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Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Publié le par Françoise Andersen

Il y a quelques jours, deux hirondelles ont virevolté longuement au-dessus de la terrasse, avant de se sont poser sur la poutre qui la surplombe.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Elles semblaient à la recherche d'un coin propice à la construction d'un nid. Mon mari a bien sûr refusé catégoriquement de leur délivrer un permis de construire, se rappelant l'état de la terrasse des voisins, couverte de fientes, l'été dernier. Mais je lui ai fait remarquer que des amis avait trouvé un remède en fixant une planche sous le nid. Je lui ai dit que nous pourrions nous protéger de la même façon et je me suis faite l'avocate de ces pauvres hirondelles SDF.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Il a donc fini - mais vraiment à contrecoeur et pour me faire plaisir - par accepter qu'elles commencent leur construction. Je pensais bien sûr à toutes les belles photos que j'allais pouvoir prendre et j'imaginais déjà un nid rempli d'oisillons piaillant, le bec grand ouvert. Malheureusement cette histoire n'a pas eu la fin heureuse que j'avais imaginée.

Ces hirondelles n'étaient vraiment pas farouches. A condition que nous nous déplacions avec précaution, notre présence ne les dérangeait guère. Elles nous observaient calmement, de temps en temps, du coin de l'oeil.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Elles semblaient avoir trouvé le coin idéal et l'une d'elles avait commencé la construction.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Ellles étaient très propres. Pas un seul petit caca sur la terrasse. Je me suis même dit qu'elles étaient peut-être constipées. J'ai appréhendé le jour où ce dysfonctionnement intestinal se transformerait peut-être en gastro.
Cela s'est gâté à cause de problèmes sexuels. Le mâle était apparemment tombé amoureux d'une demoiselle qui n'était pas très portée sur la chose. Dès qu'il essayait de grimper sur elle, elle poussait des cris offensés et l'éjectait d'un battement d'ailes, semblant lui dire "Dégage".
Ayant fait de nombreux essais infructueux, il a essayé de la raisonner avec des arguments qui semblaient convaincants. Si, si, je vous assure, grâce à des dons de télépathie très spéciaux, je comprends, entre autres, le langage hirondelle. Il lui disait: "Tu ne crois pas que je vais m'éreinter à faire un nid pour rien. Un nid c'est fait pour pondre et pour couver, mais avant cela, ma belle, faut passer à la casserolle. Tu ne vois pas que c'est un endroit idéal. Le propriétaire nous regarde d'un sale oeil, je te le concède, mais la mamie a très bonne réputation parmi nos congénères. Elle est du genre "sympathisante de la LPO".
Non, non, rien à voir avec la libération de la Palestine, il voulait parler de la Ligue de Protection des Oiseaux.
Mais mettez-vous à la place de cette jeune hirondelle sûrement très romantique. Il se tenait toujours loin d'elle, sur la poutre, ne lui adressant même pas la parole et tout à coup il lui sautait dessus, alors qu'elle aurait sûrement aimé qu'il lui susurre d'abord des mots doux à l'oreille, qu'il lui fasse des papouilles. Mais les préliminaires, il ne connaissait pas, ce malotru !
Cependant lendemain matin, la situation semblait avoir évolué. Monsieur, tout gaillard après des ébats amoureux, s'était vraiment mis au travail. Pendant les pauses, au lieu de lui tourner le dos, comme avant, il se tenait près d'elle, sur la poutre et lui parlait doucement.
Malheureusement même sans être spécialiste en la matière, je pouvais voir qu'il était un bien piètre architecte. L'ouverture qu'il avait prévue était trop petite. D'aiilleurs il s'en est apercu car, le lendemain, il avait supprimé le début du côté droit, qu'il avait commencé la veille, et l'avait reconstruit quelques centimètres plus loin, de façon à agrandir le nid.

Le triste destin d'un nid d'hirondelles sur la terrasse

Mais c'était quand même du grand n'importe quoi. Je voyais l'affaire mal partie. En plus en séchant cette sorte de ciment s'effritait et tombait. Je crois que c'est parce qu'il faisait trop chaud (32 à l'ombre ce jour-là).
Hier matin quand je me suis levée, il ne restait pratiquement rien du nid. En-dessous il y avait plein de fragments de ciment tout secs.. J'imaginais le désepoir de ces pauvres hirondelles en découvrant les dégâts. En effet quand elles sont arrivées pour reprendre leur travail, elles se sont mises à pousser des cris stridents. Je pensais qu'elles allaient recommencer pratiquement à zéro mais, après une courte discussion, elles ont apparemment pris la décision d' abandonner. Elles se sont envolées et je ne les ai plus revues
En fait c'est très bien comme cela car, d'une part je pense qu'elles auraient fait beaucoup de saletés, et d'autre part cela aurait été pire si le nid s'était cassé plus tard avec des oeufs ou même des oisillons à l'intérieur. Cela est arrivé une année chez des amis. Le nid était tombé et ils avaient été très tristes de trouver un matin, sur leur terrasse, des oeufs cassés et des oisillons morts.
On ne peut pas dire "Tout est bien qui finit bien" mais ç'aurait pu finir encore plus mal, Et puis cela m'a quand même donné matière à une nouvelle histoire vraie. Elle s'est passée en l'espace de quelques jours, la semaine dernière.

