai à nouveau de Birdie, qui a commencé à donner des cours de phonétique aux autres merles du lotissement.

Publié dans ÉCUREUILS

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Notre nouveau locataire, M. Le pic

Publié le par Françoise Andersen

Peu après notre arrivée, j'avais acheté une demie noix de coco remplie d'un mélange de graisse et de céréales pour mes petits oiseaux. Je l'avais suspendue au support de pergola, que je recouvre l'été, pour nous protéger du soleil. Ce mets de choix avait tout de suite eu beaucoup de succès parmi les mésanges.

Notre nouveau locataire, M. Le pic
Notre nouveau locataire, M. Le pic

Mais tout à coup un drôle de gros oiseau a atterri lourdement en se léchant les babines (c'est une façon de parler), à l'idée de prendre la place de la mésange.

Notre nouveau locataire, M. Le pic

Dans un premier temps, je ne l'ai pas identifié. mais en zoomant, j'ai vu qu'il s'agissait d'un pic épeiche. D'habitude il est craintif et ne s'approche pas aussi près de la maison. Il n'était qu'à environ 2 mètres de la baie vitrée derrière laquelle je le photographiais, mais la gourmandise avait été plus forte que sa timidité et il s'est vite mis à croquer à belles dents dans la graisse. C'est à nouveau une façon de parler. :)

Notre nouveau locataire, M. Le pic
Notre nouveau locataire, M. Le pic

Soit il avait un très gros appétit, soit toute sa famille venait à tour de rôle se ravitailler, mais en tout cas, au bout de quelques heures, la noix de coco était déjà vide.

Notre nouveau locataire, M. Le pic

J'ai donc décidé de n'en acheter que de temps en temps. Mes pensionnaires se contenteraient désormais des graines qui sont dans la grande cage-mangeoire en osier.

Comme s'il avait lu dans mes pensées, le pic épeiche a essayé d'y entrer, mais il était trop gros.

 

Notre nouveau locataire, M. Le picNotre nouveau locataire, M. Le pic

Il en a fait le tour et il a fini par trouver l'endroit où l'écureuil l'avait réaménagée l'an dernier, en supprimant un barreau pour s'y introduire plus facilement. Quelques secondes plus tard ce "pic-assiette" était à l'intérieur. Non ce n'est pas une faute d'orthographe, c'est de l'humour :)

Notre nouveau locataire, M. Le pic

Mais il a fait malheureusement des adeptes. Le lendemain matin, un geai des chênes était en train de s'y empiffrer.

Notre nouveau locataire, M. Le pic

Je me suis alors dit qu'il fallait que je rajoute un barreau pour remplacer celui que l'écureuil avait supprimé. J'ai réussi à réparer la cage, de façon à ce qu'elle soit à nouveau réservée à mes petits oiseaux.

A la rigueur j'aurais bien accepté le pic épeiche parce qu'il est si beau (oui je sais, c'est du délit de faciès vis-à-vis du geai) mais en plus j'ai lu que le geai est un prédateur, qui mange les petits oiseaux,

Je me suis, par la même occasion, aperçue que l'écureuil ne s'était pas seulement débarassé d'un seul barreau l'an dernier, mais de TROIS puisqu'en fait il en manquait 2 dans le trou (les autres sont tous deux par deux) et à côté il en manquait un aussi,

Il a dû faire une cure d'amaigrissement cet hiver, pendant notre séjour à Thonon, parce qu'il peut maintenant entrer dans la cage, bien qu'elle soit réparée. Je sais que c'est un petit chenapan et que, lui aussi, mange les oeufs des oiseaux et éventuellement les oisillons, mais je ferme les yeux sur ces délits, dont je n'ai jamais été témoin, car je le trouve si mignon.

Notre nouveau locataire, M. Le pic

Publié dans OISEAUX

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Le merle "Birdie"

Publié le par Françoise Andersen

C'était il y a 3 semaines environ. Nous venions d'arriver dans notre petite maison de vacances danoise. Confortablement installés sur la terrasse à l'ombre d'un parasol, avec comme fond sonore le chant des oiseaux, nous goûtions la sérénité de ce petit coin de paradis des bords de la Baltique. J'entendais le coucou qui ne devait pas être bien loin et je réfreinais l'envie d'entamer une conversation avec lui, C'est si amusant de crier "coucou, coucou" et de l'entendre "vous répondre". Mais mon rabat-joie de mari n'aime pas que je me fasse remarquer et il a souvent honte de mon incurable puérilité. Pourtant qui pourrait me trouver ridicule ici, dans ce coin perdu, sinon les écureuils et les faisans, à qui c'est vraiment égal que je sois un peu dingue.

