Mardi 29 mai 2012
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11:50
Aujourd'hui je vais faire un retour en arrière et commencer par notre voyage depuis Thonon jusqu'au petit lotissement au bord de la mer Baltique - au sud de l'île de Lolland- où nous avons
une petite maison de vacances
Nous sommes avons eu de grosses averses au départ mais ensuite le temps a été gris mais sec en Suisse. Nous prenons tous les ans le train "auto-couchettes" qui part de Lörrach, une petite ville
allemande proche de Bâle. Nous dormons en wagon-lit pendant que la voiture fait les 800 km jusqu'à Hambourg sur une des plateformes rattachées au train. A 8 h on nous apporte notre petit déjeuner
dans notre compartiment et à 9 h nous sommes à Hambourg. Il ne nous reste alors qu'environ 160 km d'autoroute avant d'arriver au ferry, au nord de l'Allemagne. Après une mini croisière de 45
minutes, nous arrivons dans le petit port de Rødby, qui est à 7 km de chez nous.
Le premier jour avait été pluvieux, mais nous sommes arrivés sous le soleil à Hambourg où il faisait déjà 25 degrés à 9 h du matin, alors qu'il faisait frais la veille au départ de
Thonon-les-Bains.
Il faisait aussi un temps magnifique en arrivant à notre petite maison dqnoise; où il y avait 25 à l'intérieur (26 à l'extérieur) alors que j'avais eu peur de me retrouver dans une
maison glaciale . En effet ces derniers jours le chuaffage avait été coupé dans l immeuble à Thonon et nous avions eu un peu froidl C'est vraiment paradoxal de devoir aller vers le Nord pour
avoir chaud ! Le climat est devenu fou.
Comme tous les ans,une maman étourneau a fait son nid sous le toit. J'entends le bruit des petites pattes des oisillons au-dessus du plafond. Je me demande comment elle peut entrer car il y a
juste une petite fente. J'ai d'ailleurs écrit une histoire là-dessus.
Je continuerai demain. J'ai trouvé ce moyen pratique pour communiquer avec tout le monde car j'ai de gros problèmes de connexion et de debit étant dans une zone tres peu peuplée et loin d
une antenne relais: Ainsi qvec un seul envoi; les personnes qui voudront avoir de mes nouvelles pourront aller sur mon blog Demain je mettrai des photos
Par Françoise Andersen
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Publié dans : Vacances au Danemark, été 2012
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Samedi 26 mai 2012
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09:49
Le Danemark a eu aussi son "Mai 68", qui a apporté de grands changements dans la société. A mon arrivée, en 1960, les rapports entre
les Danois étaient très protocolaires. Mais pratiquement du jour au lendemain, les moeurs ont changé, surtout dans les Universités, où
avait démarré le mouvement. Des "comités paritaires" composés de 50% de représentants d'étudiants et de 50% de représentants d'enseignants géraient désormais chaque institut dans les facultés et
le tutoiement s'était brusquement généralisé à tous les niveaux. Cela avait été très difficile pour moi au début. Je me rappelais le temps pourtant pas très lointain où, assise sur un banc d'un
amphi de la Sorbonne, j'avais un jour entendu un étudiant me demander: "Excusez-moi Mademoiselle, est-ce que cette place est libre?"
Le tutoiement a vite gagné toutes les couches de la société, même entre inconnus. Et puis quelques années plus tard
le gouvernement a essayé de rétablir le vouvoiement en interdisant le tutoiement dans l'Administration. Le vouvoiement a aussi fait sa réapparition dans les magasins. Il paraissait en effet
parfois anormal d'entendre une jeune vendeuse s'adresser à une cliente âgée en lui disant "Je trouve que ca te va très bien". Mais cela n'a apparemment pas pris, car encore aujourd'hui
quand on arrive par exemple à l'hôpital on vous demande: "Tu as ta carte de Sécurité sociale" et dans tous les magasins on vous dit "Je peux t'aider?"