Publié dans OISEAUX

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Visite d'un lièvre

Publié le par Françoise Andersen

Je pense que vous vous souvenez du pigeon voyageur qui avait élu domicile dans notre jardin et qui, si je ne faisais pas bien attention de refermer la porte derrière moi, serait bien entré dans la maison. Eh bien maintenant il va falloir que je me méfie du lièvre qui semble vouloir aussi entrer chez nous.

Mon mari était installé devant son ordinateur près de la porte vitrée. J'étais plongée dans un roman policier suédois à l'autre bout de la pièce.  Tout d'un coup il  chuchote très fort : "Le lièvre! Je ne bouge pas". En effet quand je me suis précipitée avec mon appareil, mon mari s'était complètement figé. Je lui ai reproché plusieurs fois âprement d'avoir effrayé un animal, me privant ainsi d'une belle photo, alors maintenant il fait attention. Il ressemblait vraiment à un arrêt sur image, un bras à moitié levé. 

Le lièvre était à environ un mètre de la porte vitrée, immobile, jetant un coup d'oeil intéressé vers l'intérieur. 

Visite d'un lièvre

Il s'est avancé  prudemment vers la porte, mais en semblant avoir la ferme intention d'entrer chez nous et en continuant à nous surveiller du coin de l'oeil.

Visite d'un lièvre

Et puis il s'est enhardi et s'est avancé menaçant avec un air de taureau entrant dans l'arène. J'ai tout de suite senti q'il ne s'agissait pas d'une simple visite de courtoisie. Je me suis rappelé que le pigeon voyageur avait le même air courroucé quand il se plantait devant la porte, furieux que je ne lui aie pas donné à manger.

Visite d'un lièvre

Alors j'ai compris qu'il s'agissait là aussi d'une RÉCLAMATION, qu'il falllait prendre au sérieux. .

Il faut que je vous explique. J'ai semé des cosmos en mai et j'ai eu la chance qu'après un départ difficile dû au mauvais temps, ils soient maintenant en pleine forme. J'en ai même tant qu'un jour je me suis dit que je pouvais prendre le risque d'en sortir un de la terrasse clôturée et de le mettre sur la pelouse, sur le reste d'un tronc d'arbre abattu l'an dernier.

Visite d'un lièvre

Et bien entendu ce qui devait arriver arriva. Dès le lendemain matin, j'ai vu  que sur sur le côté droit, ces fines feuilles appérissantes avaient toutes été dévorées soit par un lièvre soit par un chevreuil. J'ai donc voulu sauver mon cosmos en le remettant sur la terrasse. Je m'imagine la mauvaise surprise qu'a eue le lièvre quand il s'est aperçu que "son" cosmos avait disparu. Pas étonnant donc qu'il soit en colère après moi.

J'ai eu honte de mon manque de générosité et je suis allée illico remettre cette plante sur la pelouse. Elle se régénère apparemment rapidement car là où il avait mordu, des jeunes pousses étaient déjà réapparues.

Sur Facebook, cette visite serait "une invitation à être ami". C'est en tout cas comme cela que je l'ai ressentie et j'ai décidé d'ajouter ce lièvre à la liste de mes amis / "pensionnaires" Bénéficiant désormais de ce statut, le lièvre a eu droit à une grosse carotte bio que j'ai placée au pied de la plante. Le lendemain matin (c'est-à-dire hier) la moitié de la carotte avait été grignotée.

Visite d'un lièvre
Visite d'un lièvre

Je dis "le lièvre" mais en fait, en comparant les photos à celle du lièvre qui était venu renifler mes tagètes, il me vient un doute. Je trouve à ce dernier une allure beaucoup plus virile et un regard macho. Il a le corps d'un athlète, tout en muscle, pas un gramme de graisse. 

Visite d'un lièvre

Alors que l'animal qui est venu réclamer à manger a un regard plein de douceur et une rondeur toute féminine.

Visite d'un lièvre

Je suis allée vérifier sur le Net et en effet je pense que c'est une hase. J'ai donc non pas UN nouveau pensonnaire, mais DEUX. Désormais je couperai les carottes en deux, afin d'éviter les scènes de ménage.

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Le pigeon voyageur (suite)

Publié le par Françoise Andersen

Quatre semaines avaient passé depuis l'arrivée de ce pigeon voyageur en panne de GPS. Son propriétaire ne semblait guère intéressé par un pigeon qui ne pouvait / (voulait ?) pas rentrer chez lui et mon mari supportait de plus en plus mal sa présence et surtout ses déjections.