Je me contentais donc d'écouter les mélodieux "coucou, coucou" quand mon mari s'est exclamé tout à coup:

>>Il y a un oiseau qui dit "Birdie, birdie"<<.

J'ai écouté, mais j'ai seulement entendu le chant d'un merle perché en haut du grand arbre du voisin. A cause de la sécheresse de l'été dernier, la cîme est morte, mais l'arbre continue à vivre plus bas. Le merle affectionne particulièrement cette cîme sèche et peu esthétique, et je me demande bien pouquoi.

Le merle &quot;Birdie&quot;Le merle &quot;Birdie&quot;

Quelques minutes plus tard, mon mari a recommencé: "Cette fois, tu as entendu :"Birdie, Birdie" ? Mais non, je n'avais rien entendu de particulier, car j'étais encore occupée à écouter le coucou.

Je me suis donc dit que mon mari était resté trop longtemps au soleil ou bien que c'était dû à la chaleur (il faisait 31 à l'ombre ce jour-là) ou bien à l'âge (81 ans). :) Voyant mon air dubitatif et vaguement inquiet, il m'a expliqué: " C'est aléatoire. La plupart du temps il chante, mais parfois il dit "Birdie, birdie".

Nous avons vainement tendu l'oreille tous les deux, mais rien de spécial ne se dégageait du concert que nous offraient tous les oiseaux du voisinage.

Le lendemain j'étais seule dans le jardin avec le merle, qui était pour une fois muet. Tout à coup, pendant que je le regardais, je l'ai vu et entendu nettement dire "Birdie, birdie". Mon mari a été drôlement content que je ne le prenne plus pour un débile ! Je me suis alors rappelé que certains oiseaux, en plus des perroquets et des mainates ont des dons d'imitation. Je suppose qu'un(e) touriste anglophone avait essayé de l'apprivoiser en l'appelant de cette façon (" Birdie" signifie "petit oiseau" en anglais). Nous avons donc baptisé ce merle "Birdie". Maintenant à chaque fois que nous entendons ces mots en même temps, nous échangons un sourire satisfait et complice qui signifie "Moi aussi, j'ai entendu".

Vous avouerez qu'il se passe des choses étranges dans notre petit coin de paradis !

Publié dans OISEAUX

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Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Publié le par Françoise Andersen

Il y a quelques jours, deux hirondelles ont virevolté longuement au-dessus de la terrasse, avant de se sont poser sur la poutre qui la surplombe.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Elles semblaient à la recherche d'un coin propice à la construction d'un nid. Mon mari a bien sûr refusé catégoriquement de leur délivrer un permis de construire, se rappelant l'état de la terrasse des voisins, couverte de fientes, l'été dernier. Mais je lui ai fait remarquer que des amis avait trouvé un remède en fixant une planche sous le nid. Je lui ai dit que nous pourrions nous protéger de la même façon et je me suis faite l'avocate de ces pauvres hirondelles SDF.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Il a donc fini - mais vraiment à contrecoeur et pour me faire plaisir - par accepter qu'elles commencent leur construction. Je pensais bien sûr à toutes les belles photos que j'allais pouvoir prendre et j'imaginais déjà un nid rempli d'oisillons piaillant, le bec grand ouvert. Malheureusement cette histoire n'a pas eu la fin heureuse que j'avais imaginée.