Il en est de même partout ailleurs. Les habitants de notre lotissement me disent tous spontanément "tu" et en fait je
trouve que cela facilite beaucoup les relations entre les gens. J'ai d'ailleurs maintenant des problèmes en France car, après plus d'un demi siècle de vie au Danemark, j'ai tendance à tutoyer
aussi les gens en France, dès que je les connais un peu. J'ai même introduit le tutoiement dans notre petite copropriété parmi trois jeunes couples qui venaient d'emménager et
des liens amicaux de sont bien plus vite tissés entre eux et aussi avec moi.
Le tutoiement, au Danemark, reflète en fait le caractère très égalitaire de la société danoise. Le fait d'être comme les
autres, de ne pas se démarquer, de ne pas croire qu'on vaut plus que les autres fait partie intégrante de la nature danoise.
Quand je vivais toute l'année au Danemark je pensais souvent avec nostalgie à La France, mais j'ai réalisé, depuis que je
vis 7 mois en France, à quel point je suis devenue danoise et aime mon pays d'adoption
Par Françoise Andersen
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Vendredi 25 mai 2012
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18:45
Avant de regagner Thonon, l'an dernier nous avons laissé la clé de notre maison danoise à une voisine, qui s'appelle Kirsten et qui vit toute l'année dans ce lotissement de vacances..
Normalement, au Danemark, on n'a pas le droit d'utiliser une "maison d'été" comme résidence principale, mais il y a une exception pour les retraités qui possèdent leur maison
d'été depuis plus de 5 ans. Beaucoup de retraités, surtout ceux qui vivaient auparavant dans un appartement en ville en profitent pour venir vivre à la campagne.
Kirsten est venue de temps en temps cet hiver jeter un coup d'oeil pour s'assurer que tout était normal ( pas de souris, pas de visite de cambrioleur, etc.). Elle me faisait
ensuite un petit rapport de sa visite par mail.
Je lui avais dit à quelle heure nous allions arriver mardi et elle était passée juste avant, pour laisser , sur la table de la salle à manger, un magnfique bouquet de lilas de son jardin,
qui embaunait toute la pièce. Devant le bouquet il y avait une jolie carte de bienvenue, deux boissons bien fraîches et des gâteaux qu'elle venait de sortir du four et qui étaient encore tièdes.
Ce geste m'a beaucoup émue. Une attention aussi délicate vous réchauffe vraiment le coeur !
Par Françoise Andersen
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Jeudi 24 mai 2012
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10:51
Je n'arrive pas à créer une nouvelle catégorie, alors je vais me contenter de raconter mes vacances au jour le jour dans des articles quotidiens qui apparaîtront après les "histoires vraies"
Aujourd'hui je vais faire un retour en arrière et commencer par notre voyage depuis Thonon jusqu'au petit lotissement au bord de la mer Baltique - au sud de l'île de Lolland- où nous avons
une petite maison de vacances
Nous sommes avons eu de grosses averses au départ mais ensuite le temps a été gris mais sec en Suisse. Nous prenons tous les ans le train "auto-couchettes" qui part de Lörrach, une petite ville
allemande proche de Bâle. Nous dormons en wagon-lit pendant que la voiture fait les 800 km jusqu'à Hambourg sur une des plateformes rattachées au train. A 8 h on nous apporte notre petit déjeuner
dans notre compartiment et à 9 h nous sommes à Hambourg. Il ne nous reste alors qu'environ 160 km d'autoroute avant d'arriver au ferry, au nord de l'Allemagne. Après une mini croisière de 45
minutes, nous arrivons dans le petit port de Rødby, qui est à 7 km de chez nous.
Le premier jour avait été pluvieux, mais nous sommes arrivés sous le soleil à Hambourg où il faisait déjà 25 degrés à 9 h du matin, alors qu'il faisait frais la veille au départ de
Thonon-les-Bains.
Il faisait aussi un temps magnifique en arrivant à notre petite maison dqnoise; où il y avait 25 à l'intérieur (26 à l'extérieur) alors que j'avais eu peur de me retrouver dans une
maison glaciale . En effet ces derniers jours le chuaffage avait été coupé dans l immeuble à Thonon et nous avions eu un peu froidl C'est vraiment paradoxal de devoir aller vers le Nord pour
avoir chaud ! Le climat est devenu fou.