Pour lire le début de l'histoire, vous pouvez cliquer sur ce lien:

Il restait presque toujours posté sur le toit au-dessus de la porte qui donne sur la terrasse du séjour. C'est là que j'avais commencé à lui donner à manger le premier jour et il ne voulait apparemment pas rater une distribution de nourriture. Parfois je ne le voyais pas mais, dès qu'il entendait la porte s'ouvrir, il arrivait de nulle part, foncant sur moi comme un missile à tête chercheuse

Le pigeon voyageur (suite)

Il avait remarqué que le matin, quand je me levais, je sortais souvent dans le jardin par la porte d'entrée, qui donne sur la facade. Alors il avait trouvé un truc: il m'attendait sur la pelouse, positionné dans le prolongement du coin de la maison, de facon à surveiller en même temps les deux portes. Vous allez avoir du mal à me croire, mais si je sortais par devant et que je lui disais: " Va sur la terrasse, j'arrive", il s'y précipitait, arrivant parfois avant moi, qui devais traverser la maison.

A la fin de son repas, j'avais l'habitude de lui donner, en plus du mélange de graines, ce que j'appelais son "dessert" (des cacahuètes). Alors une fois qu'il avait mangé toutes ses graines préférées il laissait les petites rondes et me regardait droit dans les yeux, l'air de dire; "Il vient, mon dessert ?". Et bête comme je suis, je cédais, me disant que les petits oiseaux viendraient manger le reste.

Mais un jour que ma réserve de cacahuètes était épuisée (et même les noisettes destinées à mon usage personnel) monsieur a refusé de finir son repas. Alors je lui ai dit, comme je l'aurais fait avec un enfant: " Si tu as vraiment faim, tu n'as qu 'à manger les graines qui restent". Et cette fois, je n'ai pas cédé. Il a semblé comprendre et il a fini son assiette, si je puis dire. Alors seulement je lui ai donné quelques cacahuètes.

Mon mari bouillait. Il me disait: "Comment veux-tu qu'il s'en aille alors que tu le gâtes ainsi" . J'avouais qu'il avait raison, mais en fait je trouvais sympa d'avoir un animal de compagnie.

Le pigeon voyageur (suite)

Mais les choses se sont gâtées quand d'autres animaux ont commencé à venir partager son repas. Tant que ce n'était que des moineaux, des merles, des  pigeons, des pinsons, etc.,.cela m'a été égal. Mais un beau jour que vois-je ? (En haut à gauche sur la photo)

Oui, vous avez bien vu: UNE SOURIS. Mignonne comme tout d'ailleurs. On aurait dit "Jerry" du dessin animé "Tom og Jerry".

Le pigeon voyageur (suite)
Le pigeon voyageur (suite)

C'en a été trop pour mon mari qui m'a dit que j'allais attirer des rats et que je devais contacter au plus vite le propriétaire de ce pigeon ou l'association locale de colombophiles de la ville voisine. Autant j'avais de la sympathie pour cette petite souris - même si je me disais que c'était peut-être elle qui avait squatté la maison cet hiver - autant l'idée de voir le jardin envahi par une horde de rats m'a tellement terrorisée que j'ai tout de suite pris le téléphone.

J'ai réussi à joindre le président de l'assocation de colombophiles de la ville voisine qui m'a dit que je n'avais qu'à cesser de le nourrir et que quand il aurait bien faim, il rentrerait chez lui. 

Un long jeûne, qui a été aussi pénible pour lui que pour moi, a commencé. Il venait mendier et je l'avais toujours dans les pattes. Le matin, la faim devait le réveiller vers 5 heures et il marchait de long en large sur le toit, m'empêchant de me rendormir. Et puis, lui qui avait toujours été silencieux, s'était mieux à émettre une sorte de roucoulement, qui me tapait sur les nerfs. C'était un son sourd et répétitif accompagné d'un gonflement menacant du jabot et un mouvement irascible de la tête en arrière, qui commencait à me le rendre antipathique.

Mais souvent au contraire, j'avais pitié de lui. J'avais surtout honte quand il nous regardait nous empiffrer sous ses yeux de l'autre côté de la vitre. Pour pouvoir continuer à manger malgré ma mauvaise conscience, j'étais obligée de baisser les stores vénitiens au grand dam de mon mari qui en avait assez d'être tyrannisé par un pigeon.

Le monsieur m'avait non seulement dit de ne plus lui donner à manger, il m'avait aussi dit de le chasser. Mais ce sacré pigeon s'en fichait de mes mouvements de bras et de mes "Rentre chez toi". Parfois il s'envolait mais c'était comme si j'avais lancé un boomerang. Il revenait toujours vers moi.

Un jour j'ai cru pouvoir le déloger du toit en ouvrant et fermant un grand parapluie sous son nez. Il est resté immobile et incrédule ayant l'air de se dire: "Mais qu'est-ce qu'il lui prend? Elle a complètement pété les plombs, la vieille!"