Ces hirondelles n'étaient vraiment pas farouches. A condition que nous nous déplacions avec précaution, notre présence ne les dérangeait guère. Elles nous observaient calmement, de temps en temps, du coin de l'oeil.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Elles semblaient avoir trouvé le coin idéal et l'une d'elles avait commencé la construction.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Ellles étaient très propres. Pas un seul petit caca sur la terrasse. Je me suis même dit qu'elles étaient peut-être constipées. J'ai appréhendé le jour où ce dysfonctionnement intestinal se transformerait peut-être en gastro.
Cela s'est gâté à cause de problèmes sexuels. Le mâle était apparemment tombé amoureux d'une demoiselle qui n'était pas très portée sur la chose. Dès qu'il essayait de grimper sur elle, elle poussait des cris offensés et l'éjectait d'un battement d'ailes, semblant lui dire "Dégage".
Ayant fait de nombreux essais infructueux, il a essayé de la raisonner avec des arguments qui semblaient convaincants. Si, si, je vous assure, grâce à des dons de télépathie très spéciaux, je comprends, entre autres, le langage hirondelle. Il lui disait: "Tu ne crois pas que je vais m'éreinter à faire un nid pour rien. Un nid c'est fait pour pondre et pour couver, mais avant cela, ma belle, faut passer à la casserolle. Tu ne vois pas que c'est un endroit idéal. Le propriétaire nous regarde d'un sale oeil, je te le concède, mais la mamie a très bonne réputation parmi nos congénères. Elle est du genre "sympathisante de la LPO".
Non, non, rien à voir avec la libération de la Palestine, il voulait parler de la Ligue de Protection des Oiseaux.
Mais mettez-vous à la place de cette jeune hirondelle sûrement très romantique. Il se tenait toujours loin d'elle, sur la poutre, ne lui adressant même pas la parole et tout à coup il lui sautait dessus, alors qu'elle aurait sûrement aimé qu'il lui susurre d'abord des mots doux à l'oreille, qu'il lui fasse des papouilles. Mais les préliminaires, il ne connaissait pas, ce malotru !
Cependant lendemain matin, la situation semblait avoir évolué. Monsieur, tout gaillard après des ébats amoureux, s'était vraiment mis au travail. Pendant les pauses, au lieu de lui tourner le dos, comme avant, il se tenait près d'elle, sur la poutre et lui parlait doucement.
Malheureusement même sans être spécialiste en la matière, je pouvais voir qu'il était un bien piètre architecte. L'ouverture qu'il avait prévue était trop petite. D'aiilleurs il s'en est apercu car, le lendemain, il avait supprimé le début du côté droit, qu'il avait commencé la veille, et l'avait reconstruit quelques centimètres plus loin, de façon à agrandir le nid.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Mais c'était quand même du grand n'importe quoi. Je voyais l'affaire mal partie. En plus en séchant cette sorte de ciment s'effritait et tombait. Je crois que c'est parce qu'il faisait trop chaud (32 à l'ombre ce jour-là).
Hier matin quand je me suis levée, il ne restait pratiquement rien du nid. En-dessous il y avait plein de fragments de ciment tout secs.. J'imaginais le désepoir de ces pauvres hirondelles en découvrant les dégâts. En effet quand elles sont arrivées pour reprendre leur travail, elles se sont mises à pousser des cris stridents. Je pensais qu'elles allaient recommencer pratiquement à zéro mais, après une courte discussion, elles ont apparemment pris la décision d' abandonner. Elles se sont envolées et je ne les ai plus revues
En fait c'est très bien comme cela car, d'une part je pense qu'elles auraient fait beaucoup de saletés, et d'autre part cela aurait été pire si le nid s'était cassé plus tard avec des oeufs ou même des oisillons à l'intérieur. Cela est arrivé une année chez des amis. Le nid était tombé et ils avaient été très tristes de trouver un matin, sur leur terrasse, des oeufs cassés et des oisillons morts.
On ne peut pas dire "Tout est bien qui finit bien" mais ç'aurait pu finir encore plus mal, Et puis cela m'a quand même donné matière à une nouvelle histoire vraie. Elle s'est passée en l'espace de quelques jours, la semaine dernière.

Publié dans OISEAUX

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Visite d'un lièvre

Publié le par Françoise Andersen

Je pense que vous vous souvenez du pigeon voyageur qui avait élu domicile dans notre jardin et qui, si je ne faisais pas bien attention de refermer la porte derrière moi, serait bien entré dans la maison. Eh bien maintenant il va falloir que je me méfie du lièvre qui semble vouloir aussi entrer chez nous.

Mon mari était installé devant son ordinateur près de la porte vitrée. J'étais plongée dans un roman policier suédois à l'autre bout de la pièce.  Tout d'un coup il  chuchote très fort : "Le lièvre! Je ne bouge pas". En effet quand je me suis précipitée avec mon appareil, mon mari s'était complètement figé. Je lui ai reproché plusieurs fois âprement d'avoir effrayé un animal, me privant ainsi d'une belle photo, alors maintenant il fait attention. Il ressemblait vraiment à un arrêt sur image, un bras à moitié levé. 

Le lièvre était à environ un mètre de la porte vitrée, immobile, jetant un coup d'oeil intéressé vers l'intérieur. 

Visite d'un lièvre

Il s'est avancé  prudemment vers la porte, mais en semblant avoir la ferme intention d'entrer chez nous et en continuant à nous surveiller du coin de l'oeil.

Visite d'un lièvre

Et puis il s'est enhardi et s'est avancé menaçant avec un air de taureau entrant dans l'arène. J'ai tout de suite senti q'il ne s'agissait pas d'une simple visite de courtoisie. Je me suis rappelé que le pigeon voyageur avait le même air courroucé quand il se plantait devant la porte, furieux que je ne lui aie pas donné à manger.

Visite d'un lièvre

Alors j'ai compris qu'il s'agissait là aussi d'une RÉCLAMATION, qu'il falllait prendre au sérieux. .