Comme tous les ans,une maman étourneau a fait son nid sous le toit. J'entends le bruit des petites pattes des oisillons au-dessus du plafond. Je me demande comment elle peut entrer car il y a
juste une petite fente. J'ai d'ailleurs écrit une histoire là-dessus.
Je continuerai demain. J'ai trouvé ce moyen pratique pour communiquer avec tout le monde car j'ai de gros problèmes de connexion et de debit étant dans une zone tres peu peuplée et loin d
une antenne relais: Ainsi qvec un seul envoi; les personnes qui voudront avoir de mes nouvelles pourront aller sur mon blog Demain je mettrai des photos
Par Françoise Andersen
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Lundi 6 février 2012
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09:43
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Le hérisson affectueux mais exigeant
L’été dernier, nos voisins d’en face recevaient chaque soir la visite d’un hérisson. Je le connaissais de vue, si je puis dire, car quand nous faisions
notre promenade du soir, je le voyais parfois sortir des champs et traverser la rue pour aller se nourrir chez eux.
Comme beaucoup de Danois, nos voisins passent juste trois mois dans leur “maison d’été” comme on dit en danois, et retournent, en septembre, vivre dans
leur résidence principale. Mais nous restons plus longtemps. Ce hérisson, qui était devenu un Sans Domicile Fixe, avait dû se dire que puisque tant d’animaux venaient se nourrir chez moi,
pourquoi pas lui. Je l’ai donc trouvé un soir sur la terrasse. Je savais que mes voisins lui donnaient du lait, alors j’en ai mis dans une coupelle que j’ai déposée devant lui.
Il n’a pas tardé à le laper avidement. J’ai entendu dire que ce n’est pas bon pour l’intestin des hérissons, qu’il faut juste leur donner de l’eau, mais les
gens qui disent ça ne leur ont pas demandé leur avis. Ils préfèrent en effet le lait et ils le supportent très bien. Quand j’habitais la banlieue de Copenhague, j’en ai même eu qui
adoraient le yaourt aux fraises.
Ce hérisson a donc pris l’habitude de venir boire son lait le soir ou plus souvent la nuit. Je pense qu’il ramenait des copains avec lui car, le matin,
j’étais obligée de ramasser plein de petits cacas noirs, qui ne pouvaient pas tous provenir de lui.
Un soir, j’entends tout à coup une sorte de “toc toc” sur la terrasse. Je vais voir d’où ça vient et je vois mon hérisson qui tenait la petite coupe en
plastique dans sa gueule et qui la cognait contre le sol, comme s’il était très mécontent qu’elle soit vide. C’était apparemment sa façon d’attirer mon attention. Quand je suis arrivée
avec ma bouteille de lait, il a levé son nez vers moi et est resté là à attendre. J’ai versé le lait et je lui ai éclaboussé le museau, mais ça n’a pas du tout eu l’air de le gêner. Dès
que la coupe a été pleine, il s’est mis à boire.
Il semblait vraiment apprivoisé. J’ai voulu savoir à quel point. Je me suis donc accroupie devant lui et j’ai avancé tout doucement ma main. Bien repu, il
ne bougeait pas. Je pensais qu’il allait finir par fuir, mais il m’observait calmement. Je l’ai caressé doucement sous le cou. Il semblait vraiment apprécier ça. J’étais étonnée qu’un
hérisson soit si doux en-dessous. Quand j’ai raconté la scène le lendemain à une amie, elle m’a dit : « Mais il ne faut pas s’approcher, ils sont plein de puces ! ».
Apparemment, c’était des puces à hérissons que je n’intéressais pas. Mais j’ai quand même préféré être prudente et je ne l’ai plus touché. Mais j’ai continué à le nourrir et il a continué
à râler, en cognant sa coupe pour réclamer son lait, chaque fois que je l’avais oublié.
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Par Françoise Andersen
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