Alors j'ai essayé de le piéger avec la grande cage-mangeoire. Je me disais qu'il devait avoir très faim à force, qu'il allait y  entrer et que je n'aurais qu'à refermer le couvercle. Il a effectivement été attiré, mais il a mangé les graines en passant son cou à travers les barreaux.

Le pigeon voyageur (suite)

Après avoir pris la précaution de mettre de gros gants de jardinier en cuir, j'ai essayé de l'attraper par derrière, me disant que trop occupé à manger il ne n'apercevrait de rien, mais il avait une trop bonne vision latérale pour se laisser avoir. .

Changeant de tactique, je me suis dit que je pourrais mettre le couvercle sur lui. pendant qu'il marchait tranquillement sur la pelouse. Le spectacle devait valoir son pesant d'or: le pigeon se dandinant tranquillement avec, derrière lui, moi armée de mon couvercle et marchant aussi à petits pas comme un canard. Bref ca a raté.

Alors j'ai eu l'idée d'utiliser le couvercle comme un piège. Je l'ai tenu en biais après avoir mis dessous quelques cacahuètes et j'ai pris mon ton le plus alléchant pour lui dire: "Viens. j'ai des cacahuètes pour toi". Il a réagi tout de suie et est arrivé aussi vite qu'il le pouvait. Le reste a été un jeu d'enfant. J'ai reposé le couvercle. Habitué à être transporté dans des paniers en osier, il n'a pas protesté. J'ai même eu l'impression qu'il en avait assez de sa vie de SDF et qu'il était content d'avoir enfin un toit. Comme le soleil tapait, je suis allée chercher un parasol et j'ai glissé sous le couvercle une coupelle avec de l'eau. J'ai pris aussi la précaution de l'empêcher de s'envoler en mettant un pavé de chaque côté.

Le pigeon voyageur (suite)

J'avais peine à croire que j'avais réussi. Heureusement un petit bout de queue qui dépassait me prouvait qu'il était bien à l'intérieur.

Le pigeon voyageur (suite)

J'ai immédiatement téléphoné au président de l'association colombophile de la ville voisine, car il m'avait dit qu'il viendrait le chercher, si je réussissais à l'attraper. Il a tenu parole et, une demi-heure plus tard, le pigeon, qui avait l'air satisfait de la situation, se trouvait dans ses mains, au grand soulagement de mon mari.

Le pigeon voyageur (suite)

J'ai aussi  téléphoné au propriétaire pour le mettre au courant. Il a été très content car il devait y avoir une nouvelle course quelques jours plus tard et ses pigeons allaient partir pour l'Allemagne en camion.

Mon mari, qui est plutôt du genre pessimiste m'a dit: "Tu as sûrement fait tout cela pour rien, car je pense qu'il va faire une nouvelle escale ici au retour". J'ai alors téléphoné à nouveau au propriétaire en lui faisant part des appréhensions de mon mari. Il a reconnu: "Je pense qu'il a raison. Je ne l'enverrai pas en Allemagne. La prochaine fois je l'enverrai en Suède". Mais est-ce que cette précaution suffira ? A vol d'oiseau, la Suède n'est pas si loin ....

 

FIN                 (enfin j'espère...)

Publié dans OISEAUX

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Le pigeon voyageur qui ne voulait pas rentrer chez lui

Publié le par Françoise Andersen

Il y a bientôt deux semaines, j'ai remarqué  sur la pelouse, un pigeon qui ne ressemblait pas à ceux qui viennent d'habitude dans le jardin. 

Le pigeon voyageur qui ne voulait pas rentrer chez lui

Quand je suis sortie pour le voir de plus près, j'ai remarqué qu'il était bagué et que c'était donc sûrement un pigeon voyageur. J'ai essayé de voir ce qu'il y avait marqué, mais il y avait beaucoup de chiffres et je n'ai pas pu tout voir. Comme je savais qu'on pouvait permettre au propriétaire de récupérer son oiseau si on avait tous ces chiffres, j'ai pris plusieurs photos avec le zoom et sous plusieurs angles. A force de persévérance, j'ai fini par avoir tous les renseignements. Il s'agissait du pigeon DAN 100-2013-0247. C'était bien trop long, alors je lui ai donné un diminutif "47".

Le pigeon voyageur qui ne voulait pas rentrer chez lui

Je me suis dit que son "GPS" était sûrement en panne et comme je voulais l'aider à retrouver son maître, j'ai téléphoné à l'association de colombophiles danois dont j'avais trouvé le numéro sur le Net. Je suis malheureusement tombée sur un répondeur. Le 5 juin est férié au Danemark. C'est "le jour de la Constitution". Comme ca tombait cette année un vendredi, les bureaux n'ouvraient à nouveau que le lundi. Il m'a donc fallu attendre quelques jours avant de pouvoir contacter son maître et de le rassurer.