Il faut que je vous explique. J'ai semé des cosmos en mai et j'ai eu la chance qu'après un départ difficile dû au mauvais temps, ils soient maintenant en pleine forme. J'en ai même tant qu'un jour je me suis dit que je pouvais prendre le risque d'en sortir un de la terrasse clôturée et de le mettre sur la pelouse, sur le reste d'un tronc d'arbre abattu l'an dernier.

Visite d'un lièvre

Et bien entendu ce qui devait arriver arriva. Dès le lendemain matin, j'ai vu  que sur sur le côté droit, ces fines feuilles appérissantes avaient toutes été dévorées soit par un lièvre soit par un chevreuil. J'ai donc voulu sauver mon cosmos en le remettant sur la terrasse. Je m'imagine la mauvaise surprise qu'a eue le lièvre quand il s'est aperçu que "son" cosmos avait disparu. Pas étonnant donc qu'il soit en colère après moi.

J'ai eu honte de mon manque de générosité et je suis allée illico remettre cette plante sur la pelouse. Elle se régénère apparemment rapidement car là où il avait mordu, des jeunes pousses étaient déjà réapparues.

Sur Facebook, cette visite serait "une invitation à être ami". C'est en tout cas comme cela que je l'ai ressentie et j'ai décidé d'ajouter ce lièvre à la liste de mes amis / "pensionnaires" Bénéficiant désormais de ce statut, le lièvre a eu droit à une grosse carotte bio que j'ai placée au pied de la plante. Le lendemain matin (c'est-à-dire hier) la moitié de la carotte avait été grignotée.

Visite d'un lièvre
Visite d'un lièvre

Je dis "le lièvre" mais en fait, en comparant les photos à celle du lièvre qui était venu renifler mes tagètes, il me vient un doute. Je trouve à ce dernier une allure beaucoup plus virile et un regard macho. Il a le corps d'un athlète, tout en muscle, pas un gramme de graisse. 

Visite d'un lièvre

Alors que l'animal qui est venu réclamer à manger a un regard plein de douceur et une rondeur toute féminine.

Visite d'un lièvre

Je suis allée vérifier sur le Net et en effet je pense que c'est une hase. J'ai donc non pas UN nouveau pensonnaire, mais DEUX. Désormais je couperai les carottes en deux, afin d'éviter les scènes de ménage.

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Le pigeon voyageur (suite)

Publié le par Françoise Andersen

Quatre semaines avaient passé depuis l'arrivée de ce pigeon voyageur en panne de GPS. Son propriétaire ne semblait guère intéressé par un pigeon qui ne pouvait / (voulait ?) pas rentrer chez lui et mon mari supportait de plus en plus mal sa présence et surtout ses déjections.

Pour lire le début de l'histoire, vous pouvez cliquer sur ce lien:

Il restait presque toujours posté sur le toit au-dessus de la porte qui donne sur la terrasse du séjour. C'est là que j'avais commencé à lui donner à manger le premier jour et il ne voulait apparemment pas rater une distribution de nourriture. Parfois je ne le voyais pas mais, dès qu'il entendait la porte s'ouvrir, il arrivait de nulle part, foncant sur moi comme un missile à tête chercheuse

Le pigeon voyageur (suite)

Il avait remarqué que le matin, quand je me levais, je sortais souvent dans le jardin par la porte d'entrée, qui donne sur la facade. Alors il avait trouvé un truc: il m'attendait sur la pelouse, positionné dans le prolongement du coin de la maison, de facon à surveiller en même temps les deux portes. Vous allez avoir du mal à me croire, mais si je sortais par devant et que je lui disais: " Va sur la terrasse, j'arrive", il s'y précipitait, arrivant parfois avant moi, qui devais traverser la maison.

A la fin de son repas, j'avais l'habitude de lui donner, en plus du mélange de graines, ce que j'appelais son "dessert" (des cacahuètes). Alors une fois qu'il avait mangé toutes ses graines préférées il laissait les petites rondes et me regardait droit dans les yeux, l'air de dire; "Il vient, mon dessert ?". Et bête comme je suis, je cédais, me disant que les petits oiseaux viendraient manger le reste.

Mais un jour que ma réserve de cacahuètes était épuisée (et même les noisettes destinées à mon usage personnel) monsieur a refusé de finir son repas. Alors je lui ai dit, comme je l'aurais fait avec un enfant: " Si tu as vraiment faim, tu n'as qu 'à manger les graines qui restent". Et cette fois, je n'ai pas cédé. Il a semblé comprendre et il a fini son assiette, si je puis dire. Alors seulement je lui ai donné quelques cacahuètes.

