Les "kolonihaver" danois

Publié le par Françoise Andersen

Avant d'acheter, au bord de la Baltique, notre petit maison danoise en 1999 pour y passer l'été, et de séjourner en France le reste de l'année, nous avions déjà le même rythme de vie. En effet nous habitions en appartement dans la banlieue de Copenhague, mais de mai à septembre, si le temps le permettait, nous habitions "au jardin" dans notre petit cabanon, à 2 km de l'appartement.

 

Le terrain faisait 350 m2 et la maison environ 30 m2. Question confort ce n'était pas terrible. Les toilettes (chimiques) était à l'extérieur et la douche, qu'on ne voit pas sur la photo, en plein air, à droite, dans un coin entre la cuisine et la chambre, protégée par un rideau. Mais étant donné que l'appartement n'était pas loin, nous y allions pour relever le courrier, laver le linge et - s'il faisait froid - y prendre notre douche.

 

Mais d'autres personnes vivaient là, sans interruption, du 1er avril au 1er octobre. En dehors de cette période l'eau était coupée, les éboueurs ne passaient plus et il était interdit d'y habiter


 

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Dans les années 40, une usine qui se trouvait à l'endroit du lotissement actuel avait fermé. Les ouvriers avaient décidé de faire un emprunt commun, d'acheter le terrain en copropriété et de le diviser entre eux en parcelles.

 

Quand nous avons acheté notre parcelle, il y avait encore d'anciens ouvriers de l'usine et même si les gens étaient propriétaires au lieu de louer leur parcelle à la commune, comme c'est le cas pour les vrais "kolonihaver" (jardins ouvriers) le lotissement en avait l'aspect et fonctionnait de la même façon. Vous pourrez lire plus loin un article trouvé sur le Net et qui décrit les "kolonihaver". 

 

Contrairement aux jardins ouvriers français, c'est non seulement un endroit où l'on vient jardiner mais une sorte résidence résidence secondaire pour les citadins qui n'ont pas les moyens de s'acheter une "maison d'été" à la campagne ou au bord de la mer ou qui veulent avoir une oasis de verdure pas loin de leur appartement. 


J'aimais beaucoup l'atmosphère très conviviale qui régnait dans notre lotissement. On se parlait, on s'invitait à boire un verre. L'échelle des valeurs était assez spéciale: on était jugé  sur la manière dont on s'occupait de son jardin. Étaient respectés ceux qui avaient un jardin bien entretenu et très joli et l'opprobre s'abattait sur ceux qui par exemple ne tondait pas leur pelouse régulièrement. 

 

Et puis peu à peu les anciens ont disparu et le lotissement a éveillé la convoitise des "bobos". Les "kolonihaver" (qu'on loue à la commune) et les jardins en copropriété, comme le nôtre, sont devenus à la mode. L'ambiance est devenue beaucoup moins conviviale.

 

Nous avons vendu quand nous sommes partis pour la France et je ne sais pas comment c'est maintenant. Je pense que les vrais "kolonihaver" ont gardé leur âme. 


EXTRAIT D'UN ARTICLE TROUVÉ SUR LE NET:

http://www.easyvoyage.com/actualite/les-jardins-fleuris-de-copenhague-298

 

>>Autour de quelques bières, Arne, Kurt et Sven préparent dans la bonne humeur l'ouverture, le 1er avril, de la saison 2005 de "Anno Vennelyst 1892", le plus ancien carré de jardins ouvriers de Copenhague, situé près des vieux remparts de la capitale danoise. Le trio administre les 237 petits lopins de terre et cabanons de bois, appelés en danois "kolonihaver" construits en divers styles le long de ruelles romantiques, où l'on ne voit que des vélos, et où règne une atmosphère champêtre d'une autre époque. La tradition des "kolonihaver" remonte à 1884 lorsqu'un entrepreneur, Joergen Bertelsen, loue à Aalborg (nord) plus de 100.000 m2 de terrains communaux, qu'il partage en 85 parcelles. Mises en location, elles s'arrachent en un temps record par des citadins habitant des appartements exigus, qui rêvaient d'avoir leur coin de verdure. Depuis ces jardins sont devenus une part de la vie des travailleurs des villes. En 1904, il y avait jusqu'à 20.000 jardins ouvriers dans le pays, dont 6.000 à Copenhague. En 2005, leur nombre dépasse les 62.000. Dans les temps de crise et de chômage, les kolonihaver, ouverts du printemps à l'automne, ont constitué un complément précieux de nourriture et de revenus. "Ce n'est plus le cas, aujourd'hui. On cultive le jardin pour son plaisir, mais l'âme qui imprègne les lieux est la même" reconnaît Arne Liljekvist, la soixantaine, qui règne sur "Vennelyst" depuis 9 ans. "Tu ne peux pas vendre ton jardin ouvrier seul. C'est le conseil de l'association qui décide souverainement du prix et de l'acquéreur au vu de la liste d'attente de plus de 200 personnes", dit-il. Le succès est tel qu'"on a arrêté d'inscrire les gens pour un hypothétique achat, car personne ne déménage ici et on se transmet ce petit coin de verdure comme un héritage, de père au fils". Les jardins sont en train de perdre leur âme se lamentent certains face à l'arrivée de fils d'ouvriers embourgeoisés. "C'est devenu presque tendance d'avoir un kolonihave" constate Pernille Trandberg, auteur d'un livre sur ce sujet. Première condition pour y accéder: habiter dans un appartement et ne pas posséder de résidence secondaire ou de terrain. <<

Source AFP.

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mireille du sablon 23/04/2013 08:15


Merci beaucoup Françoise, je vais aller faire un tour sur ce site!


Bonne journée, bises de Mireille du Sablon

Françoise Andersen 24/04/2013 09:42



Tu sais c'était plutôt une plaisanterie. Je doute que tu trouves quelque chose de bien.  Je suppose qu'il s'agit d'affreuses masures, car on n'a pas grand chose aujourd'hui pour 33.000
euros.  



mireille du sablon 22/04/2013 18:49


Bonsoir Françoise, les petites maisons existent surtout au bord des étangs, pour les jardins ouvriers, ils sont décentralisés et à ma connaissance tenus "très secrets"! Bonne soirée, bises de
Mireille du Sablon

Françoise Andersen 22/04/2013 20:12



Je t'ai trouvé des maisons au bord d'un étang      :))



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Thérèse74 22/04/2013 11:20


Elle est charmante cette petite maisonnette, joliment décorée. Ca devait être bien agréable de se retrouver au milieu de toutes ces fleurs


Passes une bonne journée, espérons que le soleil se montre un peu aujourd'hui

Françoise Andersen 22/04/2013 18:18



J'avais l'impresson d'être en vacances. Le manque de confort donnait à notre séjour un aspect "camping".



mireille du sablon 22/04/2013 10:36


J'aimerais bien ce genre de petite maison mais elles sont devenues introuvables dans notre secteur!


Bonne journée, gros bisous de Mireille du Sablon

Françoise Andersen 22/04/2013 18:01



Par curiosité je siuis allée voir ce qu existait à Metz et j'ai vu qu'il y avait des "jardins familiaux". Je suppose que c'est ce qu'on appelait avant "jardins ouvriers" On ne peut pas y vivre,
c'est juste pour jardiner. Est-ce qu'il en existe aussi avec des petites maisons comme au Danemark ?



Alba 22/04/2013 10:26


Oh comme c' est mignon cette petite maisonnette au milieu des fleurs !


Bravo pour votre jardinage !

Françoise Andersen 22/04/2013 17:51



MON jardinage. Mon mari s'est toujours contenter d'admirer les fleurs.  :))