En attendant j'ai continué à donner à boire et à manger à "47" . Une fois repu il s'installait sur le toit de la maison. ou bien sur une poutre au-dessus de la terrasse Je m'attendais à tout moment qu'une fois reposé il reprenne sa course et retrouve son colombier. Je savais qu'il était danois puisque le code DAN signifie Danemark, mais il pouvait venir de n'importe quelle partie du Danemark. J'ai fait des recherches sur Internet et j'ai appris qu'un pigeon voyageur peut faire jusqu'à 800 km en une seule journée. Pas étonnant que "47" ait l'air un peu fatigué.

Le lundi matin j'ai tout de suite téléphoné à l'association et en donnant ses références j'ai appris que son propriétaire habitait à une centaine de km de chez nous. Je lui ai immédiatement téléphoné. Il m'a dit que ce pigeon avait participé à une course dont le point de départ était le Sud de l'Allemagne. Tous ses pigeons étaient rentrés, sauf lui. Il m'a appris que cela arrivait qu'un pigeon ait besoin de se reposer pendant quelques jours. Il m'a assuré que quand il serait assez en forme il repartirait. C'était juste une question de jours. S'il ne rentrait pas, il viendrait le chercher.

Mais cela fait maintenant une dizaine de jours qu'il est là et qu'il s'incruste. Quand je sors sur la terrasse avec les graines, il se précipite vers moi comme une poule qui va chercher sa pitance auprès de la fermière. Et son maître semble se désintéresser de lui. Un pigeon voyageur avec un GPS en panne n'a sans doute plus d'intérêt pour lui.

Au début mon mari a trouvé comme moi que c'était amusant et il a supporté la présence de ce pigeon SDF pensant que c'était juste une question de jours, Mais il a fini par être agacé par les saletés qu'il faisait sur la terrasse. Un jour j'ai même eu la malchance de me trouver sous lui et il m'a fait caca dessus.

Mon mari m'a dit: "Si tu arrêtes de le nourrir, il s'en ira". J'ai tenu bon toute la journée.Il venait mendier devant la porte-fenêtre. Il montait même la marche et si j'avais ouvert, je suis sure qu'il se serait engouffré dans la pièce. Il avait l'air très en colère. Il faisait des mouvements verticaux avec sa tête et son cou en me lancant des regards furibonds. Il grattait la terre avec son bec comme pour me dire: "Tu vois à quoi j'en suis réduit".

Mon mari me disait: "Tiens bon, il va partir". Mais le soir est venu et il s'est mis à pleuvoir des cordes. Il est resté toute la nuit sur une poutre au-dessus de la terrasse dégoulinant d'eau, alors qu'il aurait très bien pu se mettre à l'abri sous un buisson. J'avais l'impression que c'était pour m'embêter ! Et son regard me poursuivait. J'ai repensé à ces vers de Victor Hugo: "L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn". Je vous assure qu'il me donnait mauvaise conscience. J'avais l'impression que St-Exupéry me soufflait à l'oreille "Tu es responsable de ton pigeon". C'est vrai qu'au début j'avais esssayé de l'apprivoiser.

Le lendemain il n'était plus là. Mon mari a triomphé: "Tu vois que j'avais raison. Le monsieur va sûrement te téléphoner bientôt pour te dire, comme il te l'a promis, qu'il est arrivé ". Je me sentais à la fois débarrassée et un peu triste, car je m'étais quand même attachée un peu à lui.

Mais le bonheur de mon mari a été de courte durée. "47" s'était simplement perché ailleurs et il a atterri à nouveau à mes pieds en levant un regard implorant vers moi. Enfin c'est ce que je me suis imaginé, car dans son regard il n'y a pas la moindre lueur d'intelligence.

Puisque cela n'avait servi à rien de le laisser sans nourriture pendant 48 heures, je n'ai pas voulu qu'il meure de faim et j'ai recommencé à le nourrir. Il a l'air attaché à moi, mais je ne me fais pas d'illusions: je suis juste pour lui un distributeur de graines. En fait rien ne nous lie à part le fait qu'il a besoin de moi. Mais comme le dit Émile Ajar alias Romain Gary: "On a toujours besoin de quelqu'un qui a besoin de vous"

Le pigeon voyageur qui ne voulait pas rentrer chez lui

Publié dans OISEAUX

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Le héron couvée 2015 SUITE L'union fait la force

Publié le par Françoise Andersen

J'ai du mal à croire le calendrier qui me dit que nous ne sommes qu'à la fin avril, car que le temps est vraiment estival. Ne désespérant pas de faire de meilleures photos de "mon" héron du parc d'Amphion, j'ai donc entrepris hier un nouveau safari-photo.

On se serait vraiment cru en été en arrivant sur la plage. Il y avait même quelques gamins grelottant sous des serviettes-éponges, qui avaient apparemment eu le courage d'aller se baigner dans l'eau du lac, qui devait être vraiment glaciale.