Mon mari bouillait. Il me disait: "Comment veux-tu qu'il s'en aille alors que tu le gâtes ainsi" . J'avouais qu'il avait raison, mais en fait je trouvais sympa d'avoir un animal de compagnie.

Le pigeon voyageur (suite)

Mais les choses se sont gâtées quand d'autres animaux ont commencé à venir partager son repas. Tant que ce n'était que des moineaux, des merles, des  pigeons, des pinsons, etc.,.cela m'a été égal. Mais un beau jour que vois-je ? (En haut à gauche sur la photo)

Oui, vous avez bien vu: UNE SOURIS. Mignonne comme tout d'ailleurs. On aurait dit "Jerry" du dessin animé "Tom og Jerry".

Le pigeon voyageur (suite)
Le pigeon voyageur (suite)

C'en a été trop pour mon mari qui m'a dit que j'allais attirer des rats et que je devais contacter au plus vite le propriétaire de ce pigeon ou l'association locale de colombophiles de la ville voisine. Autant j'avais de la sympathie pour cette petite souris - même si je me disais que c'était peut-être elle qui avait squatté la maison cet hiver - autant l'idée de voir le jardin envahi par une horde de rats m'a tellement terrorisée que j'ai tout de suite pris le téléphone.

J'ai réussi à joindre le président de l'assocation de colombophiles de la ville voisine qui m'a dit que je n'avais qu'à cesser de le nourrir et que quand il aurait bien faim, il rentrerait chez lui. 

Un long jeûne, qui a été aussi pénible pour lui que pour moi, a commencé. Il venait mendier et je l'avais toujours dans les pattes. Le matin, la faim devait le réveiller vers 5 heures et il marchait de long en large sur le toit, m'empêchant de me rendormir. Et puis, lui qui avait toujours été silencieux, s'était mieux à émettre une sorte de roucoulement, qui me tapait sur les nerfs. C'était un son sourd et répétitif accompagné d'un gonflement menacant du jabot et un mouvement irascible de la tête en arrière, qui commencait à me le rendre antipathique.

Mais souvent au contraire, j'avais pitié de lui. J'avais surtout honte quand il nous regardait nous empiffrer sous ses yeux de l'autre côté de la vitre. Pour pouvoir continuer à manger malgré ma mauvaise conscience, j'étais obligée de baisser les stores vénitiens au grand dam de mon mari qui en avait assez d'être tyrannisé par un pigeon.

Le monsieur m'avait non seulement dit de ne plus lui donner à manger, il m'avait aussi dit de le chasser. Mais ce sacré pigeon s'en fichait de mes mouvements de bras et de mes "Rentre chez toi". Parfois il s'envolait mais c'était comme si j'avais lancé un boomerang. Il revenait toujours vers moi.

Un jour j'ai cru pouvoir le déloger du toit en ouvrant et fermant un grand parapluie sous son nez. Il est resté immobile et incrédule ayant l'air de se dire: "Mais qu'est-ce qu'il lui prend? Elle a complètement pété les plombs, la vieille!"

Alors j'ai essayé de le piéger avec la grande cage-mangeoire. Je me disais qu'il devait avoir très faim à force, qu'il allait y  entrer et que je n'aurais qu'à refermer le couvercle. Il a effectivement été attiré, mais il a mangé les graines en passant son cou à travers les barreaux.

Le pigeon voyageur (suite)

Après avoir pris la précaution de mettre de gros gants de jardinier en cuir, j'ai essayé de l'attraper par derrière, me disant que trop occupé à manger il ne n'apercevrait de rien, mais il avait une trop bonne vision latérale pour se laisser avoir. .

Changeant de tactique, je me suis dit que je pourrais mettre le couvercle sur lui. pendant qu'il marchait tranquillement sur la pelouse. Le spectacle devait valoir son pesant d'or: le pigeon se dandinant tranquillement avec, derrière lui, moi armée de mon couvercle et marchant aussi à petits pas comme un canard. Bref ca a raté.

Alors j'ai eu l'idée d'utiliser le couvercle comme un piège. Je l'ai tenu en biais après avoir mis dessous quelques cacahuètes et j'ai pris mon ton le plus alléchant pour lui dire: "Viens. j'ai des cacahuètes pour toi". Il a réagi tout de suie et est arrivé aussi vite qu'il le pouvait. Le reste a été un jeu d'enfant. J'ai reposé le couvercle. Habitué à être transporté dans des paniers en osier, il n'a pas protesté. J'ai même eu l'impression qu'il en avait assez de sa vie de SDF et qu'il était content d'avoir enfin un toit. Comme le soleil tapait, je suis allée chercher un parasol et j'ai glissé sous le couvercle une coupelle avec de l'eau. J'ai pris aussi la précaution de l'empêcher de s'envoler en mettant un pavé de chaque côté.