Le héron couvée 2015    SUITE   L'union fait la force

Quand je suis arrivée plus loin, près du grand arbre où loge "mon héron" au calme, j'ai tout de suite remarqué qu'un oiseau de proie tournoyait à nouveau autour de l'arbre. J'ai braqué mon appareil sur la cime, sans grande conviction, car je me disais que ce héron avait dû fuir comme la dernière fois, à cause du rapace. A ma grande surprise, je l'ai trouvé qui était tranquillement, soit en train de s'arranger les plumes, soit en train de nourrir des petits qui seraient déjà nés. Mais cela me semble un peu tôt car, il a l'habitude de couver en avril. 

Le héron couvée 2015    SUITE   L'union fait la force

Il semblait, contrairement à la dernière fois, indifférent à la présence du rapace.

J'ai compris la cause de ce courage soudain, quand je me suis aperçue qu'il avait maintenant un voisin: un autre héron dont le nid n'était pas très loin du sien. On aperçoit sa tête blanche à gauche.

Le héron couvée 2015    SUITE   L'union fait la force

J'ai envié leur bonne entente, en la comparant à l'atmosphère qui règne dans notre petite copropriété. Décidément les animaux valent mieux que les humains !

Quand le rapace s'est rapproché, les deux hérons ont protesté en poussant des croassements très intimidants et en claquant du bec dans sa direction. Leur ennemi commun s'est enfui illico. Il n'ose apparemment pas attaquer deux nids à la fois.

Cela prouve une nouvelle fois que l'union fait la force.

 

Publié dans OISEAUX, HÉRON

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Le héron d'Amphion, couvée 2015

Publié le par Françoise Andersen

Il y a un an, j'avais eu la chance de photographier un héron dans son nid au sommet d'un des grands arbres du parc de la plage d'Amphion-les-Bains.

Nous sommes retournés à Amphion la semaine dernière et le héron était dans nid, à la même place que l'an dernier.

Le héron d'Amphion, couvée 2015

Mais j'avais juste eu le temps d'apercevoir sa tête, et il s'était vite caché. J'en ai compris la raison en voyant un rapace tournoyer au-dessus de l'arbre.

Comme j'étais frustrée de n'avoir pu faire les belles photos que j'espérais, nous y sommes retournés hier.

Le héron d'Amphion, couvée 2015

J'ai eu beau scruter la cîme des arbres, pas de trace de héron. En revanche plusieurs rapaces tournoyaient dans le ciel. Quand ils se sont éloignés, j'ai vu le héron arriver, mais il a eu une conduite étrange. Il tournoyait autour de "son" arbre, mais sans se poser.

Le héron d'Amphion, couvée 2015

J'avais l'impression qu'il avait peur d'indiquer aux rapaces où se trouvait son nid. Il a fini par s'éloigner de l'arbre en direction du lac.

Je pensais que c'était la fin de ce safari photo infructueux mais, alors que nous nous promenions ensuite le long du lac, je l'ai vu qui montait la garde au bout de la jetée d'un petit port privé. J'ai pu alors lui tirer le portrait à ma guise

Le héron d'Amphion, couvée 2015
Le héron d'Amphion, couvée 2015

C'est amusant de voir comme il change d'allure suivant qu'il sort son cou ou le rentre.

Malheureusement l'arrivée de deux kajaks a interrompu la séance photo. Le héron s'est envolé et je ne l'ai plus revu.

Le héron d'Amphion, couvée 2015

J'espère que j'aurai plus de chance la prochaine fois. Normalement il couve en avril pendant environ 3 semaines et ensuite il nourrit ses petits, donc il y a encore de belles photos en perspective. A condition que le nid ne soit pas attaqué entre temps par de méchants rapaces.

 

A suivre...

Publié dans OISEAUX, HÉRON

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Le chien handicapé

Publié le par Françoise Andersen

Nous étions allés nous promener dans le parc de la plage d'Amphion pour essayer de photographier un héron dans son nid en haut d'un grand arbre, quand j'ai cru tout à coup voir un loup au bord du lac. Il avait des yeux clairs et son pelage ressemblait plus à celui d'un loup qu'à celui d'un berger allemand.

Le chien handicapé

De retour à la maison, j'ai cherché des images de loup sur Internet et avouez que la ressemblance est frappante.

Loup

Loup

Peut-être s'agissait-il d'un croisement entre un chien et un loup ? Cela m'a fait penser à l'histoire du "loup-chien".

A part le fait qu'il ressemblait à un loup, je n'avais rien remarqué d'anormal. Il était assis sur la pelouse devant le lac et semblait très intéressé par ce qui se passait dans une barque de pêcheurs.

 

J'ai donc moi-même porté mon regard sur cette barque. Elle était immobile et il m'a semblé qu'au lieu de pêcher, ses occupants étaient occupés à s'embrasser. Comme j'ai toujours trop d'imagination je me suis imaginé une liaison extra-conjugale dans un lieu original. Peut-être qu'il s'agissait plus de "pécheurs" que de "pêcheurs". Comme quoi un accent peut parfois faire toute la différence ! Peut-être qu'en cliquant pour agrandir la photo vous me donnerez raison ?

Le chien handicapé

J'en étais là de mes réflexions quand la propriétaire du chien a avancé une sorte de petite charrette. Elle a harnaché le chien qui a eu du mal à se mettre sur ses pattes. C'est seulement à ce moment que j'ai vu que la pauvre bête avait tout l'arrière-train paralysé et que ses jambes arrière pendaient lamentablement. Mais il semblait quand même heureux et il est parti tout guilleret se promener le long du lac. Il a de la chance d'avoir une maîtresse qui lui permette de bien vivre son handicap.

Le chien handicapé

Publié dans CHIENS

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La mésange qui réclame à boire

Publié le par Françoise Andersen

Des petites mésanges bleues viennent tous les matins grignoter les cacahouètes que je mets à leur intention sur le balcon. Je peux les admirer tout en écrivant sur mon ordinateur qui est près de la porte-fenêtre.

La mésange qui réclame à boire

L'eau étant aussi importante pour elles que la nourriture, je leur en mets dans une soucoupe. Quand il y a du soleil, cette eau s'évapore dans le courant de la journée et si j'ai oublié d'en remettre le lendemain matin, une petite mésange vient régulièrement s'agripper en bas de la vitre de la porte du balcon et me fait comprendre que le service laisse vraiement à désirer. Elle hoche la tête vigoureusement d'un air courroucé. Il ne me reste plus qu'à me lever et à remplir la soucoupe.

 

Depuis plusieurs jours j'essaie de la photographier, me disant  que sinon vous n'alliez pas me croire. J'ai enfin réussi aujourd'hui, mais je n'ai pas eu le temps d'activer le zoom et elle est si petite que c'est difficile de la voir, en bas, à gauche.

La mésange qui réclame à boire

Une fois l'eau servie, il ne se passe pas longtemps avant qu'elle vienne boire. Depuis quelques jours j'essayais en vain de la photographier pendant qu'elle buvait, mais le geste que je faisais en prenant l'appareil lui faisait peur et elle s'envolait. Aujourd'hui j'ai pris mon appareil avec des ruses de Sioux et j'ai enfin réussi.

La mésange qui réclame à boire

OCes mésanges n'aiment pas tellement les boules de graisse et de graines. Elles préfèrent de beaucoup les cacahouètes. Alors quand il n'y en a plus, elles viennent aussi en réclamer. Si nous sommes en train de manger dans la cuisine, c'est sur le rebord de la fenêtre qu'elles viennent me rappeler à l'ordre. Si je ne réagis pas, elles vont jusqu'à donner des coups de bec dans la vitre pour attirer mon attention.

 

Il ne s'agit pas d'un cas isolé: quand nous habitions en appartement dans la banlieue de Copenhague, nous avions une porte-fenêtre avec des jardinières de fleurs. Un jour, ayant pris en pitié un jeune merle dont la maman ne s'occupait plus et qui semblait chercher vainement de la nourriture en bas sur la pelouse, devant l'immeuble, j'avais commencé à mettre à son intention des graines de tournesols parmi les fleurs. Il les avait vite trouvées. Quand il n'y en avait plus, il donnait de grands coups de becs dans la vitre. J'avais même peur qu'il la casse. Lui aussi me regardait d'un air furibond si j'oubliais de le nourrir. Je ne comprends pas qu'il y ait tant d'intelligence dans de si petits cerveaux !

Publié dans OISEAUX, MÉSANGE

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Traumatisme crânien

Publié le par Françoise Andersen

J'étais en train d'écrire sur l'ordinateur près de la fenêtre, quand un bruit sourd mais violent m'a fait sursauter. J'ai tout de suite compris qu'un oiseau venait de voler droit dans la vitre. Cela arrive fréquemment au Danemark  (voir l'article "Le reflet dans la vitre)

C'était la première fois que cela arrivait à Thonon, au 3ème étage. Je n'osais pas sortir sur la balcon dans la crainte du triste spectacle qui m'y attendait. Mais il fallait bien que je prenne mon courage à deux mains. Il s'agissait d'assistance à oiseau en danger et il m'est déjà arrivé de sauver des oiseaux victimes de ce genre d'accident. Non, je ne leur faisais pas du bouche à bec, mais je mettais toujours une coupelle d'eau à leur portée (je sais, c'est peut-être bête, mais j'ai gardé l'habitude de ma mère quand j'étais petite: elle disait que si on avait eu peur, il fallait toujours boire après). Je restais aussi toujours auprès de l'oiseau évanoui, jusqu'à ce qu'il ait retrouvé ses esprits, afin qu'un vilain matou (il y en a parfois qui rôdent dans le jardin) ne vienne l'attaquer. Une fois j'ai même mis une goutte d'aquavit dans l'eau, me disant que cela allait le revigorer. Je n'ai jamais su ensuite si sa démarche hésitante était dû au choc ou bien à son taux d'alcoolémie.

 

Bref j'ai trouvé, sur le balcon, une pauvre petite mésange bleue aplatie comme une crèpe sur le ciment et parfaitement immobile. 