Le pigeon voyageur (suite)

J'avais peine à croire que j'avais réussi. Heureusement un petit bout de queue qui dépassait me prouvait qu'il était bien à l'intérieur.

Le pigeon voyageur (suite)

J'ai immédiatement téléphoné au président de l'association colombophile de la ville voisine, car il m'avait dit qu'il viendrait le chercher, si je réussissais à l'attraper. Il a tenu parole et, une demi-heure plus tard, le pigeon, qui avait l'air satisfait de la situation, se trouvait dans ses mains, au grand soulagement de mon mari.

Le pigeon voyageur (suite)

J'ai aussi  téléphoné au propriétaire pour le mettre au courant. Il a été très content car il devait y avoir une nouvelle course quelques jours plus tard et ses pigeons allaient partir pour l'Allemagne en camion.

Mon mari, qui est plutôt du genre pessimiste m'a dit: "Tu as sûrement fait tout cela pour rien, car je pense qu'il va faire une nouvelle escale ici au retour". J'ai alors téléphoné à nouveau au propriétaire en lui faisant part des appréhensions de mon mari. Il a reconnu: "Je pense qu'il a raison. Je ne l'enverrai pas en Allemagne. La prochaine fois je l'enverrai en Suède". Mais est-ce que cette précaution suffira ? A vol d'oiseau, la Suède n'est pas si loin ....

 

FIN                 (enfin j'espère...)

Publié dans OISEAUX

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Le pigeon voyageur qui ne voulait pas rentrer chez lui

Publié le par Françoise Andersen

Il y a bientôt deux semaines, j'ai remarqué  sur la pelouse, un pigeon qui ne ressemblait pas à ceux qui viennent d'habitude dans le jardin. 

Le pigeon voyageur qui ne voulait pas rentrer chez lui

Quand je suis sortie pour le voir de plus près, j'ai remarqué qu'il était bagué et que c'était donc sûrement un pigeon voyageur. J'ai essayé de voir ce qu'il y avait marqué, mais il y avait beaucoup de chiffres et je n'ai pas pu tout voir. Comme je savais qu'on pouvait permettre au propriétaire de récupérer son oiseau si on avait tous ces chiffres, j'ai pris plusieurs photos avec le zoom et sous plusieurs angles. A force de persévérance, j'ai fini par avoir tous les renseignements. Il s'agissait du pigeon DAN 100-2013-0247. C'était bien trop long, alors je lui ai donné un diminutif "47".

Le pigeon voyageur qui ne voulait pas rentrer chez lui

Je me suis dit que son "GPS" était sûrement en panne et comme je voulais l'aider à retrouver son maître, j'ai téléphoné à l'association de colombophiles danois dont j'avais trouvé le numéro sur le Net. Je suis malheureusement tombée sur un répondeur. Le 5 juin est férié au Danemark. C'est "le jour de la Constitution". Comme ca tombait cette année un vendredi, les bureaux n'ouvraient à nouveau que le lundi. Il m'a donc fallu attendre quelques jours avant de pouvoir contacter son maître et de le rassurer.

En attendant j'ai continué à donner à boire et à manger à "47" . Une fois repu il s'installait sur le toit de la maison. ou bien sur une poutre au-dessus de la terrasse Je m'attendais à tout moment qu'une fois reposé il reprenne sa course et retrouve son colombier. Je savais qu'il était danois puisque le code DAN signifie Danemark, mais il pouvait venir de n'importe quelle partie du Danemark. J'ai fait des recherches sur Internet et j'ai appris qu'un pigeon voyageur peut faire jusqu'à 800 km en une seule journée. Pas étonnant que "47" ait l'air un peu fatigué.

Le lundi matin j'ai tout de suite téléphoné à l'association et en donnant ses références j'ai appris que son propriétaire habitait à une centaine de km de chez nous. Je lui ai immédiatement téléphoné. Il m'a dit que ce pigeon avait participé à une course dont le point de départ était le Sud de l'Allemagne. Tous ses pigeons étaient rentrés, sauf lui. Il m'a appris que cela arrivait qu'un pigeon ait besoin de se reposer pendant quelques jours. Il m'a assuré que quand il serait assez en forme il repartirait. C'était juste une question de jours. S'il ne rentrait pas, il viendrait le chercher.

Mais cela fait maintenant une dizaine de jours qu'il est là et qu'il s'incruste. Quand je sors sur la terrasse avec les graines, il se précipite vers moi comme une poule qui va chercher sa pitance auprès de la fermière. Et son maître semble se désintéresser de lui. Un pigeon voyageur avec un GPS en panne n'a sans doute plus d'intérêt pour lui.

Au début mon mari a trouvé comme moi que c'était amusant et il a supporté la présence de ce pigeon SDF pensant que c'était juste une question de jours, Mais il a fini par être agacé par les saletés qu'il faisait sur la terrasse. Un jour j'ai même eu la malchance de me trouver sous lui et il m'a fait caca dessus.

Mon mari m'a dit: "Si tu arrêtes de le nourrir, il s'en ira". J'ai tenu bon toute la journée.Il venait mendier devant la porte-fenêtre. Il montait même la marche et si j'avais ouvert, je suis sure qu'il se serait engouffré dans la pièce. Il avait l'air très en colère. Il faisait des mouvements verticaux avec sa tête et son cou en me lancant des regards furibonds. Il grattait la terre avec son bec comme pour me dire: "Tu vois à quoi j'en suis réduit".

Mon mari me disait: "Tiens bon, il va partir". Mais le soir est venu et il s'est mis à pleuvoir des cordes. Il est resté toute la nuit sur une poutre au-dessus de la terrasse dégoulinant d'eau, alors qu'il aurait très bien pu se mettre à l'abri sous un buisson. J'avais l'impression que c'était pour m'embêter ! Et son regard me poursuivait. J'ai repensé à ces vers de Victor Hugo: "L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn". Je vous assure qu'il me donnait mauvaise conscience. J'avais l'impression que St-Exupéry me soufflait à l'oreille "Tu es responsable de ton pigeon". C'est vrai qu'au début j'avais esssayé de l'apprivoiser.

Le lendemain il n'était plus là. Mon mari a triomphé: "Tu vois que j'avais raison. Le monsieur va sûrement te téléphoner bientôt pour te dire, comme il te l'a promis, qu'il est arrivé ". Je me sentais à la fois débarrassée et un peu triste, car je m'étais quand même attachée un peu à lui.

Mais le bonheur de mon mari a été de courte durée. "47" s'était simplement perché ailleurs et il a atterri à nouveau à mes pieds en levant un regard implorant vers moi. Enfin c'est ce que je me suis imaginé, car dans son regard il n'y a pas la moindre lueur d'intelligence.

Puisque cela n'avait servi à rien de le laisser sans nourriture pendant 48 heures, je n'ai pas voulu qu'il meure de faim et j'ai recommencé à le nourrir. Il a l'air attaché à moi, mais je ne me fais pas d'illusions: je suis juste pour lui un distributeur de graines. En fait rien ne nous lie à part le fait qu'il a besoin de moi. Mais comme le dit Émile Ajar alias Romain Gary: "On a toujours besoin de quelqu'un qui a besoin de vous"

Le pigeon voyageur qui ne voulait pas rentrer chez lui

Publié dans OISEAUX

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Le héron couvée 2015 SUITE L'union fait la force

Publié le par Françoise Andersen

J'ai du mal à croire le calendrier qui me dit que nous ne sommes qu'à la fin avril, car que le temps est vraiment estival. Ne désespérant pas de faire de meilleures photos de "mon" héron du parc d'Amphion, j'ai donc entrepris hier un nouveau safari-photo.

On se serait vraiment cru en été en arrivant sur la plage. Il y avait même quelques gamins grelottant sous des serviettes-éponges, qui avaient apparemment eu le courage d'aller se baigner dans l'eau du lac, qui devait être vraiment glaciale.

Le héron couvée 2015    SUITE   L'union fait la force

Quand je suis arrivée plus loin, près du grand arbre où loge "mon héron" au calme, j'ai tout de suite remarqué qu'un oiseau de proie tournoyait à nouveau autour de l'arbre. J'ai braqué mon appareil sur la cime, sans grande conviction, car je me disais que ce héron avait dû fuir comme la dernière fois, à cause du rapace. A ma grande surprise, je l'ai trouvé qui était tranquillement, soit en train de s'arranger les plumes, soit en train de nourrir des petits qui seraient déjà nés. Mais cela me semble un peu tôt car, il a l'habitude de couver en avril. 

Le héron couvée 2015    SUITE   L'union fait la force

Il semblait, contrairement à la dernière fois, indifférent à la présence du rapace.

J'ai compris la cause de ce courage soudain, quand je me suis aperçue qu'il avait maintenant un voisin: un autre héron dont le nid n'était pas très loin du sien. On aperçoit sa tête blanche à gauche.