Traumatisme crânien

Pas le moindre frémissement pouvant laisser espérer qu'elle vivait encore. Je suis donc restée là à la regarder bêtement dans la plus grande impuissance.

 

Mais tout d'un coup il m'a semblé qu'une aile avait bougé et que le bec s'était un peu relevé. J'ai repris espoir.

Traumatisme crânien

Et le miracle s'est produit: en quelques secondes, elle s'est retrouvée sur ses pattes et est restée figée dans cette position. Comme je suis de la race des paparazzis sans scrupules, j'en ai profité pour faire une photo de très près. Elle semblait comme paralysée et n'a même pas cligné de l'oeil. J'avais honte d'augmenter encore son effroi, mais que ne ferais-je pas pour avoir un bon cliché !

Traumatisme crânien

Je suis allée illico annoncer la bonne nouvelle à mon mari et lui dire de venir la voir. Mais le temps qu'il arrive, elle s'était envolée me laissant juste en souvenir deux petits cacas.

Traumatisme crânien

Cela me prouvait en tout cas que ses fonctions intestinales étaient inaltérées.

Dommage qu'il y ait plusieurs mésanges dans le bouleau, sur la pelouse de l'immeuble, car je suis bien incapable de la reconnaître et je ne saurai jamais si elle s'est bien remise de son traumatisme crânien. Mais j'espère que cette histoire a eu une fin heureuse, qu'elle va bientôt faire son nid et avoir plein d'oisillons à qui elle apprendra, je l'espère, les dangers des vitres qui reflètent les arbres en face et donnent une fausse illusion d'espace

Publié dans OISEAUX, MÉSANGE

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Finalement il n'était pas transsexuel

Publié le par Françoise Andersen

Parmi les animaux sauvages qui passent dans notre jardin danois, les faisans sont ceux qu'on voit le plus régulièrement. Ils viennnent pratiquement tous les jours voir s'il n'y aurait pas quelques graines de tournesol à grignoter sous la mangeoire des petits oiseaux. 

 

Ce jour-là, quand j'en ai vu deux, j'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un couple. Mais cela m'a étonnée car, en général, le mâle vient seul et les poules faisanes restent soit groupées entre copines soit avec leurs petits. 

Finalement il n'était pas transsexuel
Finalement il n'était pas transsexuel

J'ai alors remarqué que l'animal que je pensais être une poule faisane avait des taches rouges sur la tête.

 

J'ai voulu prendre une photo mais la batterie de mon appareil était à plat. Ce n'est que quelques jours (ou peut-être même semaines) plus tard que je l'ai revue, mais ses plumes avaient poussé entre temps et s'étaient bien colorées. Elle ressemblait maintenant au mâle, mais elle avait toujours la même tête. Cette fois-ci j'ai pu prendre une photo et j'en  suis arrivée à la conclusion que cet hybride devait être un "faisan transsexuel". 

 

Finalement il n'était pas transsexuel
Finalement il n'était pas transsexuel

J'ai appelé mon mari pour lui montrer cette anomalie de la nature en disant: "Regarde un faisan transsexuel". Il a soupiré: "Qu'est-ce que tu es encore allée chercher !" Mais il a quand même reconnu que cet animal était très spécial.

 

Sur cette photo on voit bien que sa tête n'est pas la même que celle d'un faisan mâle.  C'est dommage que je n'aie pas pu prendre une photo quand son corps ressemblait encore à un corps de femelle.

Finalement il n'était pas transsexuel

Quand je voyais des bébés faisans qui ressemblaient tous à leur mère, je m'étonnais qu'elle n'ait toujours que des filles. Mais en réfléchissant, je me suis rendu compte à quel point mon histoire de faisan transsexuel était farfelue et j'ai compris que les bébés femelles et mâles étaient sûrement pareils au début et que ce n'était qu'à l'adolescence que les bébés mâles commençaient à ressembler aux mâles. Celui que j'avais vu n'était donc pas comme je l'avais imaginé un faisan transsexuel, mais tout simplement un jeune faisan et pleine puberté.

 

J'étais un peu déçue , m'étant imaginée que j'avais chez moi une espèce rare !

 

En revanche, il y a 3 ou 4 ans, j'ai eu la visite d'une espèce qui m'a semblé rare. J'ai tout de suite trouvé une explication "à la Françoise": Il s'agissait sûrement d'un croisement entre un faisan et un paon  ;)

 

Je n'ose pas aller voir les images de faisan sur Google, car j'ai peur que ce soit en fait une espèce connue et je ne voudrais pas être déçue une nouvelle fois. Avouez qu'il était beau mon faisan ! Je ne l'ai plus jamais revu.

Finalement il n'était pas transsexuel

Finalement j'ai voulu avoir la preuve que ce faisan était spécial et je suis allée voir sur Google les images de faisan. Qu'est-ce que j'ai été déçue !  Il y a plein d'espèces beaucoup plus originales. Bon, j'ai encore appris quelque chose aujourd'hui. Vous aussi, peut-être ?

Publié dans FAISAN

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