Le héron couvée 2015    SUITE   L'union fait la force

J'ai envié leur bonne entente, en la comparant à l'atmosphère qui règne dans notre petite copropriété. Décidément les animaux valent mieux que les humains !

Quand le rapace s'est rapproché, les deux hérons ont protesté en poussant des croassements très intimidants et en claquant du bec dans sa direction. Leur ennemi commun s'est enfui illico. Il n'ose apparemment pas attaquer deux nids à la fois.

Cela prouve une nouvelle fois que l'union fait la force.

 

Publié dans OISEAUX, HÉRON

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Le héron d'Amphion, couvée 2015

Publié le par Françoise Andersen

Il y a un an, j'avais eu la chance de photographier un héron dans son nid au sommet d'un des grands arbres du parc de la plage d'Amphion-les-Bains.

Nous sommes retournés à Amphion la semaine dernière et le héron était dans nid, à la même place que l'an dernier.

Le héron d'Amphion, couvée 2015

Mais j'avais juste eu le temps d'apercevoir sa tête, et il s'était vite caché. J'en ai compris la raison en voyant un rapace tournoyer au-dessus de l'arbre.

Comme j'étais frustrée de n'avoir pu faire les belles photos que j'espérais, nous y sommes retournés hier.

Le héron d'Amphion, couvée 2015

J'ai eu beau scruter la cîme des arbres, pas de trace de héron. En revanche plusieurs rapaces tournoyaient dans le ciel. Quand ils se sont éloignés, j'ai vu le héron arriver, mais il a eu une conduite étrange. Il tournoyait autour de "son" arbre, mais sans se poser.

Le héron d'Amphion, couvée 2015

J'avais l'impression qu'il avait peur d'indiquer aux rapaces où se trouvait son nid. Il a fini par s'éloigner de l'arbre en direction du lac.

Je pensais que c'était la fin de ce safari photo infructueux mais, alors que nous nous promenions ensuite le long du lac, je l'ai vu qui montait la garde au bout de la jetée d'un petit port privé. J'ai pu alors lui tirer le portrait à ma guise

Le héron d'Amphion, couvée 2015
Le héron d'Amphion, couvée 2015

C'est amusant de voir comme il change d'allure suivant qu'il sort son cou ou le rentre.

Malheureusement l'arrivée de deux kajaks a interrompu la séance photo. Le héron s'est envolé et je ne l'ai plus revu.

Le héron d'Amphion, couvée 2015

J'espère que j'aurai plus de chance la prochaine fois. Normalement il couve en avril pendant environ 3 semaines et ensuite il nourrit ses petits, donc il y a encore de belles photos en perspective. A condition que le nid ne soit pas attaqué entre temps par de méchants rapaces.

 

A suivre...

Publié dans OISEAUX, HÉRON

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Le chien handicapé

Publié le par Françoise Andersen

Nous étions allés nous promener dans le parc de la plage d'Amphion pour essayer de photographier un héron dans son nid en haut d'un grand arbre, quand j'ai cru tout à coup voir un loup au bord du lac. Il avait des yeux clairs et son pelage ressemblait plus à celui d'un loup qu'à celui d'un berger allemand.

Le chien handicapé

De retour à la maison, j'ai cherché des images de loup sur Internet et avouez que la ressemblance est frappante.

Loup

Loup

Peut-être s'agissait-il d'un croisement entre un chien et un loup ? Cela m'a fait penser à l'histoire du "loup-chien".

A part le fait qu'il ressemblait à un loup, je n'avais rien remarqué d'anormal. Il était assis sur la pelouse devant le lac et semblait très intéressé par ce qui se passait dans une barque de pêcheurs.

 

J'ai donc moi-même porté mon regard sur cette barque. Elle était immobile et il m'a semblé qu'au lieu de pêcher, ses occupants étaient occupés à s'embrasser. Comme j'ai toujours trop d'imagination je me suis imaginé une liaison extra-conjugale dans un lieu original. Peut-être qu'il s'agissait plus de "pécheurs" que de "pêcheurs". Comme quoi un accent peut parfois faire toute la différence ! Peut-être qu'en cliquant pour agrandir la photo vous me donnerez raison ?

Le chien handicapé

J'en étais là de mes réflexions quand la propriétaire du chien a avancé une sorte de petite charrette. Elle a harnaché le chien qui a eu du mal à se mettre sur ses pattes. C'est seulement à ce moment que j'ai vu que la pauvre bête avait tout l'arrière-train paralysé et que ses jambes arrière pendaient lamentablement. Mais il semblait quand même heureux et il est parti tout guilleret se promener le long du lac. Il a de la chance d'avoir une maîtresse qui lui permette de bien vivre son handicap.

Le chien handicapé

Publié dans CHIENS

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